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Et si le Congo n’était pas différent de Madagascar !Lettre de Kimpa Vita à la Génération Kimpa-Lumumba (GKL)

25 janvier 2026
dans Nation
La rédactionPar La rédaction
Et si le Congo n’était pas différent de Madagascar !Lettre de Kimpa Vita à la Génération Kimpa-Lumumba (GKL)

Une Tribune de Thierry Nlandu Mayamba, Professeur à la Faculté des Lettres Université de Kinshasa, Consultant en développement organisationnel E-mail : [email protected]

Du fond de ma tombe, je vous ai entendu, une énième fois, évoquer mon nom et celui de Lumumba pour l’associer à la lutte que vous menez contre un nouveau colon. Je dois avouer que votre dernière évocation a fait tourner, 7X77 fois, mes os du fond de cette tombe oubliée dont vous ne connaissez même pas le site. Mais puisque vous avez décidé de me réveiller, je vais tenter de lire les évènements actuels, avec vous, pour comprendre pourquoi et comment tous ceux qui, comme moi, ont souffert de mon temps, avions décidé de nous débarrasser de la peur pour changer le cours de notre histoire commune. Evoquer Kimpa Vita et Lumumba, aujourd’hui, c’est faire appel à cet esprit qui refuse toute exploitation et tout esclavagisme. Si, hier, l’oppresseur c’était le colon blanc, aujourd’hui, je regrette, l’oppresseur n’est autre que toi mon frère congolais et toi ma sœur congolaise au pouvoir. C’est donc à vous et à notre jeunesse que j’adresse cette lettre afin que nous cessions de commettre les mêmes erreurs pour donner enfin l’espoir à tous ces jeunes longtemps meurtris.Hier, l’arrogance des colons leur a fait dire et croire que les Congolais n’étaient pas prêts pour l’indépendance et que le mouvement qui avait commencé en Afrique de l’Ouest n’affecterait pas le Congo dont les habitants seraient « différents » des autres peuples du continent africain. La naïveté des colons ne leur a pas fait voir arriver le tsunami qui allait les emporter. Un match de football, un seul, associé étrangement à un mouvement socio-politique, a déclenché le « tango-ntangu » de l’indépendance du Congo ! Les évènements se sont accélérés. Les Congolais, « différents des autres peuples d’Afrique », avaient entendu et repris, avec leur talent de musiciens, la Rumba qui célèbre la liberté et qui rythme la fin de la colonisation. Ce sera sous les airs de notre célèbre « indépendant cha-cha » que les Belges constateront les dégâts de leur méconnaissance de ce peuple.Hier récent, lorsque la vague de la démocratisation du continent commence à souffler à travers l’Afrique, les thuriféraires autour de Mobutu tirent étrangement les mêmes conclusions. Tous sont unanimes et affirment, sans ambages que « la vague Conférence Nationale » n’atteindra pas le Congo parce que « les Congolais sont différents des autres peuples d’Afrique » ! Et puis, « le contexte congolais ne s’y prête pas ! ». Cette grossière erreur d’appréciation a coûté cher à Mobutu et ses acolytes. La Conférence Nationale Souveraine a bel et bien eu lieu. Sans succès, Mobutu et ses partisans ont voulu la transformer en Congrès du MPR. La dynamique de la salle avait tracé une autre direction qui devait conduire à une alternance pacifique vers une gouvernance démocratique. Têtu, le clan Mobutu est allé jusqu’au suicide ! Nous connaissons tous la suite.Aujourd’hui, l’histoire se répète sous nos yeux. Par mimétisme d’un passé aux conséquences désastreuses et tragiques pour les dirigeants imbus de leurs pouvoirs, aujourd’hui, comme hier récent, les durs de l’actuel régime refusent, dans leurs propos et gestuels, de lire les signes des temps et répètent, à qui veut les entendre, que « le Congo n’était pas le Burkina » ou encore que « les jeunes congolais sont différents des jeunes malgaches et que le contexte congolais n’est pas semblable au contexte malgache » !

