Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur de l’électricité en adoptant un projet de décret pour créer le Service national de dispatching (SND). Ce nouvel organisme aura pour mission de réguler les flux énergétiques à l’échelle nationale afin de stabiliser le réseau électrique, d’améliorer la gestion de l’énergie, et de réduire les pertes économiques dues à un système de contrôle non coordonné.
Cette initiative vise à renforcer la supervision technique du réseau et à garantir la sûreté des installations, tout en facilitant la coordination entre producteurs, transporteurs et distributeurs d’électricité. La réforme s’inscrit dans le cadre d’une loi sur le secteur de l’électricité et vise à répondre aux défis énergétiques auxquels est confrontée la République Démocratique du Congo, malgré son potentiel hydroélectrique.
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Le SND est prévu pour optimiser l’utilisation des ressources énergétiques et pour réduire les interruptions de service dues à des déséquilibres structurels. Il devrait également avoir un rôle institutionnel en soutenant la régulation du secteur, en attirant des investissements privés et en garantissant la transparence et la stabilité du réseau.
Alors que le pays cherche à moderniser ses infrastructures énergétiques et à améliorer l’accès à l’électricité, le taux de desserte reste faible dans plusieurs régions, avec des coupures récurrentes affectant les ménages et les activités économiques.
Il faut rappeler qu’au mois d’avril passé, les agents de la Snel sont descendus dans la rue et ont manifesté leur mécontentement dans leur siége social à Gombe pour dénoncer la privatisation de cette importante entreprise publique de l’État congolais, seul actionnaire majoritaire.
Sam Nzita





