Le Ministère des Finances de la République démocratique du Congo annonce un tournant décisif dans la gestion de la paie des agents publics, avec le retour à la régularité des salaires dès ce mois d’avril. Une promesse forte, portée par une série de mesures correctives destinées à mettre un terme aux retards qui ont fragilisé le climat social ces derniers mois.
Réuni en session extraordinaire le 22 avril 2026, le Comité de Suivi de la Paie (CSP) a officiellement lancé les opérations de paiement des salaires pour l’ensemble des fonctionnaires de l’État. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne des instructions du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui entend rétablir une discipline budgétaire et sociale plus rigoureuse. Dès cette première phase, les militaires, les policiers et une grande partie du personnel enseignant figurent parmi les bénéficiaires prioritaires.
Au cœur de cette réforme, la sécurisation de la chaîne de dépense apparaît comme une priorité. L’ordonnateur délégué du CSP, Berry Kaniki, a détaillé un ensemble de mesures techniques visant à corriger les dysfonctionnements à l’origine des retards. Les banques commerciales et les opérateurs de paie ont été fermement rappelés à leurs obligations, notamment le respect strict du calendrier de paiement, la résolution rapide des anomalies informatiques et l’alimentation diligente des comptes des agents publics.
Dans une logique de transparence et d’efficacité, le CSP prévoit également le déploiement imminent de missions de contrôle sur le terrain. Ces équipes auront pour mission de vérifier le bon déroulement des opérations, de recueillir les réclamations des fonctionnaires et d’y apporter des solutions rapides, renforçant ainsi la confiance entre l’administration et ses agents.
Présent lors de cette réunion stratégique, le président de l’intersyndicale nationale de la Fonction publique, Fidèle Kiyangi Matangila, a salué les efforts engagés par les autorités financières. Dans un contexte économique et sécuritaire sous pression, cette initiative est perçue comme un signal fort en faveur de la stabilité sociale et du respect des engagements de l’État envers ses travailleurs.
Avec cette relance de la machine salariale, le gouvernement congolais joue une carte essentielle : restaurer la confiance, apaiser les tensions et réaffirmer sa capacité à garantir un fonctionnement régulier de l’administration publique.
NGK





