La situation devient préoccupante à Lubumbashi. Dans la nuit du 25 au 26 février 2026, près de 2.000 mètres de câbles haute tension ont été volés sur la ligne reliant le poste de Karavia au répartiteur Sud. Un énième acte de sabotage qui a plongé plusieurs communes dans le noir et paralysé une partie des activités socioéconomiques.
La Société nationale d’électricité (SNEL SA), par le biais de sa Direction Régionale Sud, a officiellement confirmé l’incident et dénoncé un acte criminel qui fragilise davantage un réseau déjà soumis à d’énormes pressions.
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Des quartiers entiers affectés
Les communes de Katuba, Kamalondo, Kampemba, Annexe, Lubumbashi et Kenya figurent parmi les zones impactées par cette coupure brutale. Ménages, commerces, structures sanitaires et services publics subissent de lourdes conséquences : perte de marchandises, interruption des soins, ralentissement des activités économiques.
Dans un contexte où l’électricité est un moteur essentiel de développement, ces sabotages répétés ne sont pas de simples incidents techniques : ils représentent un frein direct à la croissance et à la stabilité sociale.

Un réseau stratégique visé
Le vol de câbles haute tension ne relève pas d’un acte isolé. Il s’inscrit dans une série d’attaques qui ciblent les infrastructures publiques essentielles. Ces actes compromettent les investissements réalisés pour améliorer la desserte énergétique dans le Haut-Katanga et mettent en danger la sécurité des populations.
La SNEL rappelle que la manipulation de câbles haute tension par des personnes non qualifiées peut entraîner des électrocutions graves, voire mortelles, des incendies, des dégâts matériels considérables et une instabilité durable du réseau.

La SNEL mobilisée, mais seule face à un fléau…
L’entreprise publique a présenté ses excuses aux abonnés et assure que ses équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre pour rétablir la situation dans les plus brefs délais. Mais au-delà de la réparation urgente, la question de la sécurisation des installations demeure centrale.
La SNEL appelle la population à la vigilance et encourage la collaboration avec les forces de sécurité pour signaler tout comportement suspect autour des infrastructures électriques.
Un appel clair au gouvernement
Ces actes de sabotage ne peuvent plus être traités comme de simples faits divers. Ils appellent une réponse forte, coordonnée et durable de l’État. La protection des infrastructures stratégiques doit devenir une priorité nationale.
Il est temps que les autorités du pays, renforcent la surveillance des lignes électriques; sanctionnent sévèrement les réseaux de vol de câbles, Impliquent les communautés locales dans la protection des installations et mettent en place un dispositif permanent de sécurisation.
Car chaque câble volé, chaque ligne sabotée, c’est une ville plongée dans l’obscurité, des entreprises paralysées et des familles pénalisées.
L’électricité, un bien public à protéger
Le réseau électrique est un patrimoine commun. Le défendre, c’est défendre le développement, la santé publique, l’éducation et l’économie. À Lubumbashi, l’heure n’est plus seulement à la réparation. Elle est à l’action ferme et à la tolérance zéro contre le vol et le sabotage des infrastructures vitales.
La SNEL a tiré l’alarme. Il revient désormais aux autorités de transformer cette alerte en réponse sécuritaire et judiciaire à la hauteur de l’enjeu.
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