L’Association pour le développement de Basoko (UDEBA) a appelé, lundi 20 juillet, l’Assemblée provinciale de la Tshopo à intervenir face à ce qu’elle qualifie d’exploitation forestière illégale menée dans la chefferie de Yaliwasa, territoire de Basoko. L’organisation dénonce une déforestation qu’elle juge incontrôlée, des atteintes à la biodiversité et l’absence de retombées socio-économiques pour les communautés locales.
À l’issue d’une rencontre avec le président de l’Assemblée provinciale, le professeur Antoine Modia Owadjo, président du conseil d’administration de l’UDEBA, a affirmé que la société Forestière pour le développement du Congo (FODECO) aurait étendu ses activités au-delà du périmètre autorisé de sa concession forestière.
Selon lui, cette situation dure depuis plusieurs années et menace sérieusement les écosystèmes de la région. Il accuse également l’entreprise de favoriser une exploitation anarchique des ressources forestières et évoque des cas présumés de braconnage d’espèces protégées, notamment le léopard, dont la survie serait de plus en plus menacée.
Au-delà des préoccupations environnementales, l’UDEBA déplore l’absence d’impact positif des activités de l’entreprise sur les conditions de vie des populations riveraines. L’association affirme qu’aucune infrastructure sociale d’intérêt communautaire, telle que des écoles, des centres de santé ou des ouvrages de base, n’a été réalisée depuis l’installation de la société dans la zone.
Elle souligne également que les routes utilisées pour le transport des grumes se trouvent aujourd’hui dans un état de dégradation avancée, compliquant davantage les déplacements des habitants et les activités économiques locales.
Malgré leur mécontentement, les communautés de Basoko continuent, selon le professeur Antoine Modia Owadjo, de privilégier le dialogue et les voies pacifiques pour faire entendre leurs revendications. Il a toutefois averti que l’inaction des autorités pourrait accentuer les frustrations et provoquer des tensions dans cette partie de la province.
En réponse à ces préoccupations, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, le Dr Mateus Kanga Londimo, s’est engagé à examiner le dossier et à le transmettre aux services compétents afin que des investigations soient menées pour établir les faits et, le cas échéant, situer les responsabilités.
Trésor Makaya





