Le Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Etienne Tshimanga Mutombo, a été suspendu à titre conservatoire de ses fonctions par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, à travers un arrêté ministériel signé ce lundi 16 février 2026.
20 jours pour se défendre… des explications jugées insuffisantes
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Avant la décision de suspension, le Directeur général disposait d’un délai de 20 jours pour présenter ses moyens de défense dans le cadre d’une action disciplinaire ouverte à son encontre par l’autorité de tutelle.
Selon le ministère, le DG s’est effectivement expliqué dans le délai imparti. Toutefois, à l’analyse de ses réponses, le ministre a estimé que celles-ci n’ont pas levé les graves préoccupations soulevées, faisant ressortir des fautes lourdes de gestion.
C’est sur cette base que la décision de suspension conservatoire a été prise.
Un système parallèle et un manque à gagner préoccupant
Parmi les griefs retenus figurent notamment :
• L’installation d’un système informatique parallèle de contrôle des importations et des exportations ;
• La facilitation de l’usage frauduleux de fausses Attestations de Vérification (AV) ;
• Un manque à gagner important, évalué à des milliers de dollars américains ;
• Une gestion jugée chaotique des ressources humaines et financières ;
• Des faits d’insubordination.
Pour le ministère, ces dérives mettaient en péril un organisme public stratégique à caractère scientifique et technique, d’où « l’urgence de sauver du naufrage » l’institution.
Intérim et commission de redressement
Pendant la durée de la suspension, l’intérim du Directeur général sera assuré par la Directrice générale adjointe, Christellle Mwabulu, chargée de garantir la continuité des services.
En parallèle, il est institué une commission de redressement de l’OCC, dont la composition et les missions spécifiques seront fixées par un prochain arrêté ministériel.
La suspension ouvre également la voie à des mesures administratives et extra-administratives à charge du DG suspendu ainsi que des agents et cadres présumés complices.
Avec cette décision forte, le ministre du Commerce extérieur affiche sa volonté de restaurer la rigueur, la transparence et la discipline au sein de l’OCC, pilier du dispositif de contrôle du commerce extérieur en République démocratique du Congo.
NGK





