Un nouvel épisode de haute gravité sécuritaire vient de secouer la ville de Kisangani ce jeudi 5 février 2026. Aux environs de 14h40 (heure locale), un drone hostile a ciblé l’aéroport international de Bangboka, situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. L’engin a été abattu sans faire de dégâts par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés, selon des sources sécuritaires concordantes.
L’attaque est attribuée à des groupes armés alliés au M23, appuyés par des forces étrangères, dans un contexte régional déjà explosif. Elle intervient trois jours seulement après la signature, à Doha le 2 février dernier, d’un énième accord de cessez-le-feu entre Kinshasa et Kigali — un accord dont la mise en œuvre est, une fois de plus, remise en cause sur le terrain.
Un cessez-le-feu déjà fragilisé
Pour plusieurs observateurs, cette deuxième tentative d’attaque confirme les sérieuses limites des engagements diplomatiques récents. « Les faits démontrent que le cessez-le-feu signé à Doha n’a pas été suivi d’effets concrets », estime une source proche du dossier sécuritaire. L’incident de Bangboka apparaît ainsi comme un nouvel acte de défi à l’autorité de l’État congolais et aux mécanismes régionaux de désescalade.
Bangboka, une infrastructure stratégique
L’aéroport international de Bangboka constitue un maillon vital pour la connectivité de la Tshopo, tant sur le plan économique qu’humanitaire et sécuritaire. Toute menace pesant sur cette infrastructure expose non seulement le trafic aérien, mais également le personnel aéroportuaire, les usagers et les populations riveraines.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour exiger du gouvernement central des mesures urgentes, claires et renforcées afin de garantir la protection durable du site et de prévenir toute récidive.
Appel au calme et à la vigilance
Alors que l’émotion reste vive à Kisangani, les autorités et acteurs locaux appellent la population à garder son calme et à éviter toute panique, objectif souvent recherché par les auteurs de ce type d’actions asymétriques. La vigilance citoyenne est néanmoins recommandée, dans un climat où la menace demeure diffuse.
Les services de sécurité promettent de fournir davantage de détails dans les prochaines heures, tandis que ce deuxième incident relance, une fois de plus, le débat sur l’efficacité des accords de cessez-le-feu et la nécessité d’une réponse étatique à la hauteur des enjeux sécuritaires à l’Est et au Centre du pays.
GM