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Nos gouvernants continuent, étrangement, à ne pas voir l’effet contagieux des mouvements des jeunes qui, du Népal en passant par le Pérou, le Burkina, Madagascar et la Tanzanie montrent combien cette nouvelle jeunesse en détresse n’est pas « différente » dans ses aspirations à plus de dignité. Kimpa Vita avoue ne pas être surprise par ce qui arrive à son peuple depuis l’indépendance. Elle se rend compte de l’arrogance de l’ignorance qui a élu domicile dans notre maison commune qui, chaque jour, consacre le règne des incompétents. Notre peuple et nos jeunes célèbrent et vénèrent leurs propres bourreaux, tous ces « médiocres » qui exercent le pouvoir et les font souffrir. Tous, élites pensantes et commun des Congolais, nous valorisons l’incompétence qui place les moins aptes d’entre nous, issus de nos ethnies, à la tête des institutions du pays. A chaque tournant décisif de l’histoire de notre pays, au sortir de nos nombreuses révoltes et rébellions sans oublier nos multiples infructueux dialogues, concertations, accords et autres pactes sociaux, toutes des métaphores vives sans lendemain salvateur pour notre peuple, les « compétents » de toutes nos communautés s’effacent pour laisser la place aux « médiocres ». Ces derniers avec leurs complices internationaux et sous régionaux se montrent très habiles à se saisir du pouvoir, à le conserver et à se le transmettre grâce à une stratégie connue qui repose sur cinq ficelles de la manipulation au cœur de notre théâtre des marionnettes.

•Dans notre pays, les postes sont attribués aux plus fidèles, aux arrivistes et aux plus proches familialement et ethniquement. Ici, ceux qui en savent le moins sont au pouvoir. Ici, « incompétence » et « arrogance » riment à merveille. Ici, l’incompétence est valorisée. Elle s’affiche, se promeut et exige respect ! Ici, l’incompétence cesse d’être une gêne et devient une méthode gouvernementale. Car ceux et celles qui sont au pouvoir ne recherchent pas la profondeur, mais plutôt, l’obéissance et la fidélité. Ils n’ont pas besoin de gouverner par la raison. Ils gouvernent par l’émotion, grâce à un système éducatif devenu un vaste marché qui décourage la pensée critique pour nous vendre des diplômes « alongi na ye » qui valident notre ignorance collective.

Pour mieux interpréter ce tableau pittoresque dont nos gouvernants sont les auteurs et nous les stupides admirateurs, il suffit de s’approprier les pensées de Friedrich Nietzsche, Arthur Schopenhauer et Dietrich Bonhoeffer. C’est en revisitant ces penseurs que, moi, KImpa Vita comprends mieux le dernier stade de notre stupidité collective, lorsque les médiocres de notre société deviennent nos leaders, grâce à notre silence coupable.

On saisit alors ce qui justifie le rejet si pas l’exclusion de tous ces hommes et femmes brillants de toutes les institutions à travers le pays. On comprend aisément le pourquoi du choix privilégié des médiocres. En effet, ces derniers ne représentent aucun danger pour celui qui gouverne qui, en fait, les choisis pour leur capacité d’administrer son pouvoir et donc de le conserver. En effet, le pouvoir qui organise notre état, hier comme aujourd’hui, récompense la conformité et recherche l’obéissance. Il est, de manière permanente et passionnée, en quête des médiocres, de ceux qui sont faciles à domestiquer, des manipulables, ou encore, comme on le dit chez nous, : des « maîtrisables ».

Les incompétents sont recrutés parmi les moins contestataires d’entre nous ; des diplômés ou pas qui, pour leur propre sécurité et pour la conservation de leurs avantages, sont moins menaçants et ne remettent jamais en question les limites établies du pouvoir en place. Sur cette terre Congo, qui, à petite dose, tue la méritocratie, moins tu penses, plus tu es considéré et accepté ; moins tu poses de questions, plus tu es en sécurité et plus tu es moyen, plus tu es promouvable. Ici, le manque de profondeur se transforme en avantage. Et les hommes et femmes compétents sont la risée de tous ! Ce sont des arrogants, des ennemis du peuple. Il n’y a pas de quoi les admirer. Bien au contraire, il faut les traquer, ; les éliminer parce qu’ils sont dangereux !

