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REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2026

23 septembre 2026
dans Revue de presse
La rédactionPar La rédaction
Revue du lundi 07 septembre

Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que, ce mardi 22 septembre 2026, à la Cité de l’Union Africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décoré les joueurs et le staff technique des Léopards seniors A. Au total, trente-et-un footballeurs et huit membres du staff, incluant le ministre des Sports, ont été admis au grade de « Chevalier » dans l’Ordre National du Léopard pour célébrer leur parcours exceptionnel à la Coupe du Monde 2026. Le Chef de l’État a salué le retour de la RD Congo sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle : « Cinquante-deux ans se sont écoulés entre notre participation au Mondial de 1974 et notre retour à la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Chers Léopards, vous avez réuni ces générations dans une même émotion. » Ce parcours a suscité une immense ferveur nationale, unissant tous les Congolais, y compris « nos compatriotes de l’Est éprouvés par la violence, le déplacement et la séparation des familles. Leur place est entière dans cette joie nationale », a déclaré le Chef de l’État. SÉNAT DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Sénat informe, de manière officielle, que la Conférence des Présidents du Sénat a approuvé ce lundi 21 septembre 2026, le projet de calendrier de la session ordinaire de septembre en cours. En plus du projet de Loi de finances de l’exercice 2027, principale matière de cette session, la grille reprend cinq nouveaux sujets pour les Commissions permanentes. Notamment, « la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RD Congo ». Cette loi, déjà votée au cours de la session extraordinaire de juin dernier, a été renvoyée au Parlement, par le Président de la République, pour une seconde lecture. Par ailleurs, sept arriérés législatifs figurent sur le projet de chronogramme de la présente session de septembre, approuvé ce lundi par la Conférence des présidents de la Chambre haute du Parlement. En liminaire des échanges, l’honorable président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, en même temps président de la Conférence des Présidents, a rappelé le contexte politique dans lequel se tient cette session de septembre, essentiellement budgétaire. Comme dans son discours d’ouverture de ladite session, le mardi 15 du mois en cours, le numéro 1 de la Chambre Haute du Parlement avait fait remarquer à ses collègues, que le Dialogue national annoncé par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi constituait le principal sujet d’actualité du pays, marquant ainsi l’environnement politique de l’heure. Compte tenu de cette donne politique, le Président du Sénat a exhorté ses collègues sénateurs à plus de disponibilité et d’assiduité aux travaux qui vont bientôt commencer.ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale informe avoir adopté le calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre présenté et harmonisé le week-end à la Conférence des Présidents. L’adoption de ce calendrier est intervenue ce lundi 21 septembre 2026, au cours de la première séance plénière de cette session, présidée par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara. Réunis en présence de tous les membres du Bureau, les élus du Peuple ont examiné, rubrique par rubrique, le projet de calendrier présenté par le Rapporteur de l’Assemblée nationale, l’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli. Après échanges et observations, le document a été adopté à la majorité absolue. Le calendrier prévoit notamment l’examen de cinq matières non législatives, ainsi que plusieurs matières législatives réparties entre les arriérés et les nouvelles matières. Les arriérés législatifs comptent 60 textes, tandis que 42 nouvelles matières sont inscrites au programme de cette session. Au cours de l’examen, certaines observations ont porté sur l’affectation de projets de loi aux commissions permanentes. Plusieurs textes ont ainsi été réorientés vers les commissions compétentes. C’est notamment le cas du projet de loi fixant le statut des anciens combattants en République démocratique du Congo, confié à la commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ). La plénière a également été saisie d’une correspondance du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sollicitant une nouvelle délibération de la loi portant organisation du référendum. À la demande du Président de l’Assemblée Nationale, cette correspondance a été lue en séance. Avec l’adoption de ce calendrier, l’Assemblée nationale dispose désormais de sa feuille de route pour la session ordinaire de septembre 2026. Les Députés sont appelés à poursuivre l’examen des textes législatifs en attente et à traiter les nouvelles matières inscrites au programme. En ouverture de la séance, l’Assemblée Nationale a observé une minute de silence, à la demande du Président de l’Assemblée Nationale, en mémoire des membres du cabinet du Premier Vice-Président, Jean-Claude Tshilumbayi Musau et autres victimes de l’incendie survenu le 04 septembre 2026 dans la salle de fête Panacée.PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Primature informe que, Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa-Tuluka, est arrivée à New York pour prendre part à la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, où elle représente la République Démocratique du Congo. Dès son arrivée, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, est directement entrée dans le vif du sujet, avec une séance de travail et de briefing réunissant les différentes équipes mobilisées sur place, notamment celles du Ministère des Affaires étrangères, de la Mission permanente de la RD Congo auprès des Nations-Unies et de l’Ambassade de la RD Congo aux États-Unis, afin de passer en revue les principaux enjeux et échéances de ladite session. Sa mission sera notamment consacrée : – à la paix et la sécurité, avec un accent particulier sur la situation dans l’Est de la RD Congo ; – à la riposte contre Ebola et le renforcement des partenariats sanitaires ; – aux enjeux climatiques et environnementaux, notamment la valorisation du bassin du Congo ; à la promotion des investissements en RD Congo, avec des échanges prévus avec plus de 450 représentants d’entreprises ainsi que des rencontres bilatérales et multilatérales avec plusieurs dirigeants et responsables d’organisations internationales. Le 23 septembre 2026, Madame la Première Ministre prendra la parole à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies, où elle portera la voix de la République démocratique du Congo devant la communauté internationale.LA PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE informe, par ailleurs, sur son compte X (ex-Twitter) que, ce 22 septembre 2026, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, participe à New York à l’ouverture du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, grand rendez-vous annuel réunissant les dirigeants du monde autour des principaux enjeux internationaux. Cette première journée est marquée par les interventions de plusieurs dirigeants à la tribune des Nations Unies, notamment celle du Président