Dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, alors que les rebelles des ADF semaient la terreur dans le quartier Ngadi à Beni, un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a accompli un acte de bravoure exceptionnel en sacrifiant sa vie pour sauver dix-huit personnes réfugiées dans un centre de santé.
D’après les responsables du Centre de Santé de Ngadi, les assaillants se dirigeaient vers l’établissement où étaient pris en charge dix-sept patients. Face au danger, l’infirmier de garde a rapidement conduit les malades dans une pièce sécurisée située à l’arrière du bâtiment avant d’en verrouiller les accès.
Déterminés à pénétrer dans le centre de santé, les terroristes ont ouvert le feu et tenté de forcer les portes. C’est alors qu’un soldat des FARDC est intervenu pour faire barrage à leur progression. Seul face aux assaillants, il a engagé un échange de tirs afin d’empêcher toute intrusion dans l’établissement.
Touché mortellement au cours des affrontements, le militaire a néanmoins réussi à ralentir l’attaque et à gagner un temps précieux jusqu’à l’arrivée des renforts. Selon des sources médicales, des traces de sang retrouvées sur le chemin emprunté par les assaillants lors de leur fuite laissent penser que certains d’entre eux auraient été blessés.
« Grâce à cette intervention décisive, les dix-sept patients ainsi que l’infirmier de garde ont échappé à une mort probable, » a témoigné un responsable du centre de santé.
Dans une région régulièrement confrontée à l’insécurité, ce geste de courage rappelle le sacrifice consenti par certains militaires pour protéger les populations civiles. À Beni, le nom de ce soldat restera associé à un acte d’héroïsme qui a permis de sauver dix-huit vies.
Trésor MAKAYA