•Nos dirigeants, d’hier comme d’aujourd’hui, travaillent pour leurs intérêts et ceux de leurs réseaux. C’est un secret de polichinelle, dans notre pays, comme dans la Camorra sicilienne et les gangs : fraudes, pots-de – vin, extorsions, détournements à grande échelle des fonds publics et à des fins d’enrichissement personnel, copinage et alliances négociées ont la peau dure et font bon ménage. Et pour faciliter cette débauche quoi de mieux que d’affaiblir les contrepouvoirs et les voix dissidentes. La corruption à ciel ouvert suffit pour neutraliser notre appareil judiciaire, nos médias et nos divers systèmes officiels de contrôle (Parlement. IGF, Cours des comptes, etc.)

•Pour faire passer cette pilule amère, nos dirigeants ont comme puissant outil la manipulation : mensonge, rumeur, propagande, bouc émissaire, tout est bon pour façonner notre opinion publique à l’avantage des incompétents au pouvoir. Nos dirigeants nous désinforment en permanence, car ils sont convaincus qu’une population congolaise ignorante est une population congolaise obéissante ; une masse congolaise distraite et sans capacité d’analyse critique est une masse congolaise infiniment malléable.

•Enfin, afin de renforcer leur emprise sur nous, ils recourent à une arme lourde : la fourberie et la non reconnaissance systématique de leurs nombreuses fautes et autres trahisons. Nos gouvernants se protègent entre eux, et les responsabilités de leurs bévues sont systématiquement rejetées ailleurs, sur les autres, nous, leurs ennemis ou opposants ; nous, les non-patriotes qui, selon eux, voulons dialoguer avec les agresseurs ! Dans notre pays, la mauvaise foi, la malhonnêteté et le mensonge ne sont plus des fautes mais des stratégies gouvernementales. C’est de la politique ! Nous sommes au stade où les menteurs qui nous gouvernent croient en leurs propres mensonges ; des mensonges qui naissent de leur incapacité radicale à distinguer la réalité de la fantaisie. Il suffit de les entendre parler, sans profondeur ; mais avec une certitude théâtrale de « réformes », « d’innovations technologiques », de « patriotisme », de « souveraineté », de « pouvoir d’achat », de « gratuité de l’enseignement », de « santé universelle », du « Wifi gratuit » dans les milieux universitaires, de la « lutte contre la corruption », de « relance de l’agriculture », de « Kinshasa zéro trous », « d’infrastructures nouvelles et surtout modernes », de « Tshilejelu », « de victoires diplomatiques », etc. Nos gouvernants sont convaincus qu’ils n’ont pas besoin de penser en profondeur pour nous gouverner ; il suffit juste de parler avec un volume élevé de voix ; de faire des déclarations non cohérentes, souvent contradictoires et surtout appuyées par une multitude de gestes grandioses, visibles, mais souvent sans significations. Une simple simulation des connaissances suffit pour nous gouverner, nous, cette masse distraite que nous sommes devenus !

