La quiétude matinale de la capitale de la Tshopo a été brutalement rompue ce dernier samedi du mois de janvier par une attaque spectaculaire contre l’aéroport international de Bangboka, situé au PK 17 du centre-ville.
Des scènes de panique généralisée ont été observées parmi les passagers, le personnel aéroportuaire et les riverains, contraignant les autorités à fermer temporairement la plateforme aéroportuaire.
Selon plusieurs sources sécuritaires et civiles concordantes, l’aéroport aurait été la cible d’une attaque par drones kamikazes, attribuée par ces sources à des groupes armés hostiles opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par des éléments de coopération militaire étrangère présents sur le site, auraient réussi à intercepter et neutraliser deux drones avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs.
Un troisième engin volant non identifié se serait écrasé à quelques mètres seulement de la piste d’atterrissage, sans provoquer de dégâts majeurs ni de pertes humaines, selon les premières informations disponibles.
Un aéroport civil pris pour cible
Cette attaque suscite une vive inquiétude, l’aéroport de Bangboka étant une infrastructure strictement civile, essentielle à la desserte de la région et au transport humanitaire. Pour de nombreux observateurs, le choix de cette cible soulève de sérieuses questions quant au respect du droit international humanitaire, qui proscrit toute attaque délibérée contre des installations civiles.
Des sources locales estiment que cet acte pourrait s’inscrire dans une logique de pression politique, à la veille de discussions diplomatiques annoncées à Doha, prévues pour ce dimanche 1er février 2026, autour de la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Appels à la protection des civils et à une réaction diplomatique
Face à cette escalade, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une réaction ferme de la communauté internationale, notamment des États-Unis et de l’Union européenne, afin de condamner toute atteinte aux populations civiles et aux infrastructures non militaires.
À Kinshasa, le gouvernement est appelé à renforcer d’urgence les dispositifs de sécurité autour des sites stratégiques civils et à garantir la protection des citoyens contre toute menace extérieure.

Alors que l’aéroport de Bangboka reste sous haute surveillance, la population de Kisangani retient son souffle, redoutant que ce nouvel épisode n’annonce une extension inquiétante du conflit vers des zones jusque-là épargnées.
GM





