Alors que la phase à élimination directe de la CAN bat son plein, une enquête révèle les salaires des sélectionneurs. Vladimir Petkovic (Algérie) caracole en tête avec 135 000 euros mensuels, loin devant Walid Regragui (Maroc), pourtant grand favori, à la quatrième place. Un classement qui soulève des questions.La Coupe d’Afrique des Nations 2025 n’est pas seulement une bataille de joueurs, mais aussi une confrontation de sélectionneurs.Une enquête du média Sportune, publiée en décembre 2025, dévoile pour la première fois l’écart abyssal entre les rémunérations des techniciens présents au Maroc.Et le classement réserve quelques surprises.En tête du palmarès financier, l’Algérie confirme son statut de pays le plus dépensier. Vladimir Petkovic, le sélectionneur des Fennecs, toucherait environ 135 000 euros par mois, un montant colossal à l’échelle africaine. Cette somme reste cependant inférieure aux près de 205 000 euros mensuels perçus par son prédécesseur, Djamel Belmadi.Malgré cet effort financier, l’Algérie a été éliminée en quarts de finale par le Nigeria.Selon plusieurs médias algériens, Petkovic aurait néanmoins encaissé des primes substantielles pour la qualification à la CAN (100 000 €) et à la Coupe du Monde 2026 (400 000 €), un échec relatif qui questionne le retour sur investissement.La grande surprise vient de la quatrième place du Maroc. Walid Regragui, le coach des Lions de l’Atlas et architecte de la demi-finale historique au Mondial 2022, toucherait entre 70 000 et 90 000 euros par mois, bien moins que Petkovic.En fin de contrat en 2026, son salaire est compensé par un système de primes importantes liées aux performances, mais l’écart avec la tête reste frappant.Juste devant Regragui, on trouve deux techniciens : le Belge Hugo Broos et l’Ivoirien Émerse Faé, crédités d’environ 75 000 euros chacun. Broos, champion d’Afrique en 2017, est un vétéran respecté. Faé, lui, a vu sa cote exploser après le sacre inattendu de la Côte d’Ivoire en 2024, alors qu’il n’était qu’intérimaire.Le Top 5 est complété par Éric Sékou Chelle (Nigeria), à environ 55 000 euros, dont le parcours en CAN est venu conforter la confiance de sa fédération après l’échec des qualifications au Mondial.En bas du classement, des sélectionneurs comme Pape Thiaw (Sénégal) sont bien moins rémunérés, ce qui relance le débat sur la valorisation des techniciens africains. Les Lions de la Teranga, pourtant champions en 2022 et finalistes en 2024, sont dirigés par un coach dont le salaire ne reflète pas le statut de l’équipe.Ce classement dévoile ainsi une réalité économique à deux vitesses. D’un côté, des fédérations puissantes qui misent gros sur des techniciens étrangers ; de l’autre, des champions africains dont les sélectionneurs, souvent locaux, doivent se contenter de salaires bien inférieurs. La CAN 2025 démontre que la victoire n’a pas toujours le même prix.
Tiré d’Africatoplove