des États-Unis, Donald Trump. Les échanges de la semaine porteront sur les grands défis qui mobilisent la communauté internationale, notamment les questions de paix et de sécurité, de développement, de coopération internationale et de gouvernance des nouvelles technologies. La participation de Madame la Première Ministre s’inscrit dans une séquence diplomatique majeure pour la RD Congo, avant sa prise de parole à la tribune de l’Assemblée générale prévue le 23 septembre, où elle portera la voix de la RD Congo devant la communauté internationale.PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE informe également sur son compte X (ex-Twitter) qu’en marge de sa participation à la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, accompagnée de Madame la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et du Représentant permanent de la RD Congo auprès des Nations-Unies, l’Ambassadeur Zénon Mukongo, a pris part à un déjeuner de travail avec le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères de Belgique, Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidité des relations entre la RD Congo et la Belgique, avec un accent particulier sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et les efforts diplomatiques en faveur d’une paix durable. Les principaux points qui ont été abordés étant : – la sécurité et la paix : un accent particulier a été mis sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo et les efforts diplomatiques en cours, notamment l’Accord de Washington et le processus de Doha ; – la souveraineté à travers le soutien aux efforts favorisant le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RD Congo a été réitéré, de même que l’appui au retrait des forces rwandaises du territoire congolais ; – la coopération économique : les deux délégations ont affirmé leur engagement à consolider les partenariats économiques et les liens historiques unissant les deux nations. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique diplomatique portée par Madame la Première Ministre à New York en faveur du retour d’une paix durable dans l’Est de la RD Congo.MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COOPÉRATION INTERNATIONALE, FRANCOPHONIE ET DIASPORA CONGOLAISE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État informe qu’en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, Madame Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, a pris part à l’événement de haut niveau « Promouvoir l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité dans les processus de paix dans la région des Grands Lacs ». Cette rencontre de haut niveau vise notamment à réaffirmer le soutien à une solution politique à la crise dans l’Est de la RD Congo, à promouvoir la participation pleine et significative des femmes aux processus de paix et à formuler des recommandations concrètes pour renforcer leur place dans les négociations, les mécanismes de suivi des cessez-le-feu et la mise en œuvre des accords de paix. Elle a notamment réuni S.M. la Reine Mathilde de Belgique, Défenseure des Objectifs de développement durable des Nations Unies, Mme Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale de l’ONU, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union Africaine, S.E. Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, ainsi que de hauts représentants de l’ONU, de l’UA, de l’UE, de la MONUSCO, d’ONU Femmes et de la CIRGL.MINISTÈRE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES ET DE L’ÉLECTRICITÉ : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère informe qu’une avancée majeure vient d’être réalisée dans la gouvernance du secteur de l’électricité en RD Congo grâce à l’élaboration d’une cartographie nationale des sites hydroélectriques. Cette initiative a permis d’identifier 3 349 sites, représentant un potentiel estimé à 167’200 MW. Le Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a procédé, ce lundi 21 septembre 2026, au lancement officiel du portail HYDRO-RDC, accessible à l’adresse suivante : hydro-rdc.gouv.cd . Cette plateforme permet de consulter, de visualiser et de rechercher des données actualisées relatives au secteur de l’hydroélectricité. Elle constitue ainsi un outil stratégique destiné à orienter les actions des acteurs publics et privés engagés dans le développement du secteur de l’électricité en RD Congo. Cette réalisation matérialise l’une des innovations prévues par l’ordonnance-loi n° 25/025 du 5 février 2025 relative au secteur de l’électricité (Veuillez activer le lien ci-dessous pour prendre connaissance de l’intégrité de l’Arrêté Ministériel N*CAB-M/RHE/ASM/257/2026 du 16 septembre 2026 portant cartographie des sites hydroélectriques en RD Congo : https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:US:7e7cf085-7730-4656-a879-d5b1c946e100).MINISTÈRE DU COMMERCE EXTÉRIEUR : Sur son compte X (ex-Twitter) le Ministère informe de la tenue d’une réunion technique ce mardi 22 septembre 2026 à Kinshasa entre le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, et la nouvelle Ambassadrice britannique accréditée en RD Congo, Zoë Ware. Celle-ci a annoncé l’accréditation de la Chambre de commerce du Royaume-Uni en RD Congo. Il a été question, lors de cette réunion, de l’opérationnalisation du partenariat commercial Royaume-Uni-République Démocratique du Congo, lancé depuis novembre 2025, avec 99,8 % des produits « made in DRC » exemptés de droits de douane sur le marché britannique. Les deux États s’engagent à signer un mémorandum d’entente relatif à la formation des producteurs et exportateurs congolais sur les normes sanitaires et phytosanitaires par le British Standards Institution, à l’appui aux producteurs locaux et à la digitalisation des postes frontaliers à arrêt unique. Un délai d’une semaine a été accordé à l’équipe mixte d’experts pour finaliser ce mémorandum d’entente, qui va contribuer à booster le volume des échanges commerciaux entre ces deux pays et les investissements. Au cours de cette rencontre, la diplomate britannique a rassuré le Gouvernement congolais que l’Ambassade du Royaume-Uni en RDC va s’impliquer pour la réussite totale du Forum Économique RDC-UK, prévu du 2 au 4 novembre prochain à Londres, un grand rendez-vous d’affaires qui va réunir le patronat congolais et britannique. Juste après, le Ministre du Commerce Extérieur a échangé avec l’Ambassadeur de l’Ukraine accrédité en RD Congo, Vasyl Hamianin. Au menu : le renforcement de la coopération économique et commerciale entre ces deux pays, avec la signature, dans un bref délai, d’un accord commercial bilatéral et l’organisation d’une mission commerciale de la RD Congo à Kyiv et celle de l’Ukraine à Kinshasa, avant la tenue du Forum économique.AUTORITÉ DE RÉGULATION DU SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ – ARE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARE), informe qu’elle organise, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), du 21 au 24 septembre 2026 à Kinshasa (RD Congo) des ateliers techniques dans le cadre du projet AESTAP-RDC. Les travaux portent sur trois livrables majeurs : l’étude des coûts de service de l’électricité, la méthodologie tarifaire et le Code de raccordement au réseau électrique. Cette initiative vise à renforcer les capacités de l’ARE et à améliorer les outils de