Le ministère public a requis une peine de 15 ans de travaux forcés contre l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et l’ancien coordonnateur a.i. du Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), Chançard Bolukola Osony, dans une affaire portant sur un présumé détournement de deniers publics.Au cours de son réquisitoire, le ministère public a soutenu que plusieurs millions de dollars auraient été affectés de manière irrégulière dans le cadre de différentes opérations financières. Parmi les montants cités figurent 14 millions de dollars destinés à Congo Énergie, 2 millions de dollars à Global Assurance, 1,24 million de dollars à Divo SARL ainsi que 200.000 dollars destinés à l’Assemblée provinciale de la Tshopo.Ces fonds, au cœur des débats judiciaires, soulèvent des interrogations sur leur destination et les conditions dans lesquelles ils auraient été engagés. Les deux prévenus sont appelés à répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, conformément à la procédure en cours.Très suivie par l’opinion publique congolaise, cette affaire intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et le détournement des ressources publiques.Le réquisitoire du ministère public constitue ainsi une étape importante du procès, sans toutefois préjuger de la décision finale de la juridiction. Le verdict attendu devra déterminer la responsabilité éventuelle des deux prévenus au regard des éléments présentés au cours des audiences.Au-delà du sort judiciaire de Constant Mutamba et de Chançard Bolukola, cette affaire est considérée comme un dossier emblématique dans le débat sur la gestion des deniers publics et la capacité de la justice congolaise à traiter les dossiers économiques impliquant de hauts responsables.Le verdict sera donc particulièrement attendu, tant par les parties au procès que par une opinion publique qui réclame davantage de transparence dans la gestion des ressources de l’État.
Trésor Makaya