En définitive, vous comprenez pourquoi des dirigeants suffisants et surs de leur emprise sur vous restent sourds et aveugles au point de ne pas réaliser combien les jeunes d’hier et d’aujourd’hui sont allergiques aux dirigeants, frères et sœurs noirs, tous des anthropophages qui, à petit feu, mangent leurs fils et filles.Etrangement, au lieu de tirer les véritables leçons des différentes insurrections des jeunes de par le monde, des insurrections qui, visiblement, réveillent la conscience des jeunes Congolais, l’arrogance actuelle de ceux qui sont au pouvoir les empêche de voir venir le cyclone qui s’est mis en route depuis l’île de Madagascar pour souffler sur la Tanzanie et sans doute le continent à partir de sa partie Est ! Sincèrement, je ne sais pas si je me trompe. Mais j’ai comme l’impression que nos dirigeants se rêvent encore aujourd’hui, les uns, comme des Léopold II des temps modernes et les autres, comme ces gouverneurs Belges du temps de l’EIC taillant notre terre à tous en carrés miniers, pétroliers, en bassins d’eau potable et en portions de terres arables à vendre aux enchères aux étrangers à travers des projets trompeurs habillés en pagnes aux dessins métaphores baptisés tantôt « cinq chantiers » ou encore « Tshilejelu » pour faire mono-ethnique ; des projets mensonges, d’une arrogance qui plonge le pays dans un deuil qui veut aller au-delà de nos 65 ans d’indépendance ; des projets qui repoussent nos jeunes dans des camps de réfugiés, à la périphérie du savoir, de l’avoir et du valoir ; des projets qui, en définitive, privent nos jeunes de leurs terres et les transforment en étrangers sur leurs propres terres, avec pour seul refuge les nombreux camps de « déplacés internes ». Sur ces sites, ces jeunes en détresse, sans lendemain, abandonnés à eux-mêmes, seront livrés à la merci des professionnels de l’humanitaire qui écument les régions d’Afrique pour y jouer aux bons Samaritains ! A vous qui, sans cesse, évoquez mon nom et celui de Lumumba, sachez que de notre temps comme en tout temps, toutes ces inconstances évoquées ci-dessus ont poussé les jeunes et les peuples à prendre conscience qu’ils n’avaient qu’un seul choix : celui de se battre et de mourir pour un idéal de liberté et de prospérité différent du cauchemar qu’offrent les dirigeants congolais d’aujourd’hui. Si ceux-ci l’ignorent ; ce sont ces conditions inhumaines qui animent la volonté des jeunes de tous les pays du monde et les invitent à rompre avec la gestion inhumaine de la nation. Demain les couleurs de notre drapeau national feront partie de la fresque de la renaissance politique de cette jeunesse congolaise qui fait des études pour célébrer des diplômes qui n’offrent pas d’emplois !Que les dirigeants actuels ne s’y trompent pas. Le silence actuel est le temps que les jeunes s’accordent pour comprendre et faire comprendre aux autres que Madagascar n’est pas si « différent » du Congo. Aux dirigeants actuels qui feignent de l’ignorer, Kimpa Vita rappelle que nos jeunes ne sont plus ces naïfs d’hier. Grâce à l’internet et aux réseaux sociaux, ils sont au courant de beaucoup de choses :

•Nos jeunes savent que l’acte créateur du pouvoir en RDC comme dans beaucoup de pays d’Afrique est souvent un rapt électoral signé Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), communauté internationale et silence coupable de tout un peuple.

•Nos jeunes comprennent qu’à Madagascar comme en RDC, le peuple vit une démocratie de façade, faite d’élections tronquées qui confèrent une illégitimité permanente aux régimes dotés d’institutions dites démocratiques avec des majorités mécaniques au parlement et une opposition qui, à chaque formation de gouvernement, est réduite en peau de chagrin à la suite de nombreux débauchages.

