À Kinshasa, une initiative inédite est en train de redessiner les contours du paysage culturel congolais. Le Centre culturel et artistique le Zoo a entamé une vaste opération de recensement des artistes évoluant en République démocratique du Congo, avec pour ambition de mieux structurer un secteur longtemps resté informel.
Porté par le nouveau directeur général de cette institution emblématique, ce projet vise dans un premier temps à établir une cartographie précise du nombre d’artistes actifs dans le pays. Derrière cette démarche statistique se cache un objectif bien plus large : offrir aux créateurs un accès réel à des services essentiels, notamment des soins médicaux, une assistance sociale et un accompagnement professionnel digne de leur contribution à la société.
Cette initiative, saluée par de nombreux acteurs du milieu culturel, marque une rupture avec les pratiques antérieures, où les artistes évoluaient souvent sans cadre structuré ni protection sociale. En intégrant toutes les disciplines – de la musique aux arts plastiques, en passant par le théâtre, la danse ou encore le cinéma – ce recensement se veut inclusif et représentatif de la richesse culturelle congolaise.
Au-delà des chiffres, c’est une reconnaissance institutionnelle qui se dessine pour les artistes, longtemps relégués aux marges des politiques publiques. Si le projet tient ses promesses, il pourrait ouvrir la voie à une véritable politique culturelle nationale, capable de soutenir durablement la création et de valoriser les talents locaux.
Une première en République démocratique du Congo, que beaucoup espèrent voir s’inscrire dans la durée et inspirer d’autres initiatives en faveur du développement culturel.
Deb’s Bukaka





