Cinquante-deux ans d’attente balayés en une soirée, et un pactole à la clé. La République démocratique du Congo n’a pas seulement validé son billet pour la Coupe du monde 2026, elle a aussi rempli ses caisses. Dix millions de dollars empochés, symbole d’un retour fracassant sur la scène mondiale pour des Léopards qui n’entendent pas s’arrêter là.

Au cœur de cette renaissance, un homme : Sébastien Desabre, le sélectionneur n’a pas fui ses responsabilités. Interrogé par un médias étranger notoire, le ton est donné, clair, sans détour, presque à la manière d’un vestiaire avant un choc : viser les huitièmes de finale. « L’objectif, c’est de passer la première étape », martèle-t-il, lucide sur l’ampleur de la tâche mais déterminé à jouer chaque carte à fond.
Car le tirage n’a rien d’un cadeau. Dans le groupe K, les Congolais devront se mesurer au Portugal, à la Colombie et à l’Ouzbékistan. Trois styles, trois défis, une seule ambition : survivre. « On ne va pas se plaindre d’affronter les meilleures équipes du monde », insiste Desabre, qui promet une équipe prête à souffrir… et à surprendre.
Solide derrière, encore perfectible devant, la RDC avance avec ses certitudes et ses chantiers. Peu de buts encaissés, mais une efficacité offensive à peaufiner. Le technicien français le sait : pour exister au plus haut niveau, il faudra trouver le juste équilibre et proposer des schémas capables de déstabiliser des adversaires mieux armés sur le papier.

La dynamique, elle, est déjà là. Grâce à son succès en barrage face à la Jamaïque (1-0) au Mexique, la RDC grimpe au 46e rang mondial au classement de la FIFA, doublant notamment la Grèce et la Slovaquie. Sur le continent, les Léopards restent dans le top 10 africain, précisément à la 9e place, derrière des cadors comme le Maroc, le Sénégal ou le Nigeria.
Même au sommet du football mondial, la performance n’est pas passée inaperçue. Gianni Infantino a salué « une persévérance admirable enfin récompensée », se réjouissant de voir la RDC rejoindre « la Coupe du monde la plus spectaculaire de l’histoire ».
Reste désormais à transformer l’exploit en épopée. L’argent est là, la confiance aussi. Mais sur les pelouses américaines, canadiennes et mexicaines, seules compteront les vérités du terrain. Et dans un groupe relevé, les Léopards n’auront qu’une option : rugir encore plus fort.
Glad NGANGA