régulation du secteur électrique en RD Congo. Les travaux seront clôturés le 25 septembre 2026 par une conférence officielle de restitution et de validation, réunissant les principaux acteurs du secteur. Sous le leadership de Madame Soraya AZIZ, Directrice Générale de l’ARE, cette démarche contribue à une régulation plus efficace, transparente et conforme aux meilleures pratiques internationales. L’ARE salue l’appui technique et financier de la BAD ainsi que la contribution de l’ensemble des parties prenantes. Pour un secteur électrique durable, accessible et attractif en RD Congo.AGENCE NATIONALE POUR LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS – ANAPI : Sur son compte X (ex-Twitter), l’ANAPI informe que, dans le cadre de l’attractivité de la RD Congo, l’Agence échange avec Kadoo Securities sur ses perspectives d’implantation. La Directrice Générale de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), Rachel PUNGU LUAMBA, a accordé une audience à une délégation conduite par Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République-Unie de Tanzanie en République Démocratique du Congo, accompagnée des représentants de Kadoo Securities Company Limited. Cette rencontre a constitué un cadre d’échanges autour des perspectives d’expansion des activités de cette entreprise tanzanienne en République Démocratique du Congo, notamment dans les secteurs du courtage, du conseil en investissement et de la gestion de fonds. Au cours de cette séance de travail, les échanges ont porté sur l’intérêt manifesté par Kadoo Securities pour le marché congolais, ainsi que sur les opportunités qu’offre la RDC pour le développement d’activités liées aux services financiers et à l’investissement. A travers cette audience, l’ANAPI a réaffirmé son rôle de porte d’entrée des investisseurs en RDC, en mettant à la disposition des investisseurs les informations nécessaires sur l’environnement des affaires, les opportunités d’investissement et les mécanismes d’accompagnement disponibles. La démarche de Kadoo Securities traduit également l’intérêt croissant des acteurs économiques de la région pour le marché congolais et ouvre des perspectives de renforcement des relations économiques entre la RD Congo et la Tanzanie.ECONEWS titre sur sa “Une” : “ONU : l’absence de Tshisekedi intrigue, Suminwa à New York…. Que se passe-t-il sur l’axe Washington-Kinshasa ?” Au moment où près de 130 Chefs d’État et de Gouvernement sont présents à New York pour la 81ème Assemblée Générale des Nations-Unies, le Président de la République, Félix Tshisekedi, brillera par son absence. Mandatée pour porter la voix de la RD Congo, Madame la Première Ministre Judith Suminwa conduit la délégation congolaise. Officiellement, le contexte sanitaire lié à Ebola est évoqué en toile de fond pour justifier le non déplacement du Chef de l’Etat. Mais cette explication laisse ouvertes plusieurs questions, d’autant que Madame la Première Ministre, elle, a pu se rendre aux États-Unis. Simple précaution sanitaire ou révélateur de nouvelles contraintes diplomatiques entre Washington et Kinshasa ? Le choix de Kinshasa ne passe donc pas inaperçu. Car le Président Félix Tshisekedi a fait de la diplomatie internationale un axe important de son action, particulièrement sur le dossier sécuritaire dans l’Est et dans le rapprochement avec les États-Unis. Son absence intervient précisément au moment où les questions de paix, de sécurité et de partenariat international occupent une place centrale dans l’agenda congolais, relève ECONEWS.ECONEWS titre également sur sa “Une” : “Dialogue et changement de Constitution : l’UDPS engage la bataille de la rue”. Après des décennies de combat politique, l’UDPS/Tshisekedi renoue avec l’un de ses modes d’expression historiques : la mobilisation populaire dans la rue. Ce mardi 22 septembre 2026, le parti présidentiel a appelé ses structures à travers le pays à descendre dans la rue pour soutenir les institutions de la République, le Dialogue national annoncé par Félix-Antoine Tshisekedi et le processus de réforme constitutionnelle. À Kinshasa comme dans plusieurs villes du pays, notamment à Lubumbashi, des manifestations ont été annoncées à l’initiative des fédérations de l’UDPS. Cette démonstration de force intervient dans un contexte de polarisation croissante autour de la Constitution.Quelques jours auparavant, la coalition C64 avait organisé une manifestation contre le changement de laConstitution et pour la défense de l’ordre constitutionnel. L’UDPS avait alors qualifié cette mobilisation d’échec et décidé de lui opposer sa propre démonstration populaire. Le face-à-face ne se joue donc plus uniquement dans les institutions ou dans les déclarations politiques. Il se déplace progressivement vers l’espace public, où chaque camp entend mesurer sa capacité de mobilisation, analyse ECONEWS.LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Marche de l’UDPS : Kabuya mobilise, mais l’absence d’alliés UNC, MLC et AFDC-A suscite interrogation”. A l’initiative du Secrétaire Général et Président ai de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), Augustin Kabuya, plusieurs partis et regroupements politiques membres de la majorité sont descendus dans l’arène, dans une mobilisation géante à travers le territoire national.Avec cette marche de soutien aux institutions établies en RD Congo, l’UDPS a voulu ainsi témoigner son soutien aux institutions de la République, au processus référendaire et au dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi. Seulement, cette activité n’a pas obtenu l’adhésion des alliés phares, notamment l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) de Modeste Bahati Lukwebo. La marche du 22 septembre 2026 ne permet pas, à elle seule, de conclure à une rupture entre l’UDPS et ses partenaires. Mais elle révèle quelque chose de plus subtil : l’unité numérique de la majorité ne garantit pas son unité politique. Kabuya voulait transformer la rue en démonstration de force. Il l’a effectivement transformée en démonstration de mobilisation de l’UDPS et de plusieurs alliés. Mais l’absence apparente de l’UNC, du MLC et de l’AFDC-A introduit une autre équation : la bataille n’est plus seulement celle de la rue entre pouvoir et opposition ; elle se joue aussi à l’intérieur même de la majorité, relève LE POTENTIEL.LE POTENTIEL titre également sur sa “Une” : “RD Congo-Rwanda : Trump revendique à l’ONU un rôle dans le règlement du différend”. Le Président américain Donald Trump a évoqué, mardi 22 septembre 2026 à New York, les tensions entre la RD Congo et le Rwanda lors de son discours à la 81e Assemblée Générale des Nations-Unies. Devant les dirigeants du monde réunis, il a de nouveau revendiqué un rôle dans le règlement du différend entre Kinshasa et Kigali. Le Chef de l’État américain n’a toutefois pas détaillé les éléments de cet accord dans les passages rapportés de son allocution. Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de ses précédentes prises de position, où il s’était déjà attribué le mérite d’une médiation entre les deux voisins des Grands Lacs. Cette sortie intervient alors que la situation sécuritaire reste volatile dans l’Est de la RD Congo, malgré la signature d’accords et les efforts diplomatiques régionaux et internationaux. Ni Kinshasa ni Kigali n’ont encore réagi officiellement à cette nouvelle déclaration du Président américain, commente LE POTENTIEL.AFRICANEWS titre sur sa “Une” : “Muzito: «On peut emprunter 100 milliards»”. Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget assume: la RD Congo est «sous-endettée» et peut se permettre de lever jusqu’à 100 milliards de dollars. Un plaidoyer pour la dette au nom des infrastructures, à l’oral de redevabilité du Gouvernement Suminwa II… Il a sorti la calculette, et une phrase qui va certainement faire du bruit. Adolphe Muzito, vice-Premier ministre du Budget, l’affirme: le pays peut emprunter 100 milliards de dollars sans se mettre en danger. C’était le week-end dernier à Kinshasa, devant la presse réunie par le Ministère de la Communication pour l’an 1 du gouvernement Suminwa II. L’exercice s’appelle «redevabilité». Chaque Ministre vient défendre son bilan. Muzito, ex-Ministre du Budget et ancien Premier Ministre redevenu caissier de la République, est venu avec des milliards plein la bouche. Premier bilan comptable. Les ressources propres de l’État –ce que la République gagne elle-même, sans dons ni dettes– sont passées, selon lui, de 10 à 17 milliards de dollars depuis son arrivée. Le budget global, lui, est à 25 milliards. Objectif : porter les seules recettes internes à 22 milliards. «La RDC vient de loin», rappelle-t-il. Un PIB de 40 milliards et un budget de 4 milliards il y a quinze ans. Aujourd’hui, un PIB de 137 milliards. La machine fiscale tourne mieux. Mais pas assez pour bâtir un pays-continent. D’où sa seconde idée, plus explosive. «La RDC demeure un pays sous-endetté», lâche-t-il. Les chiffres: 11 milliards de dollars de dette extérieure, pour 137 milliards de PIB. Un service annuel de la dette de 500 millions de dollars. Des ratios inférieurs à ceux du Kenya, du Ghana ou de la Zambie. Sa conclusion: la marge est colossale. Kinshasa pourrait, théoriquement, emprunter 100 milliards de dollars et rester sous la barre des 50 % de dette sur PIB, considérée comme prudente, rapporte AFRICANEWS. AFRICANEWS titre également sur sa “Une” : “Lihau détaille la réforme d’une administration en «état comateux» “. Le Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction publique a défendu, devant les journalistes, le bilan de ses réformes. Biométrie, départs à la retraite et lutte contre les recrutements irréguliers sont au cœur de sa stratégie… C’est l’exercice de redevabilité auquel se prête le Gouvernement depuis plusieurs semaines déjà. Face à la presse, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, est venu présenter sa doctrine. Une doctrine qu’il résume en trois mots : considération, respect, dialogue. Pour restaurer la confiance entre l’administration et ses agents, dit-il, il a instauré un dialogue permanent avec les partenaires sociaux et les syndicats, et surtout une rencontre hebdomadaire, chaque mercredi, ouverte à tous les fonctionnaires sans distinction de grade, pour échanger directement avec l’autorité. À son arrivée, le constat était sévère. L’administration était, selon ses termes, en «état comateux», minée par des années de dysfonctionnements. Plusieurs chantiers ont donc été ouverts: réorganisation des services, refonte du cadre juridique de la Fonction publique, rationalisation des effectifs. La réforme porte sur l’évaluation des compétences, la contractualisation de certaines fonctions, la définition de structures organiques claires avec des effectifs maximaux, et désormais la possibilité de mettre fin aux fonctions pour inaptitude professionnelle. Au cœur du problème : des recrutements «opérés sur base de considérations politiques», sans planification, qui ont provoqué une inflation incontrôlée des effectifs, écrit AFRICANEWS. CONGO NOUVEAU titre sur sa “Une” : “Marche du 22 septembre – UDPS : une mobilisation en trompe-l’oeil !” La marche organisée du mardi 22 septembre 2026 par l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) à Kinshasa et dans plusieurs villes de la RD Congo devait être une démonstration de force du parti présidentiel. Présentée comme un soutien aux institutions de la République, au dialogue national et à la loi référendaire, elle visait à répondre à la marche de l’opposition du 15 septembre, présentée par Augustin Kabuya comme un échec cuisant. Mais derrière les déclarations triomphalistes du Secrétaire Général du parti, la réalité du terrain révèle une mobilisation en demi-teinte, minée par des fractures internes profondes et une érosion du capital militant. La marche du 22 septembre 2026 restera comme un révélateur de la crise profonde que traverse l’UDPS. Derrière les déclarations triomphalistes d’Augustin Kabuya, la réalité est celle d’un parti qui peine à mobiliser sa base, dont les alliés les plus influents prennent leurs distances et dont les divisions internes sapent l’autorité. Le slogan historique « Le peuple d’abord » ne résonne plus que comme un écho lointain, alors que le parti semble avoir troqué sa vocation de mouvement populaire contre une gestion de façade, sans projet mobilisateur ni colonne vertébrale idéologique. La question qui se pose désormais est simple : l’UDPS saura-t-elle se ressaisir et retrouver la fibre originelle de son combat, ou est-elle condamnée à se consumer dans les guerres de chapelle pendant que les vrais défis – sécuritaires, sociaux, économiques – attendent des réponses urgentes ? interroge CONGO NOUVEAU.CONGO NOUVEAU qui titre également sur sa “Une” : “Sous-traitance minière – ARSP frappe fort : 1540 entreprises non éligibles épinglées chez KCC et MUMI”. L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé (ARSP) durcit le ton contre le non-respect de la loi sur la sous-traitance. Dans une décision rendue publique cette semaine, le régulateur a sanctionné deux géants miniers opérant dans le Lualaba pour violation de la loi de 2017 sur la sous-traitance, notamment en son article 30 quinquies de l’ordonnance de 2026. Cette décision intervient une semaine après une mesure comparable et s’inscrit dans la vaste campagne de contrôle lancée par l’ARSP pour assainir la chaîne de sous-traitance dans le secteur minier. Les sociétés visées sont Kamoto Copper Company (KCC SA) et Mutanda Mining (MUMI SA), deux filiales du groupe suisse Glencore, parmi les plus gros producteurs de cuivre et de cobalt au monde. Selon un communiqué de l’ARSP parvenu à Congo Nouveau, un audit mené le 11 septembre a révélé des irrégularités massives. Chez KCC, les enquêteurs ont recensé 955 fournisseurs et prestataires de services considérés comme non éligibles au regard de la loi congolaise. Chez MUMI, ce sont 585 entreprises qui ont été épinglées pour les mêmes motifs. Au total, 1 540 entreprises opérant en sous-traitance pour le compte de ces deux filiales ne rempliraient pas les critères d’éligibilité réservés aux sociétés à capitaux majoritairement congolais. En conséquence, l’ARSPa sommé KCC et MUMI de mettre immédiatement fin aux contrats les liant à ces entreprises non conformes, de les retirer de leurs fichiers de sous-traitants agréés et de présenter un plan correctif dans un délai de 30 jours, écrit CONGO NOUVEAU.LE JOURNAL titre sur sa “Une” : “Mutamba retourne son arme contre les hommes du sérail”. Deux jours après le verdict qui l’a condamné à dix ans de travaux forcés, Constant Mutamba rompt le silence. Dans