Pendant des semaines, certains ont tenté de réduire l’Argentine à une caricature.On l’a accusée d’être portée par les arbitres. On a parlé de favoritisme. On a crié au complot. On a expliqué chacune de ses victoires par tout… sauf par son football.Mais il arrive un moment où les faits deviennent plus éloquents que les passions.Ce moment est arrivé.L’Argentine est en finale de la Coupe du monde.Et elle n’y est pas arrivée par hasard.Elle y est arrivée avec ce qui fait les très grandes équipes : le talent, le caractère, la solidarité et un mental d’acier.Renversante Argentine !Cette équipe possède une qualité devenue rare dans le football moderne : elle ne renonce jamais.Quand d’autres doutent, elle accélère.Quand d’autres paniquent, elle réfléchit.Quand d’autres s’effondrent, elle se relève.Voilà pourquoi elle est encore là.Il est peut-être temps que certains de ses détracteurs aient l’élégance de reconnaître une évidence : cette Argentine mérite davantage de respect que de procès permanents.On peut préférer une autre sélection.On peut soutenir un autre drapeau.Mais on ne peut plus sérieusement nier la valeur sportive de cette équipe.Et puis, au cœur de cette aventure, il y a un homme.Lionel Messi.L’homme-orchestre.Le chef d’orchestre.Le métronome.Le leader silencieux.Celui qui fait jouer les autres autant qu’il joue lui-même.Messi nde équipe ya solo solo !À son âge, alors que beaucoup vivent déjà de leurs souvenirs, lui continue d’écrire l’histoire.Quelle intelligence !Quelle détermination !Quelle pugnacité !Quel exemple pour tous les amoureux du football !Et comme un clin d’œil du destin, la finale nous offrira un scénario dont rêve tout passionné de football.D’un côté, Lionel Messi, le génie qui a marqué une génération.De l’autre, Lamine Yamal, l’enfant prodige appelé à écrire la suivante.Plus qu’une finale, c’est une possible passation de témoin entre deux époques.Deux artistes.Deux ambassadeurs d’un football où la technique reste un langage universel.Quel que soit le vainqueur dimanche, une certitude s’impose déjà : la Masia triomphe, et avec elle l’école du football espagnol.Quelle extraordinaire victoire pour la formation, la patience et le travail bien fait !Bravo aux artistes.Bravo à cette Argentine qui refuse d’abdiquer.Bravo à Messi, immense parmi les immenses.Et bravo au football, lorsque le talent finit toujours par faire taire le vacarme des polémiques.Les grandes équipes ne demandent pas qu’on les aime.Elles finissent simplement par imposer le respect.
CLBB


