Quarante-huit heures après la suspension du directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Étienne Tshimanga, pour « fautes lourdes », le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a annoncé l’instauration d’une commission de redressement au sein de l’établissement public.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique de restauration de la transparence et de la gouvernance au sein de l’OCC, institution stratégique chargée du contrôle de la qualité, de la conformité et de la sécurité des produits en République démocratique du Congo.
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Une mission d’audit en dix jours
Selon les directives ministérielles, la commission de redressement aura pour mission de conduire, dans un délai strict de dix jours, un audit administratif et financier approfondi.
Les investigations porteront notamment sur :
- la gestion administrative interne ;
- l’examen des contrats en cours et passés ;
- l’évaluation des procédures de passation ;
- l’accès intégral aux comptes de l’institution.
L’objectif affiché est clair : établir un état des lieux précis de la gestion de l’OCC et formuler des recommandations immédiates pour assainir son fonctionnement.
Des instructions fermes à la DG intérimaire
Dans la foulée, le ministre a adressé de nouvelles directives à la directrice générale intérimaire, Christelle Muabilu, appelée à assurer la continuité du service public tout en facilitant pleinement le travail de la commission.
Elle devra garantir un accès sans entrave aux documents administratifs et financiers, ainsi qu’aux comptes bancaires de l’établissement. Le message du gouvernement est sans ambiguïté : aucune opacité ne sera tolérée.
Un signal politique fort
La suspension d’Étienne Tshimanga pour « fautes lourdes » avait déjà marqué un tournant. L’instauration rapide d’une commission de redressement confirme la volonté des autorités de renforcer la discipline et la redevabilité dans les entreprises publiques.
À travers cette démarche, le ministère du Commerce extérieur entend réaffirmer l’exigence de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des structures étatiques, dans un contexte où la crédibilité des institutions publiques demeure un enjeu majeur pour l’économie nationale.
Les conclusions de la commission sont désormais attendues dans les dix prochains jours.
NGK





