Le dialogue entre le pouvoir central et les institutions provinciales a connu, ce mardi 3 février 2026, un moment décisif. Reçu au Centre financier de Kinshasa, le caucus des députés provinciaux de la République démocratique du Congo, conduit par Mateus Kanga Londimo, président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, a obtenu des assurances claires du Vice-premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, sur l’amélioration de leurs conditions de travail.

Face au VPM, la délégation a dressé un tableau sans complaisance des difficultés qui asphyxient le fonctionnement des provinces. En ligne de mire : la faiblesse persistante de la rétrocession, les dysfonctionnements de la Caisse nationale de péréquation et l’accumulation d’arriérés dus aux institutions provinciales. Autant de contraintes financières qui, selon les élus, fragilisent la gouvernance locale et entravent l’exercice normal de leurs missions constitutionnelles.

Prenant la parole, Mateus Kanga Londimo a insisté sur l’urgence d’un réengagement de l’exécutif national. « Ces difficultés compromettent gravement le bon fonctionnement des assemblées provinciales et mettent en péril la continuité des services publics en province », a-t-il martelé, appelant à des réponses rapides et concrètes pour restaurer la crédibilité de l’État vis-à-vis des entités décentralisées.
Un message manifestement entendu par Adolphe Muzito. À l’issue de l’audience, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo a salué une attitude « attentive et proactive » du VPM du Budget. Selon lui, des instructions fermes ont été données pour que les réengagements budgétaires soient amorcés sans délai, avec la promesse d’un suivi rigoureux afin que les fonds parviennent effectivement aux provinces dans la chaîne de la dépense.
« Le Vice-premier ministre s’est engagé à accélérer le traitement des dossiers et à veiller à ce que les ressources allouées aux provinces soient transférées dans les délais requis, afin de renforcer la confiance entre le gouvernement central et les institutions provinciales », a-t-il déclaré.
Pour le caucus des députés provinciaux, cette rencontre marque un tournant. Elle est perçue comme un signal politique fort et un pas concret vers l’amélioration de leur condition de travail, mais aussi vers une meilleure prise en compte des réalités financières et administratives des provinces.
Reste désormais l’épreuve décisive : celle de la mise en œuvre effective des engagements pris.
La Rédaction