une lettre-manifeste en manuscrit adressée aux peuples congolais et d’Afrique, l’ex-Garde des Sceaux, doublement condamné en moins d’un an, rejette avec fracas sa deuxième sentence et accuse nommément les collaborateurs du Chef de l’État d’avoir instrumentalisé la justice pour abattre un serviteur jugé trop loyal. Aujourd’hui, Mutamba cumule treize ans de travaux forcés, deux interdictions de fonctions publiques, et une privation de droits civiques. Mais dans son calcul, tout n’est pas perdu. Il le sait : le dialogue national, en cours, pourrait déboucher sur des mesures de décrispation politique, voire une grâce présidentielle. Son orgueil l’a mené à la barre, son refus de collaborer l’a mené à la condamnation, mais son espoir, lui, reste entier : celui de sortir de l’ombre par la grande porte, analyse LE JOURNAL.LE QUOTIDIEN titre sur sa “Une” : “À New York : Judith Suminwa Tuluka arrive avec un agenda diplomatique et économique chargé”. L’agenda de Madame la Première Ministre prévoit plusieurs rencontres bilatérales et des échanges avec des partenaires internationaux, avant sa prise de parole à la tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU prévue ce mercredi 23 septembre 2026. Cette déclaration devrait notamment porter sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo, marquée par la poursuite des hostilités impliquant l’AFC-M23 et le soutien de ce mouvement terroriste par le Rwanda. La question sanitaire devrait aussi occuper une place importante dans les échanges de la Première Ministre. Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola, le Gouvernement congolais entend mettre en avant les moyens déjà engagés par l’État ainsi que l’expérience acquise au fil des précédentes épidémies.Le programme de la Cheffe du Gouvernement comprend également l’ouverture du débat général, un déjeuner traditionnel Belgique-RDC et une réception organisée par le Président américain Donald Trump. Plusieurs rencontres thématiques sont prévues en marge de l’Assemblée générale. Elles porteront notamment sur la commémoration des 75 ans de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, la lutte contre Ebola, ainsi que sur une table ronde organisée par la RD Congo autour du thème « Ressources naturelles, intelligence artificielle et nouvelle géopolitique de la paix et de la sécurité », rapporte LE QUOTIDIEN.LE FIGARO titre : “Le cours du cuivre continue de battre des records”. Porté par l’électrification, l’intelligence artificielle et la défense, le cours du cuivre franchit de nouveaux sommets. Les tensions restent vives sur le marché du cuivre. En hausse continue depuis un an, (+47%), son cours a atteint un niveau record le 9 septembre. La tonne de cuivre a dépassé les 14.500 dollars (12625 euros) à la Bourse des métaux de Londres, dépassant ainsi ses niveaux du début d’année, avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Depuis, le cours a un peu fléchi mais continue de tutoyer les sommets. Le métal rouge, qui fait figure de baromètre de l’activité industrielle mondiale, est tiraillé entre la crainte de nouveaux droits de douane américains, une demande sans cesse renforcée par l’électrification, l’automobile et les infrastructures numériques, et des contraintes d’offre qui se multiplient. Les mauvaises nouvelles sur la production alimentent les derniers rebonds du cours. La production au Chili a chuté de 9,4% depuis un an du fait de conditions météorologiques défavorables, notamment des tempêtes, indiquent de récents rapports. Or, le premier producteur mondial de minerai de cuivre, Codelco, avait déjà souffert l’an passé dans ses mines d’incidents qui ont ralenti la production. Non seulement, la production minière mondiale pourrait décliner sur un an mais, globalement, l’offre peine à suivre la demande. Les grands gisements existants vieillissent et leurs teneurs diminuent, les nouveaux projets miniers exigent des délais très longs, souvent plus d’une décennie entre l’exploration et la production commerciale. Quant aux investissements, ils sont freinés par l’inflation des coûts, les contraintes d’accès à l’eau et à l’énergie, les exigences environnementales et les risques politiques. En parallèle, la demande pour ce métal, très utilisé dans l’industrie, devrait beaucoup augmenter, entre besoins croissants pour la transition énergétique, l’intelligence artificielle et la défense. Le marché intègre aussi dans ses cours le risque de nouveaux droits de douane américains. Ce qui génère des flux massifs de cuivre : selon le ministère américain du Commerce, les importations américaines de cuivre raffiné ont atteint un nouveau record de 225.000 tonnes en juillet, soit le niveau le plus élevé depuis le début de la série statistique en 1990. En attendant, les spécialistes du secteur engrangent les profits. Chez l’Australien BHP, le cuivre est devenu la première source de profits, devant le minerai de fer. Le suisse Glencore est revenu aux bénéfices en 2025 grâce notamment au cuivre et sa direction vise un doublement de sa production de cuivre sur dix ans. L’Anglo-australien Rio Tinto affiche une reconfiguration du mix de ses bénéfices en faveur du cuivre. Quant au Chinois Zijin Mining, grand spécialiste de l’or, il est devenu l’un des premiers producteurs mondiaux grâce à ses acquisitions en Chine, en République démocratique du Congo ou en Serbie et le cuivre est désormais un pilier de sa rentabilité, rapporte LE FIGARO. SWISS INFO titre : “Mpox: de nombreux cas en RD Congo seraient de faux diagnostics (UNIGE)”. Plus d’un tiers des cas de mpox en RDC seraient liés à une contamination des échantillons par leur environnement plutôt qu’une véritable infection, selon l’Université de Genève (UNIGE). Plus de 2700 résultats de PCR ont été analysés. Près de 35% des échantillons auraient été contaminés par de l’ADN viral de mpox, selon une étude de plusieurs institutions, dont l’UNIGE, relayée mardi et publiée dans The Lancet Infectious Diseases. Ces tests entre avril 2024 et avril dernier avaient été menés dans les villes de Goma, Kamituga, Kinshasa et Uvira en RD Congo, L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait considéré en août 2024 que l’épidémie constituait une urgence sanitaire internationale, avant de lever cette alerte en septembre 2025. Le mpox s’accompagne de fièvre et d’éruptions cutanées pouvant provoquer des lésions douloureuses et défigurantes. Dans certains cas, il peut être mortel. Entre 2024 et 2026, plus de 120’000 cas et environ 1500 décès avaient été observés en Afrique. Une identification rapide du virus est importante pour cibler la vaccination et organiser le dispositif de santé publique, insiste l’UNIGE. Les chercheurs ont été surpris par la présence de deux groupes nettement différenciés sur les quatre sites, révèle SWISS INFO. BLOOMBERG titre : “L’accord de 20 milliards de dollars avec JPMorgan met en lumière l’attrait du Qatar pour Wall Street.” Le fonds souverain du Qatar vise un partenariat de 20 milliards de dollars avec JPMorgan Chase & Co., quelques mois après la signature d’un accord similaire avec Goldman Sachs Group Inc., soulignant ainsi le renforcement de ses liens avec Wall Street. La collaboration de l’Autorité d’investissement du Qatar avec JPMorgan Asset Management couvrira les marchés publics et privés, tant en actions qu’en