À la Cité de l’Union africaine, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a reçu, ce jeudi après-midi, le Panel des facilitateurs de l’Union africaine, marquant une étape cruciale dans les efforts diplomatiques pour stabiliser l’Est de la RDC et la région des Grands Lacs.
Dans le huis clos feutré de la Cité de l’Union africaine, la République démocratique du Congo a convoqué la diplomatie continentale à l’épreuve du réel. Le Chef de l’État congolais s’est entretenu avec une délégation de haut niveau du Panel des facilitateurs de l’Union africaine, engagée dans une tournée régionale destinée à relancer les initiatives de paix dans un espace géopolitique rongé par des décennies de conflits armés.
Lire aussi

Autour de la table : des figures chevronnées de la médiation africaine. Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria ; Sahle-Work Zewde, ex-Présidente de l’Éthiopie ; Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien Chef de l’État du Botswana ; Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République centrafricaine ; Yackoly Kokou Johnson, ministre délégué togolais représentant le médiateur Faure Gnassingbé ; et l’Ambassadeur Akok Manyuat Madut, émissaire de la Commission de l’Union africaine. Une constellation d’expériences, réunie autour d’un même impératif : enrayer la spirale de l’instabilité.
« Nous sommes dans une tournée. Nous allons écouter les uns et les autres et voir ce qui peut être fait pour le bien-être de cette population qui a beaucoup souffert depuis plusieurs décennies », a rappelé Mme Sahle-Work Zewde, soulignant que derrière les enjeux diplomatiques se cachent toujours des souffrances humaines qu’il faut impérativement soulager.
Face aux facilitateurs, Félix-Antoine Tshisekedi a salué leurs efforts et réaffirmé la position constante de Kinshasa : celle d’une paix durable, vérifiable et respectueuse des engagements pris par toutes les parties. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la stabilité régionale et d’inscrire les initiatives de paix dans des mécanismes concrets de suivi, afin que les engagements diplomatiques se traduisent en réalités tangibles sur le terrain.
Cette rencontre confirme la volonté de la RDC de jouer un rôle central dans le processus de médiation africaine et rappelle que la crise des Grands Lacs n’est pas une fatalité, mais un défi politique qui appelle des réponses coordonnées et courageuses.
La Rédaction