•Nos jeunes réalisent que les dirigeants têtus de ces « différents » pays ont souvent droit au même et unique message et traitement de la part des Maîtres du monde. Ils font tous preuve de la même réticence à obéir au nom d’une souveraineté étiquette jusqu’au jour où devenu « orange sans jus », ils seront jetés dans la poubelle, cimetière, des chefs d’états marionnettes d’Afrique. Etrange comme « le laboratoire Madagascar » rappelle, aujourd’hui, à tous ces hommes d’état « différents » que leurs « différences » sont pleines de similitudes et devraient faire réfléchir ceux qui, parmi eux, s’acharnent à manipuler les règles du jeu constitutionnel imposées par leurs différents peuples !La Génération KL se rend compte que, comme hier, les églises traditionnelles, malgré leurs faiblesses humaines, restent les seules oasis porteuses des aspirations légitimes des peuples à un mieux-être. Aujourd’hui, dans beaucoup de pays africains aux « dirigeants différents », les églises traditionnelles sont la véritable opposition à la perpétuelle déshumanisation qu’imposent les dirigeants africains d’hier comme d’aujourd’hui. L’archevêque d’Ouagadougou, Mgr Philippe Ouédraogo était sans doute frère dans la foi du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya ! Quant à Monseigneur Joan de Dieu Raoelison d’Antanarivo n’est-il pas frère de souffrance de Monseigneur Fridolin Ambongo de Kinshasa ? Ces deux églises « différentes » qui fonctionnent dans des pays « différents » entonnent subitement le même cantique et organisent, sur le même rythme et une cadence jumelle, une révolution non-violente contre des systèmes, régimes rétrogrades et inhumains. La voix de ces églises, sœurs siamoises, résonnent de la même manière dans ces pays « différents ». De manière permanente et avec pertinence, elles interpellent tous les adeptes de fausses « différences » qui ne cherchent qu’à démobiliser les jeunes du Congo.Les jeunes de la Génération KL sont étrangement surpris de constater qu’en RDC, comme à Madagascar, l’absence d’état est sœur d’impunité ; le népotisme est acolyte d’une démocratie de façade ; le chômage a pour cousine la pauvreté; les violations massives des droits humains ont pour complice un service judiciaire boiteux et des services de sécurité fragmentés et organisés en factions où chaque responsable a ses hommes ; les élections aux tricheries à ciel ouvert ont pour témoins des chrétiens et chrétiennes, tous devenus « crétins » parce qu’animés par une éthique chrétienne douteuse et monnayable à souhait, etc… Aujourd’hui, moi Kimpa Vita, je vois le gros nuage qui annonce la tornade qui enverra les uns en exil forcé et les innocents aux sacrifices, préludes des négociations au goût de revanche et qui ne reconstruisent jamais le Congo. En effet, à chaque révolte voulue révolution, notre terre se retrouve meurtrie par une recherche de paix sans justice sous le patronage des Maîtres de ce monde soucieux de préserver leurs corridors d’approvisionnement en minerais rares qui foisonnent dans le sous-sol si pas à ciel ouvert sur cette terre de Conrad. Aujourd’hui plus qu’hier, Kimpa Vita est réconfortée par la lucidité de tous ces jeunes congolaises et congolais qui refusent d’être tournés en bourriques par des animateurs de réformes qui n’offrent que mirages et fictions.Aujourd’hui plus qu’hier, ces jeunes de partout à travers le pays sont debout pour guérir cette nation malade d’un leadership qui ne rivalise de créativité que pour trouver des stratagèmes qui permettront de garder le pouvoir. Tous les scénarii y passent avec, malheureusement, une seule constance, celle du déjà connu. Malheureusement pour les gouvernants, devant l’échec certain de tous les scenarii en gestation, même le jeune fou du coin de ma rue sait que la prolongation du mandat présidentiel dépendra du silence de la jeunesse et du peuple souffrant du Congo ou mieux du camp qui prendra peur dans les deux dernières années du présent mandat présidentiel. Si nos dirigeants se sont, de tous les temps, acharnés à transférer la peur dans le camp de la population et de la jeunesse congolaise, je reste convaincu qu’au regard de la misère grandissante de cette jeunesse, la peur finira, un jour, par se retrouver sur l’autre rive de la Lubilanshi, dans le camp de ceux et celles qui, sans remords conduisent le pays à la dérive. Ce jour-là, débarrassée de toute peur, la Génération KL se dressera fièrement pour entonner l’hymne sacré de sa liberté, fort de sa foi et de son espérance.

