Un parfum d’histoire flotte à nouveau sur Kinshasa. Cinquante-deux ans après le mythique Rumble in the Jungle, la capitale de la République démocratique du Congo s’apprête à redevenir l’épicentre mondial de la boxe. Le 25 avril 2026, Mike Tyson et Floyd Mayweather doivent s’affronter dans un combat annoncé comme planétaire.
En 1974, c’est sous l’impulsion du président Mobutu Sese Seko que la RDC alors Zaïre avait accueilli l’affrontement historique entre Muhammad Ali et George Foreman. Un événement sportif devenu symbole politique et culturel, vitrine internationale d’un pays qui voulait affirmer sa puissance et son rayonnement.
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Plus d’un demi-siècle plus tard, c’est sous la présidence de Félix Tshisekedi que la RDC s’apprête à accueillir un nouveau choc des titans : Mike Tyson face à Floyd Mayweather Jr.. Une affiche inédite, qui marquerait leur première confrontation et surtout leur premier combat sur le sol africain.
L’annonce avait été faite en septembre 2025 par CSI Sports et Fight Sports, qui visaient initialement le printemps 2026. Après plusieurs mois de spéculations sur le lieu du combat, la RDC semble désormais tenir la corde pour accueillir ce qui s’annonce comme « l’un des plus grands événements de l’histoire du sport », selon les mots mêmes de Mike Tyson.
D’après The Ring, cette confrontation marquerait leur toute première opposition sur un ring. Plus encore : ce serait leur premier combat sur le sol africain. Un symbole fort. Un retour aux sources. Une résonance historique.
Le parallèle est saisissant. Hier, Ali contre Foreman. Aujourd’hui, Tyson contre Mayweather. Deux générations, deux styles, deux époques mais un même décor : Kinshasa, ville-mémoire du noble art.
Au-delà du ring, l’événement porte une dimension stratégique. À l’image de Mobutu qui avait utilisé le sport comme outil de rayonnement international, l’organisation de ce combat sous Félix Tshisekedi s’inscrit dans une volonté de repositionner la RDC sur la scène mondiale à travers des événements d’envergure.
Si le choc est confirmé dans tous ses détails logistiques, le 25 avril 2026 pourrait consacrer Kinshasa comme capitale historique et contemporaine de la boxe africaine. Une nuit où passé et présent se rencontreront. Une nuit où l’histoire du noble art pourrait, une fois encore, s’écrire au Congo.
Glad NGANGA





