Les États-Unis ont retiré le général congolais François Olenga de leur liste de sanctions. La décision, officialisée ce mercredi 23 septembre 2026 par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain, concerne également trois entités liées à l’ancien chef de la Maison militaire de Joseph Kabila, dont le Safari Club à Kinshasa.
Le nom de François Olenga, ainsi que plusieurs de ses alias François Okunji, François Olenga Tete, François Olenga Tate et François Otshundi ne figurent désormais plus sur la liste des « Specially Designated Nationals » (SDN). L’OFAC identifie l’intéressé comme général et ancien « Chef de la Maison Militaire » du président de la République, avec une date de naissance au 9 octobre 1948 à Kindu, dans la province du Maniema.
La mesure s’étend également au Safari Club, enregistré sous les appellations « Centre de loisir Safari Club » et « Safari Beach », avec des adresses mentionnées à Nsele et dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Ces trois entrées liées au Safari Club ont elles aussi été supprimées de la liste SDN.
François Olenga avait été sanctionné par Washington le 1er juin 2017, dans le cadre du régime de sanctions américain visant la République démocratique du Congo. À l’époque, le Trésor américain le présentait comme le responsable de la Maison militaire de Joseph Kabila, chargée notamment de superviser la Garde républicaine. Washington avait alors annoncé le gel des avoirs relevant de sa juridiction et l’interdiction, pour les personnes américaines, d’effectuer des transactions avec les personnes et entités désignées.
Pour l’heure, l’OFAC ne donne aucune explication spécifique à cette radiation. Sa mise à jour du 23 septembre se limite à inscrire les différentes suppressions sous la mention « deletion ». La décision met ainsi fin, du point de vue de la liste SDN, aux mesures de blocage qui frappaient le général Olenga et les entités concernées
Cette radiation intervient dans un contexte où Washington continue d’utiliser son régime de sanctions comme un instrument de sa politique à l’égard de la RDC. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, une déclaration américaine sur les faits qui avaient motivé la désignation de François Olenga en 2017. Le retrait de la liste signifie avant tout que les personnes et entités concernées ne sont plus désignées sur la SDN List à la date de la mise à jour.
NGK





