À Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo a ouvert vendredi 13 mars un atelier stratégique consacré à l’évaluation de la gestion de la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières destinée au financement des projets communautaires dans les zones d’exploitation. Cette rencontre, qui s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transparence et l’impact social des revenus miniers, réunit pendant quatre jours les responsables des organismes chargés de gérer ces fonds ainsi que des experts du comité de supervision.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre d’État aux Affaires sociales, Eve Bazaiba Masudi, et le ministre des Mines Louis Watum Kabamba, tous deux co-présidents du Comité de supervision, d’orientation, de suivi et de contrôle de cette dotation. Les autorités ont souligné l’importance de cette rencontre destinée à examiner le fonctionnement des Organismes spécialisés de gestion de la dotation (OS-DOT) et à mesurer l’impact réel des projets financés dans les communautés locales affectées par l’exploitation minière.
Prenant la parole devant les participants, le ministre des Mines a rappelé que le secteur minier demeure l’un des moteurs essentiels de l’économie congolaise, constituant un levier majeur pour la croissance nationale, la création d’emplois et l’accroissement des recettes publiques. Dans cette perspective, a-t-il expliqué, la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières a été instituée pour garantir une redistribution plus équitable des richesses naturelles en faveur des populations vivant à proximité des sites d’exploitation.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’une évaluation rigoureuse du dispositif. Selon lui, cet exercice doit permettre d’identifier sans complaisance les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets communautaires et de proposer des réformes capables de renforcer l’efficacité et la crédibilité des structures chargées de gérer ces ressources.
Les données présentées lors de l’ouverture des travaux témoignent de l’ampleur du mécanisme mis en place. Quarante-six organismes spécialisés ont été installés dans les principales provinces minières du pays, dont quarante-trois sont déjà opérationnels. Sur les 485 projets communautaires approuvés dans le cadre de la dotation, plus de deux cents sont achevés tandis qu’un nombre important est encore en cours de réalisation ou en phase de passation de marchés.
À l’issue de cet atelier, les participants devraient formuler des recommandations destinées à améliorer la gouvernance, la transparence et la performance du système de gestion de la dotation minière. Les autorités entendent ainsi consolider un mécanisme présenté comme essentiel pour transformer les richesses du sous-sol congolais en projets concrets de développement local, conformément à la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
NGK





