L’investisseur énergétique américain Hydro-Link et le Gouvernement de la République Démocratique du Congo scellent un accord historique pour l’approvisionnement en énergie hydroélectrique excédentaire de l’Angola via une ligne transfrontalière de 1,5 milliard de dollars.

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Première journée. Premières retombées.
À l’occasion du Forum Économique et d’Investissement USA-RDC, le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, et Paul Hinks, PDG de Hydro-Link LLC, investisseur énergétique basé à New York, ont procédé à la signature d’un Mémorandum d’Entente (#MoU) portant sur la construction d’une ligne de transport d’électricité transfrontalière de 1 150 kilomètres, évaluée à 1,5 milliard de dollars, reliant l’Angola à la RDC.
Dans un contexte où les activités minières et industrielles en République Démocratique du Congo, riche en ressources stratégiques, sont souvent entravées par un approvisionnement électrique insuffisant et instable, ce projet d’envergure se présente comme une solution significative.
La mise en service de la ligne de transmission, prévue pour 2029, permettra de transporter l’excédent d’énergie hydroélectrique en provenance d’Angola vers les zones minières de cuivre et de terres rares du Copperbelt congolais, situées dans le sud-est du pays, qui requièrent d’importantes quantités d’électricité.
Cet accord témoigne également de la mise en œuvre pratique du Pilier IV du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), axé sur l’accès aux services de base, notamment l’Axe Stratégique 4.1.1, qui vise à garantir l’accès à l’énergie grâce à des investissements dans les infrastructures électriques essentielles pour la croissance économique et le bien-être des populations.
Il reflète le renouveau de l’intérêt des autorités gouvernementales et des entreprises américaines pour l’investissement en Afrique.
À ce sujet, Paul Hinks a déclaré: «Hydro-Link représente un investissement stratégique qui fournira 1 200 MW d’électricité fiable et à prix abordable aux populations et industries d’Angola et de RDC. Ce projet intégrera des matériaux de qualité supérieure en provenance des États-Unis, ce qui entraînera des créations d’emplois dans les usines américaines et plusieurs milliers de postes en Angola et en RDC»
Le ministre Sakombi Molendo a affirmé de son coté: «Cet accord est une étape cruciale pour la sécurité énergétique et le développement économique durable de la République Démocratique du Congo. En tirant parti du surplus hydroélectrique de l’Angola et en développant une infrastructure transfrontalière robuste, nous répondons aux besoins impératifs de nos secteurs industriel et minier, tout en établissant les bases d’un accès durable à une électricité propre et fiable pour nos concitoyens. Le Gouvernement de la RDC soutient pleinement ce projet transformateur et les partenariats stratégiques qu’il entraîne».
Monsieur Haim Taib, fondateur et président du groupe Mitrelli et de Menomadin, des partenaires et investisseurs majeurs d’Hydro-Link, a dit : «Ce partenariat stratégique s’inscrit dans notre engagement à stimuler l’économie régionale à travers des infrastructures durables. Au-delà du développement industriel, il est essentiel que l’accès à l’énergie favorise l’autonomisation des communautés locales, soutienne le progrès social et crée de nouvelles opportunités pour les millions de personnes vivant le long de cet axe vital reliant l’Angola et la RDC.
Il convient de mentionner qu’Hydro-Link- a également conclu un accord similaire avec le gouvernement angolais, ainsi qu’un partenariat d’investissement significatif avec le groupe Mitrelli, basé en Suisse, qui ajoute au projet plusieurs décennies d’expérience sur le terrain. Enfin, la société d’ingénierie et de conseil Sargent & Lundy, établie à Chicago et reconnue comme leader mondial dans le secteur énergétique, agira en tant que maître d’ouvrage délégué et ingénierie indépendante pour ce projet d’envergure.
Avec AfricaNews




