La scène footballistique congolaise continue d’alimenter débats et interrogations autour du renouvellement de ses instances dirigeantes. Alors que plusieurs candidatures étaient attendues pour la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association FECOFA, le nom de Lord Ndiwa figurait parmi ceux pressentis pour entrer dans la course. Pourtant, contre toute attente, il a finalement renoncé à déposer sa candidature.
Arrivé à Kinshasa pour déposer sa candidature, Lord Ndiwa dit avoir été confronté à plusieurs réalités et contraintes au sein de la Fédération congolaise de football association. Il évoque notamment un manque de soutien structurel accordé aux différentes composantes du football national, en particulier les catégories de jeunes.
Dans ce registre, il cite la situation de l’équipe nationale U17, engagée pour sa première participation à la Coupe d’Afrique des Nations de sa catégorie, et qui, selon lui, évolue dans des conditions marquées par l’abandon et un accompagnement insuffisant. Face à ce constat, il affirme donc avoir réorienter ses efforts vers un engagement prioritaire en faveur de l’encadrement et du soutien des Léopards U17, avec l’ambition de les conduire réellement vers la performance et le succès.
Mais au-delà de ces éléments, Lord Ndiwa évoque également un climat qu’il juge préoccupant au sein du football congolais, marqué selon lui par des pratiques malsaines au sein de la fédération, des contraintes internes et des tracasseries administratives. Des mécanismes qui, d’après ses propos, tendraient à privilégier certains intérêts individuels au détriment de l’intérêt supérieur du football national, créant ainsi un environnement peu propice à une gouvernance saine et transparente.
Lord Ndiwa a justifié son choix par une lecture personnelle du contexte actuel du football congolais, estimant que les défis du moment exigent davantage d’acteurs enracinés dans la réalité du terrain que des figures portées par des ambitions institutionnelles. Il a insisté sur la nécessité de privilégier l’action concrète, au contact direct des clubs, des joueurs et des structures de base, plutôt que de s’engager dans une compétition qu’il juge aujourd’hui inadaptée à ses priorités.
L’intéressé a également souligné qu’il demeure pleinement engagé dans ses efforts pour niveler vers le haut le football congolais et qu’il préfère concentrer ses efforts sur ses responsabilités actuelles, estimant que le moment n’est pas opportun pour une entrée dans une bataille électorale marquée, selon lui, par de nombreuses tensions et zones d’ombre. Cette position s’accompagne d’une volonté affichée de ne pas associer son nom à un processus qu’il considère comme potentiellement source de divisions.
Lord Ndiwa a laissé entendre que le football congolais traverse une phase critique qui nécessite des hommes de terrain, capables d’agir directement sur les réalités sportives plutôt que de s’inscrire dans des dynamiques administratives éloignées des préoccupations des acteurs de base. Une posture qui, selon lui, traduit une forme de responsabilité et de lucidité face à l’état actuel de la gouvernance du football national.
Ce retrait, bien que surprenant pour certains observateurs, relance néanmoins les discussions autour des enjeux de la transition à la tête de la FECOFA, dans un contexte où les attentes de réforme et de stabilité restent particulièrement fortes.
NGK