obligations, selon un communiqué publié ce lundi 21 septembre 2026, confirmant une information précédemment publiée par Bloomberg News. L’accord envisagé comprendra un mandat d’investissement de 15 milliards de dollars en actions cotées afin de soutenir les objectifs d’investissement à long terme de QIA, ainsi qu’une initiative de 5 milliards de dollars sur les marchés privés axée sur les entreprises américaines de taille moyenne. Cet accord fait suite à celui conclu en janvier par QIA, qui s’est engagée à investir jusqu’à 25 milliards de dollars dans la branche de gestion d’actifs de Goldman Sachs. Ce fonds souverain de 580 milliards de dollars est l’un des plus importants investisseurs au monde et l’un des plus actifs, révèle BLOOMBERG. BLOOMBERG titre, par ailleurs : “SoftBank cherche à lever plus de 11 milliards de dollars en obligations à haut risque pour son pari sur OpenAI.” Le groupe SoftBank cherche à lever l’équivalent de plus de 11 milliards de dollars dans le cadre de ce qui constituerait l’une des plus importantes émissions d’obligations à haut rendement jamais réalisées, ont indiqué ce lundi 21 septembre 2026 des sources proches du dossier. Le conglomérat du milliardaire Masayoshi Son intensifie ainsi ses investissements dans OpenAI, créateur de ChatGPT. L’entreprise envisage d’émettre pour 10 milliards de dollars de titres en dollars sur trois échéances, et pour 1 milliard d’euros (1,1 milliard de dollars) d’obligations en euros sur deux échéances, selon ces mêmes sources, qui ont requis l’anonymat, les discussions étant confidentielles. Les fonds serviront en partie à financer un nouvel investissement dans OpenAI, dont la finalisation est prévue le mois prochain, ont-elles précisé. Le prix de l’opération pourrait être fixé ce jeudi 24 septembre 2026 , ont-elles ajouté. SoftBank, l’un des plus grands investisseurs mondiaux en IA, voit sa fortune de plus en plus liée à sa capacité à monétiser sa participation dans OpenAI, après avoir investi près de 65 milliards de dollars dans ce pionnier technologique. Cette situation place la firme de Son au cœur des paris à gros budget sur l’intelligence artificielle, financés par la dette, à un moment où les inquiétudes concernant la sécurité de ce secteur s’intensifient, rapporte BLOOMBERG. BLOOMBERG titre également : “La République Démocratique du Congo collabore avec les banques pour diversifier leur actionnariat.” La RD Congo examinera les demandes de dérogation formulées par les établissements de crédit aux règles de diversification de leur actionnariat, a déclaré le gouverneur de la banque centrale, André Wameso. Une directive de la banque centrale, signée en 2023, obligeait les banques à accroître leur participation afin de réduire les risques. Elle a été actualisée l’année dernière pour permettre à l’autorité de régulation de superviser la mise en œuvre de ces règles au cas par cas. Bien que des exemptions soient prévues, « la loi a décidé que chaque banque devait avoir de nombreux actionnaires », a déclaré M. Wameso lors d’un entretien accordé vendredi à Nairobi, la capitale kényane. « Elles peuvent bénéficier d’exceptions ou d’exemptions, et elles doivent présenter leur dossier individuellement auprès de la banque centrale. » Les banques se sont déjà plaintes que les règles sont trop contraignantes. La plus grande banque du Congo, Rawbank Sarl, est une entreprise familiale, tandis que les groupes kényans Equity Group Holdings Plc et KCB Group Plc se sont implantés dans ce pays riche en ressources minières par le biais d’acquisitions de banques locales. Sofibanque SA, basée à Kinshasa et quatrième banque du pays, est également une entreprise familiale, rapporte BLOOMBERG.THE GUARDIAN titre : “Exilés en terre étrangère : les accords secrets de Trump sur l’expulsion.” Après un voyage en avion, enchaînée, une Iranienne s’est retrouvée au cœur de l’Afrique, dans un pays dont elle ignorait l’existence. Elle fait partie des milliers de personnes expulsées des États-Unis à la suite d’accords opaques conclus avec des dizaines de pays. Une enquête approfondie révèle que cette démonstration de force a coûté des millions aux contribuables américains. Personne ne voulait indiquer aux détenus enchaînés à bord de l’avion de l’immigration américaine leur destination. Les officiers responsables les raillaient lorsqu’ils posaient la question, ont-ils raconté. Ce n’est que lorsque les écrans vidéo individuels ont enfin affiché une carte que les 18 migrants ont compris. Leur destination était la République centrafricaine (RCA), un pays dont la plupart d’entre eux n’avaient même jamais entendu parler. Nika, une Iranienne de 32 ans, se souvient de la douleur des menottes qui lui enfonçaient les poignets. Elle a supplié les policiers de les desserrer, mais en vain. D’autres passagers ont subi des traitements pires, raconte-t-elle. Certains hommes, après avoir refusé d’embarquer, étaient ligotés dans des bandelettes noires et jaunes, comme momifiés. Le Département d’État américain déconseille aux citoyens américains de se rendre en République centrafricaine, la jugeant trop dangereuse. Nika y passe la plupart de ses journées recluse, trop terrifiée pour sortir de sa petite chambre, dans l’attente d’une réponse à la question qui met sa vie en danger : sera-t-elle renvoyée en Iran, sous un régime qui pourrait la tuer ? Nika fait partie des plus de 25 000 personnes expulsées par l’administration Trump vers des pays qui ne sont pas les leurs. Environ 20 000 personnes ont été transportées par bus vers le Mexique, selon un décompte de Refugees International et Human Rights First. Plus de 5 000 autres ont été embarquées à bord de vols vers des pays d’Afrique, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Asie centrale avec lesquels elles n’ont aucun lien, puis, souvent, renvoyées dans les pays où les juges de l’immigration américains avaient estimé que leur vie ou leur liberté était menacée. Des avocats spécialisés dans les droits humains qualifient ces dispositifs de transfert de ressortissants de pays tiers de démonstration de force des États-Unis visant à dissuader les migrants et les demandeurs d’asile d’entrer sur leur territoire. Des personnes originaires du Pérou et de Colombie ont été renvoyées en République démocratique du Congo (RDC). Le 20 août 2026, quatre Cubains, un Brésilien et un Camerounais ont refusé de débarquer au Libéria et ont été envoyés en Guinée équatoriale. Une Cour d’Appel fédérale américaine a pris position, le vendredi 18 septembre 2026, en décidant que les expulsions vers des pays tiers étaient illégales, au motif qu’elles violaient le droit à une procédure régulière, les personnes concernées n’étant pas prévenues suffisamment tôt pour contester juridiquement la décision de les renvoyer dans un autre pays. Des avocats spécialisés dans les droits humains ont suggéré que cette décision devrait entraîner la suspension immédiate des vols d’expulsion vers des pays tiers. Le gouvernement devrait faire appel de ce jugement et poursuivre sa politique d’expulsion, révèle THE GUARDIAN. TAIPEI TIMES titre : “Le secteur minier du Malawi offre des promesses et des défis”. Une nouvelle génération de projets miniers ciblant les terres rares et les minéraux critiques pourrait transformer l’économie du Malawi. Cependant, les experts