L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a franchi une étape politique majeure ce mercredi en votant la proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum. Ce texte, hautement sensible dans le contexte politique actuel, ouvre désormais la voie à un éventuel recours au référendum sur des questions d’intérêt national.
Le vote est intervenu dans une atmosphère particulièrement tendue, marquée par le boycott annoncé du groupe parlementaire « Ensemble », proche de l’opposition. Malgré cette contestation, la majorité parlementaire a poursuivi les travaux sans ralentissement, affichant sa détermination à faire aboutir le texte.
Face à cette stratégie de boycott, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, n’a pas mâché ses mots. Devant les députés réunis en plénière, il a balayé les critiques de l’opposition d’un revers de main, affirmant que les institutions ne pouvaient être paralysées par l’absence volontaire d’une partie des élus.
« Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre de sortir de la plénière », a-t-il lancé sèchement, sous les applaudissements d’une partie de la majorité. Une déclaration qui traduit la fermeté du camp présidentiel sur ce dossier considéré comme stratégique.
Ce vote risque désormais d’accentuer les tensions politiques entre majorité et opposition, dans un climat déjà marqué par de fortes divergences autour des réformes institutionnelles. Pour les partisans du texte, il s’agit de renforcer les mécanismes de consultation populaire. Pour ses détracteurs, ce projet pourrait ouvrir la porte à des changements institutionnels controversés.
Avec cette adoption à l’Assemblée nationale, le débat autour du référendum entre désormais dans une nouvelle phase politique qui s’annonce particulièrement électrique en RDC.
NGK





