« Un dialogue politique dit « inclusif », dans le contexte actuel, n’achèvera pas la crise congolaise : il achèvera la RDC elle-même ». Dieudonné Nkishi.
Depuis plus de vingt ans, le dialogue sert d’arme d’infiltration. À chaque cycle, le même scénario se répète : des groupes armés soutenus de l’extérieur imposent la violence, puis exigent un siège à la table politique ; ensuite, ils intègrent l’armée par le brassage et le mixage ; enfin, les Forces armées de la RDC sont affaiblies de l’intérieur, fragmentées, infiltrées, neutralisées. C’est une stratégie, pas une fatalité.Soutenir aujourd’hui un dialogue inclusif, alors que les Nations unies désignent clairement le Rwanda comme pays agresseur, c’est accepter une capitulation politique déguisée, c’est offrir à l’ennemi ce qu’il n’a pas réussi à obtenir par les armes.Il est urgent, salutaire et vital de s’opposer à ce nouvel épisode d’infiltration institutionnelle.À défaut, il faut avoir le courage de le dire : nous assisterons à la disparition progressive de la RDC, non pas par une défaite militaire frontale, mais par un démantèlement interne organisé.Face à des criminels qui, en quittant la ville d’Uvira, se sont illustrés par un pillage violent et généralisé, en laissant derrière eux un bilan humain lourd, continuer à parler de dialogue inclusif relève non seulement de la naïveté, mais de l’aveuglement politique. On ne dialogue pas avec des bourreaux en armes. On les neutralise, on les juge.Le dialogue ne peut pas être l’autre nom de l’impunité.Le dialogue ne peut pas servir à blanchir des crimes ni à récompenser la violence.Le dialogue ne peut pas être utilisé pour affaiblir les FARDC au profit d’agendas étrangers.Pas de dialogue sans vérité.Pas de vérité sans justice.Pas de République sans armée forte.Dialoguer avec des fusils encore fumants, c’est signer l’acte de décès de l’État.