mettent en garde contre les défis, communs à l’ensemble du continent africain, que représente la transformation de la richesse en ressources naturelles en une prospérité partagée. Le Malawi, l’un des pays les plus pauvres du monde, dépend depuis longtemps de l’agriculture, de l’aide internationale et de quelques exportations comme le tabac, le thé et le sucre. Aujourd’hui, la découverte de terres rares et de minéraux critiques, dont la valeur potentielle s’élève à plusieurs dizaines de milliards de dollars, entraîne ce petit pays d’Afrique australe dans la course mondiale aux matériaux essentiels à la transition énergétique et à l’industrie manufacturière de pointe. Les critiques mettent en garde contre le fait que, sans institutions plus fortes, sans participation locale et sans traitement national, le Malawi pourrait reproduire un schéma bien connu en Afrique, celui d’exporter des ressources précieuses tout en n’en retirant que peu de bénéfices sur son propre territoire, commente TAIPEI TIMES.DEUTSCHE WELLE titre : “En RD Congo, la pollution de l’air à Fungurume inquiète”. Un rapport présenté par le consortium Mazinigra Pour Tous dresse un constat accablant concernant la qualité de l’air non loin des installations de Tenke Fungurume Mining. Intitulé « Pollution de l’air à Fungurume : Manomapia suffoque sous l’usine 30K ? », le rapport a été présenté lundi 20 septembre à Kinshasa par le consortium Mazingira Pour Tous, avec l’appui technique de Resource Matters, une organisation non-gouvernementale qui œuvre notamment pour que les richesses minières et énergétiques en RD Congo profitent aux populations En s’appuyant sur des mesures environnementales réalisées entre novembre 2025 et juillet 2026, un suivi de 209 participants et 47 entretiens menés auprès des communautés locale, le rapport dresse un constat accablant sur la qualité de l’air à Fungurume, autour des installations de Tenke Fungurume Mining (TFM). Jean-Claude Mputu, directeur adjoint de Resource Matters, revient sur les principaux enseignements de ce rapport. “On a fait des prélèvements sur une durée de plusieurs mois qui montre que pendant la saison de pluie, il y a des pics largement supérieurs aux seuils autorisés par l’OMS. Ensuite, il y a l’enquête publique qu’on a fait dans les villages où tout le monde a des signes, que ce soit d’écoulement nasal, du sang, que ce soit des problèmes respiratoires ou simplement des problèmes d’inconfort avec une odeur nauséabonde. Et tout cela est apparu avec l’usine 30K de TFM. Cette étude demande juste au gouvernement de faire son travail, de mener une enquête indépendante, de prendre des relevés indépendants pour établir les faits une fois pour toutes, parce qu’il est essentiel que la population de Manomapia soit protégée et que notre environnement soit protégé. Les mines, c’est bien, mais si les mines doivent tuer nos populations, alors les mines deviennent une mauvaise chose, rapporte DEUTSCHE WELLE. THE FINANCIAL TIMES titre : “La Chine dépense des montants astronomiques pour importer de l’or cette année”. La Chine a dépensé une somme record pour importer plus de 1 000 tonnes d’or cette année. La deuxième économie mondiale a dépensé 158,8 milliards de dollars (138,5 milliards d’euros) en or au cours des huit premiers mois de 2026, contre 96,5 milliards de dollars pour l’ensemble de l’année 2025, pour un total de 886 tonnes. La Chine est également le premier producteur mondial d’or, avec un total de 384 tonnes pour l’année dernière, selon le Conseil mondial de l’or. Les volumes d’importation importants de ces derniers mois s’inscrivent dans la continuité de la dynamique observée en début d’année, lorsque la chute du cours de l’or, après son record historique de janvier 2026, avait incité les investisseurs à profiter de la baisse. Les achats ont probablement également été stimulés par un nouveau régime d’autorisation entré en vigueur en juin, qui aurait encouragé les banques à utiliser pleinement les quotas d’importation existants, octroyés par la Banque populaire de Chine. La Chine est le premier acheteur d’or au monde, et la demande est soutenue par l’incertitude économique et des alternatives d’investissement plus limitées que dans d’autres pays. L’intensification des achats d’or par la banque centrale ces derniers mois a également stimulé la confiance des investisseurs particuliers.La Banque Populaire de Chine (PBOC) a acquis en août 2026 la plus grande quantité de lingots depuis 2023, prolongeant ainsi sa série d’achats à près de deux ans, rapporte THE FINANCIAL TIMES. BETO.CD titre : “RD Congo : vers l’installation d’une usine d’assemblage de véhicules à Lubumbashi”. Le Ministre du Commerce Extérieur de la RD Congo a effectué une visite officielle à Dar es Salaam, en Tanzanie, dans le cadre du renforcement de la coopération économique et commerciale entre la RD Congo et la République-Unie de Tanzanie. À cette occasion, Julien Paluku Kahongya a, au nom du gouvernement congolais, invité la société Saturn Corporation, spécialisée dans l’assemblage, la distribution et la maintenance de véhicules lourds et légers, notamment des camions-bennes, des citernes et des tracteurs de marque Howo, à s’installer à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. En visite ce week-end à l’usine de Saturn Corporation, basée à Kigamboni, dans la ville de Dar es Salaam, le ministre du Commerce Extérieur a reçu des explications sur les capacités techniques et le fonctionnement de l’entreprise. Il a assuré ses responsables de l’accompagnement de l’État congolais en cas d’implantation en RD Congo, notamment à travers certaines facilités destinées aux investisseurs .AFRIKARABIA.COM titre : “Conflit en RD Congo : Le plan de sortie de crise de Denis Mukwege”. Le Prix Nobel de la Paix publie une note stratégique pour une sortie de crise juste et durable en RD Congo. Le Plan Mukwege combine pression diplomatique, justice internationale, intégrité des chaînes d’approvisionnements de minerais et bonne gouvernance. Une stratégie globale qui manque cruellement, notamment faute de volonté politique. La guerre sans fin qui tourne en boucle en RD Congo depuis maintenant 30 ans : le Docteur Denis Mukwege « refuse de s’y résigner ». Las d’une paix qui n’arrive pas, d’une justice toujours absente et de l’impunité totale dont jouissent les auteurs de crimes, le Prix Nobel de la Paix 2018 propose un scénario de sortie de crise, une note stratégique détaillée pour une paix durable au Congo. Après une candidature malheureuse à l’élection présidentielle de 2023, chaotique comme à l’accoutumée en RD Congo, Denis Mukwege reprend son bâton de pèlerin pour tenter de peser sur un conflit dont personne n’entrevoit aujourd’hui la porte de sortie. Depuis 1996 (on commémorera le massacre de Lemera le 6 octobre prochain), le Congo est plongé dans les agressions multiples de ses voisins rwandais et ougandais et de ses rébellions téléguidées aux acronymes variés : AFDL, RCD, MLC, UPC, CNDP, M23, CRP… Auxquelles il faut rajouter des dizaines de groupes armés : ADF, Red Tabara, CODECO, FDLR…La diplomatie n’a guère été plus efficace pour sortir de la crise. Depuis Sun City, Lusaka, Addis-Abeba et Nairobi, « en passant par la présence d’une importante mission de maintien de la paix déployée depuis plus de 25 ans, la guerre n’a jamais