La République démocratique du Congo va, encore, clôturer l’année sur une note négative avec une partie de sa superficie amputée et sous contrôle de son voisin, le Rwanda dirigé par l’un des hommes les plus forts du 21e siècle, Paul Kagame. C’est depuis le 13 juin 2022 que le géant des collines Kigali a décidé de reprendre ses expéditions militaires sur les riches terres du Congo Belge à partir de la cité frontalière d’Ouganda du nom de Bunagana.
Après la chute de cette cité, les expéditions militaires de Kagame ont connu des grands et rapides succès avec le concours de certains congolais qui rejoindront cette aventure qui a causé plusieurs morts et des milliers des déplacés internes.
C’est le cas de l’ancien président de la centrale électorale indépendante, CENI et originaire de la province du Haut-uele, Corneille Nangaa ; des anciens figures des rébellions qui durent depuis plus de 30 ans comme Bertrand Bisimwa, originaire du Sud-Kivu; Magloire Paluku, abattu comme un chien le 10 décembre dernier et dont le corps sans vie a été retrouvé dans les rues de Goma. Plusieurs cadres du régime de Kabila fils comme Henri Magie, originaire de la Tshopo et autres aussi ont fait allégeance à Paul Kagame.
Ils créeront alors l’Alliance du Fleuve Congo, AFC, la branche politico- administrative de la rébellion du M23 soutenue par le géant des collines Kigali.
C’est après la chute des grandes villes comme Goma, Bukavu et Uvira que l’opinion congolaise comprit, enfin , ce que le chef de l’état congolais Félix Tshisekedi dénonçait depuis toujours : » l’Armée congolaise était, réellement, très infiltrée ».
D’où son refus du processus de brassage ou de mixage. Pas de dialogue avec des congolais qui soutiennent les agresseurs, ne cesse de répéter le président de la République.
L’épisode de la chute de ces deux grandes et stratégiques villes avait mis en évidence la faiblesse des institutions de la République démocratique du Congo qui avait été sapée de fond en comble par les services rwandais: de la Présidence, en passant par le Parlement, la Justice, l’Armée, la Police, les institutions d’Appui à la démocratie comme la CENI, les médias, tout était sous contrôle de Kigali. Ayant compris la faiblesse des congolais, peuple jouisseur et très corruptibles avec sa classe gangrenée d’anti-valeurs, Kagame avait réussi à placer ses hommes de confiance partout avec ses officines. Certains anciens du FCC, famille politique du président honoraire Kabila Joseph, qui ont rejoint Félix Tshisekedi dans l’Union sacrée, témoignent que toute nomination dans le gouvernement comme dans toutes les institutions etaient dictées depuis Kigali. Durant ces années, Kigali avait affaibli toutes les institutions tout en appauvrissant plusieurs cadres et agents congolais. L’on se souvient de la précarité dans laquelle vivaient les fonctionnaires de l’état, les médecins, les professeurs d’université avec la vente des syllabus sans oublier les policiers et militaires clochards qui avaient même du mal à s’offrir une tenue. L’état n’en offrait même pas assez une dotation. Des camps militaires étaient spoliés même des champs de tire vendus.
Les conséquences de ces années de galère sont encore palpables de nos jours, car Kagame avait bien cerné les faiblesses de l’homme congolais, sa mauvaise mentalité de jouisseur, quémandeur, de corrompu et corrupteur aimant la facilité, « ba ndumba »(des prostitués).
Joseph Kabila avait lancé même une campagne de changement de mentalité, lui qui se plaignait souvent de n’avoir pas réussi à s’entourer de douze bons conseillers sérieux.
Les congolais, intellectuels comme d’autres étaient , selon ce cas de figure, une nullité.
Ils nous ont guettés!
Comme un prophète, avant sa mort, M’zee Laurent Désiré Kabila appelait les congolais à un éveil patriotique. Ce sursaut nationaliste reste de mise pour la libération totale du peuple congolais du joug de l’oppresseur, non seulement, rwandais et ses supplétifs de l’AFC-M23 mais surtout de l’impérialisme.
Sam Nzita


