Le fils de l’ancien chef de l’état Mobutu Sese Seko et ministre honoraire, Nzanga Mobutu interpelle les congolais, et plus particulièrement, les jeunes sur le danger de la communication en ce moment particulier où les médias étrangers, des réseaux sociaux comme des canaux fabriqués par l’envahisseur Rwandais relaient des fausses informations depuis la chute de la ville d’Uvira dont voici la quintessence :
Il faut revenir à un fait essentiel que beaucoup ont oublié. Lors de l’invasion du Zaïre en 1996 et 1997, le Rwanda n’a pas seulement avancé militairement : il a remporté, en parallèle, la guerre de la communication. Cette victoire médiatique a façonné les perceptions internationales, brouillé les responsabilités, affaibli notre voix et rendu inaudible la vérité de notre peuple. La propagande qui s’est alors déployée a préparé l’opinion mondiale à accepter l’inacceptable, laissant le Zaïre isolé et vulnérable.
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Cette expérience doit aujourd’hui nous servir de leçon et d’avertissement. Les mécanismes qui nous ont fragilisés hier reviennent, sous d’autres formes, avec d’autres outils. Le M23, comme l’AFDL jadis, fonctionne comme une véritable cinquième colonne, combinant actions militaires et stratégies sophistiquées d’influence. La confrontation ne se déroule plus uniquement dans nos collines ou nos villes : elle se joue désormais dans les médias internationaux, sur les réseaux sociaux, dans les récits fabriqués et diffusés pour manipuler les esprits.
C’est pourquoi j’appelle mes tous mes compatriotes, en particulier les jeunes, si présents et actifs en ligne à une vigilance absolue. Faites attention à ce que vous regardez, à ce que vous partagez, à ce que vous considérez comme vrai. La désinformation n’est pas un bruit de fond : c’est une arme, une arme silencieuse mais redoutable, qui fragilise les nations, dilue la cohésion et prépare le terrain à d’autres formes d’agression.
Ce message est un appel patriotique. Nous devons défendre notre pays aussi sur le terrain des idées, là où se construisent les perceptions et où se forgent les légitimités. Nous devons reprendre la maîtrise de notre récit national, refuser que d’autres parlent à notre place, nous définissent ou nous opposent.
La souveraineté ne se protège pas seulement par les armes : elle se protège également par la conscience, la lucidité et l’unité.
Nous avons payé un tribut extrêmement lourd en 1996-1997. Nous n’avons pas le droit de laisser l’histoire se répéter. Que chacun de nous devienne un rempart contre la manipulation, un relais de vérité et un acteur de cohésion nationale.
L’avenir de notre pays en dépend.
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