Encore une fois, cette jeunesse puisera sa force dans la certitude que Dieu est avec ces jeunes persécutés qui, chaque jour, sacrifient leurs vies tout au long de ce combat pour une démocratie respectueuse de l’humain en terre congolaise. Ils sont morts. Ils sont vivants, porteurs de cette flamme qui chaque jour, provoque notre dignité humaine. Chaque petite victoire en route vers un état de droit sera, pour nous tous, une occasion de recueillement et de célébration des noms comme : Floribert Chebeya, Bazana, Franck Ngykie et son épouse, Papua Muamba, Serge Maheshe, Didas Namushimba, Mgr Muzirwa, Mgr Kataliko, MBuuza Mabe, Mamadou Ndala, Bahuma, Boteti, Hervé Bena Kalala , Héritier Ibanda, José Fataki, Mambimbi Kianga, Jean Baptiste Landene, Godefroid Namwisi,Thérèse Kapangala, Husein Ngandu Kisene, Jackson Kabadiatshi Mazango, Benjamin Muingilau, Serge Kikunda, Matthieu Mfuamba, l’inconnu de Lemba au camp Kabila, Rossy Mukendi Tshimanga, Eric Bolokoloko, Luc Kalula et tant d’autres morts dans l’anonymat et enterrés dans les nombreuses fosses communes connues et inconnues à travers le pays meurtris.Tous ces jeunes sont certes morts ; mais ils restent toujours en vie car ils ont toujours été forts de la certitude que « Dieu est Yahvé, Dieu avec nous, Dieu libérateur… » (Jean 21,3) / De là où ils se trouvent, ils invitent la Génération KL à prendre courage et à se relever à chaque fois que ses bourreaux la forceront à s’agenouiller. Dans cette démarche qui sauve, le jeune congolais de la Génération KL découvrira chaque jour davantage qu’il ne doit plus craindre tous ceux qui veulent tuer son corps physique. Il doit plutôt craindre tous ceux qui tuent son âme. Le slogan mobilisateur qui fait peur plus qu’une machette « Tramotina » sera toujours : « Tozali na biiso bibembe. Tokufa kala. « Mikolo ekoya ekozala ya kunda na biiso mpe ya sekwa na biiso ! » Entendez : « Nous ne sommes que des cadavres. Nous sommes déjà morts. Demain sera jour de notre enterrement et de notre résurrection ! ». Demain, comme par un tour de magie, la Génération KL retournera la peur d’où elle sera venue. Tout le monde s’agitera à l’intérieur comme à l’extérieur et se posera des questions sur l’origine de cette maturation jugée précoce par ceux qui ne comptent pas les années de souffrances de cette jeunesse ? Jusqu’où pourra aller une jeunesse qui réalise que son corps physique n’a plus d’importance et qu’il doit sauver son âme pour lui éviter un sort qui serait plus tragique ? Qui aura fait cette révélation lourde de conséquences à cette jeunesse que des années de servitudes auraient dû rendre insensible à sa propre souffrance ? Aujourd’hui, Dieu éclaire notre jeunesse sur les nombreux détournements à coup de millions de dollars des uns et des autres, sur les viols et autres violences. Il démasque la fausse propagande et tentative de manipulation des dirigeants actuels et de leurs nombreux communicateurs complices sur les réseaux sociaux et autres radio-télévisions du pays. « Le temps est proche » (Apocalypse1, 3) car le plan de Dieu pour le Congo entre dans sa phase finale ! Que fera la jeunesse congolaise de la Génération KL ? Rien d’exceptionnel. Elle imitera les autres jeunes du monde qui, lors de cette dernière décennie, se sont mobilisés pour faire comprendre à leurs frères et sœurs, gouvernants, qu’ils ne gouvernent pas dans le respect du droit à la vie de leurs concitoyens et concitoyennes. Comme tout récemment au Népal, Pérou et à Madagascar, notre jeunesse donne rendez-vous à l’humanité toute entière à une date qu’elle fixera pour célébrer la vie. A cette date, la jeunesse congolaise à qui les dirigeants anciens comme nouveaux n’ont offert que des espaces de liberté de façade, sera à nouveau dans la rue avec en main des rameaux pour un 16 février de « mandalala ». Demain, chaque 16 février sera “un autre jour”. Répétez cette phrase sacrée qui redonne espoir aux jeunes meurtris : “Jeunesse congolaise, n’aie pas peur ! Tu auras une vie abondante dans la Paix du Seigneur. Il vaut la peine de te mettre debout et de lutter pour la mériter ».En définitive, croyez-moi, personne parmi nos dirigeants ni institutions répressives ne maitrisent l’élément déclencheur de Madagascar en RDC. Parole de Kimpa Vita, personne n’est en mesure de prédire d’où proviendra l’étincelle qui mettra le feu aux poudres ni quel arbitre sifflera ce troisième