cessé » explique le prix Nobel. Les dernières initiatives diplomatiques lancées à Nairobi, Luanda, Washington et Doha n’ont pas davantage été couronnées de succès. « L’absence de mesures coercitives et la multiplication d’initiatives fragmentées ont favorisé un pourrissement de la situation et une stratégie du fait accompli. Il faut tirer les leçons de ces échecs » insiste le plan Mukwege qui propose 5 priorités stratégiques. « La priorité immédiate doit être l’application intégrale de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies ». Le texte exige : un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, le retrait immédiat des troupes rwandaises et du soutien au M23, ainsi que le démantèlement des administrations parallèles dans les zones sous contrôle rebelle. Pour en assurer la mise en œuvre, Denis Mukwege plaide pour « des sanctions ciblées contre les responsables politiques et militaires impliqués, et un renforcement des mécanismes de surveillance pour un cessez-le-feu effectif ». La seconde priorité consisterait dans l’organisation d’une conférence internationale pour la paix dans la région des Grands Lacs. Cette conférence rassemblerait les Etats signataires, des garants régionaux (Union africaine, CIRGL, SADC), les Nations Unies, y compris l’Envoyé spécial pour les Grands Lacs, des partenaires internationaux comme la Banque mondiale, l’Union européenne, le Groupe de Contact International pour les Grands Lacs, la société civile et les confessions religieuses ainsi que le secteur privé pour favoriser une approche « Business for Peace ». La troisième initiative est un dialogue national congolais inspiré du « Pacte social pour la paix » de la Conférence épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Quatrième pierre à l’édifice, le docteur Mukwege demande la mise en place d’une justice transitionnelle afin de lutter contre l’impunité, avec l’appui des Nations Unies et des partenaires internationaux. Enfin, le pillage des ressources naturelles du Congo assurant le carburant du conflit, le plan Mukwege exige une vraie réforme des chaînes d’approvisionnement et de transformation des minerais, rapporte AFRIKARABIA.COM.BANKABLE.AFRICA.COM titre : “FirstBank DRC rejoint le projet de digitalisation des recettes de TRANSCO”. FirstBank DRC rejoint le chantier de transformation numérique de l’Établissement public Transports au Congo (TRANSCO). Les deux institutions ont signé, le 17 septembre 2026 à Kinshasa, un accord de partenariat portant dans un premier temps sur la digitalisation et la sécurisation de la gestion des recettes du transport public. L’accord a été signé par Jérémie Kilubu Matondo, Directeur Général de TRANSCO, et Olajide Ayeronwi, directeur général de FirstBank DRC. Selon les communications des deux institutions, le dispositif doit permettre de mieux canaliser, sécuriser et tracer les recettes générées par les activités de l’entreprise publique. Le partenariat doit d’abord porter sur la digitalisation du système de gestion des recettes avant de s’étendre progressivement à d’autres activités, notamment la gestion des colis et des dépôts. TRANSCO envisage également, à terme, la mise en place d’une carte de prépaiement destinée aux voyageurs.FOXTIME.CD titre : “RD Congo : Un an après le départ de Vital Kamerhe, l’Assemblée nationale prisonnière de l’opacité et des impayés”. Un an jour pour jour après la démission fracassante de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement congolais semble incapable de rompre avec ses vieux démons. À l’hémicycle de Lingwala, le changement de leadership n’a pas brisé le cycle des crises. Les mêmes causes continuent de produire les mêmes effets systémiques : grogne sociale généralisée, opacité financière et persistance du fléau de la « Maboko Banque ». Le constat est amer pour l’institution censée voter les lois et contrôler l’action du gouvernement. Douze mois après le séisme politique qui a emporté l’ancien Président de la Chambre Basse, tous les signaux d’alarme virent au rouge vif. La crise des impayés, loin de s’estomper, s’est métastasée à tous les échelons du Palais du Peuple, créant une improbable chaîne de solidarité dans la précarité. Du haut de la pyramide jusqu’à sa base, les plaintes s’accumulent. En coulisses, et parfois à haute voix, les députés nationaux murmurent leur colère face aux retards chroniques de leurs émoluments. Mais la situation est encore plus dramatique pour les petites mains du Parlement. Les assistants parlementaires et le personnel administratif accumulent les arriérés de salaire ainsi que le retard devenu chronique dans la paie. Une précarité asphyxiante, jugée incompatible avec le prestige de la deuxième institution du pays.Nous terminons cette Revue de Presse par RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, qui titre : “THE DEPORTATION PROJECT : Migrants expulsés : quand Washington se livre à un «marchandage opaque» avec des États africains”. Pour éloigner toujours plus d’étrangers de son territoire, l’administration Trump a trouvé un nouvel outil : les expulser vers des pays tiers, notamment en Afrique. Pour obtenir leur coopération, Washington négocie, à bas bruit, en s’appuyant sur tout l’arsenal de sa puissance : financements, visas, commerce, aide et soutien diplomatique. Pendant six mois, RFI a enquêté sur ce dispositif au sein d’un consortium de 26 médias internationaux coordonné par Forbidden Stories. Documents internes, chronologies et témoignages permettent de retracer les dessous de ces négociations, qui impliquent aussi des organisations internationales. Pourquoi ces pays acceptent-ils de recevoir des expulsés ? Et qu’obtiennent-ils en échange ? Notre enquête met au jour une diplomatie du donnant-donnant dans laquelle, selon des avocats, des diplomates et des organisations de défense des droits humains, l’accueil des expulsés s’impose comme une « monnaie d’échange ». 17 février 2026. Le journaliste indépendant Nalova Akua pénètre dans un bâtiment sans enseigne de Yaoundé, géré par le ministère des Affaires sociales. À l’intérieur, des personnes récemment expulsées des États-Unis sont hébergées. Il est venu les rencontrer et recueillir leur témoignage pour l’Associated Press. L’une d’elles le supplie de « faire savoir au monde entier » ce qui lui arrive. Le journaliste n’en aura pas le temps. La police l’arrête avec trois confrères et confisque leur matériel. À ce moment-là, l’opinion camerounaise ignore encore que son gouvernement a conclu un accord avec Washington pour accueillir des personnes expulsées des États-Unis. Une source proche du gouvernement camerounais affirme qu’il a été négocié en secret par le président Paul Biya lui-même, en toute confidentialité. Ses clauses, affirme cette source, « n’ont pas été divulguées au gouvernement ». Selon les documents consultés par notre consortium, l’accord a été finalisé le 16 décembre 2025, par un échange de notes diplomatiques. Ces documents ne disent rien des termes de la négociation ayant conduit à l’accord. Les autorités camerounaises n’ont, de leur côté, jamais communiqué officiellement sur le sujet, commente RADIO FRANCE INTERNATIONALE.

“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993. “La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.

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