pénalty injuste qui soulèvera, comme un seul homme et une seule femme, tout un stade avide d’un changement non pas de personne mais de système pour tout simplement vivre différemment. Ce que l’on ne maitrise pas c’est le moment où la détonation se produira. Ce que les dirigeants ignorent, c’est qui allumera la mèche de cette bombe à retardement ni à partir d’où il le fera. Mais ce qui est certain c’est que de n’importe quel coin de ce pays où la bombe explosera, elle aura des ondes de choc dans les 26 provinces de notre pays dans un ordre que je ne maîtrise point.Au regard du tableau qu’offre notre pays actuellement, il est évident que pour le transformer, il nous faudra le bousculer. Les jeunes de la Génération KL nous invitent à refuser de continuer à obéir à tous ceux de nos frères et sœurs, au pouvoir, qui nous asservissent. La force de ces derniers réside dans notre obéissance, dans notre propre complicité et dans nos silences. Nous sommes, en effet, victimes de notre célébration en masse ou mieux de notre adoration des incompétents qui, une fois au pouvoir, nous maintiennent dans l’ignorance.Coupons le cordon ombilical de cette obéissance et notre société sera libérée ! Il nous faut sortir de l’actuelle hypnose collective qui nous fait vénérer ceux qui nous font mal et nous détruisent. Il est plus que temps que l’incompétence et la médiocrité redeviennent une gêne et cessent d’être un pouvoir absolu. Pour arriver à cette révolution non violente, il faut que chacun et chacune de nous et qu’ensemble, en tant que nation, que même à terre, nous restions debout pour mettre en place des politiques qui favorisent la compétence et non la loyauté et la fidélité à la tribu ni encore moins aux « Guide éclairé », « Raîs » et autres « Béton ». Il faut qu’on se mette en marche et qu’on arrête d’argumenter, car l’argumentation est inefficace avec notre peuple qui, chaque jour, devient de moins en moins rationnel par la magie d’une désinformation systématique. Nos jeunes doivent cesser de rêver devenir ces communicateurs et autres influenceurs « tik-tokeurs » de régimes à travers les réseaux sociaux et autres chaînes de radio-télévisions devenues des médias qui amplifient le système, récompensent le sensationnalisme, le spectaculaire et non l’analyse critique. Il faut que, tous ensemble, nous cessions de croire que l’incompétence est plus sûre que l’excellence et que les gens brillants doivent feindre la stupidité pour survivre socialement. Non la compétence n’est pas un désavantage social ! Nous devons redevenir ces hommes et femmes capables de penser par nous-mêmes ; des humains qui questionnent, interrogent la stupidité et les mensonges de nos hiérarchies ; des êtres qui ne viennent pas avec des questions qui réaffirment le pouvoir néfaste de nos hiérarchies perverses. Manifestement, le doute n’est plus possible. Il est évident, aujourd’hui, que l’identification, la sélection et la promotion des médiocres à la tête de nos multiples institutions, en lieu et place des hommes et femmes brillants, n’est pas le fait du hasard. Il émane de la volonté consciente d’un pouvoir ou mieux d’un système qui les sélectionne et orchestre leur promotion de manière systémique. C’est le fruit d’un système qui, à l’extérieur comme à l’intérieur de notre pays, a une peur bleue de l’excellence, car elle est gênante ; remet en question les veilles pratiques et exige constamment que le pouvoir en place justifie son existence. Pour tous ceux qui ont tendance à ne pas le reconnaître, tout récemment, en 2016-2017, autour du Comité Laïc de Coordination (CLC), c’est l’excellence des fils et filles de notre pays qui nous a tous mobilisé pour refuser le changement de notre constitution et favoriser ainsi la transition pacifique du pouvoir au grand respect de notre constitution. Cet exploit n’a pas été celui d’un seul homme. Cet acte de bravoure porte les noms et les visages de toute cette génération de fils et filles congolais qui vivent, chaque aujourd’hui, convaincus qu’ils vont mourir chaque demain. C’est à leurs esprits que, moi Kimpa Vita, je fais appel, aujourd’hui, pour rallumer la flamme de la vie dans tous nos corps décrétés en résilience pour mieux accepter l’inacceptable.Aux médiocres, les armes, la ruse et l’incompétence. A la Génération Kimpa-Lumumba (GKL), la victoire !

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