Les journaux parus ce vendredi dans la capitale congolaise braquent leurs projecteurs sur un sujet majeur : la recevabilité au Sénat de la proposition de loi initiée par le Professeur Modeste Bahati Lukwebo, visant la protection des femmes contre les violences et discriminations liées au genre.
Selon AfricaNews, ce texte, déposé le 10 octobre 2024, a constitué le cœur des débats en plénière. Les sénateurs ont multiplié avis et propositions, estimant que la démarche met particulièrement l’accent sur la lutte contre le harcèlement sexuel, tout en englobant d’autres formes de discrimination dans le milieu professionnel et familial.
De son côté, Infos 27 souligne que la chambre haute du Parlement a jugé cette proposition recevable et l’a envoyée à la commission mixte socio-culturelle, genre, famille et enfant pour un examen approfondi. Ce média y voit un tournant législatif dans la protection des droits des femmes en RDC.
L’Agence congolaise de presse (ACP) rapporte cependant les réserves de la rapporteure du Sénat, Nefertiti Ngudianza. Pour l’élue du Kongo Central, l’intitulé du texte couvre un champ trop large, risquant de créer des confusions juridiques. « On nous propose une loi portant protection des femmes, autres personnes victimes de violences domestiques et de discriminations liées au genre. Un sujet qui emporte en lui-même autant de questions qui touchent autant de lois », a-t-elle averti.
En parallèle, La Vraie Thématique publie un communiqué de Médecins sans frontières (MSF) qui tire la sonnette d’alarme. Dans la province du Maniema, et plus précisément à Salamabila, l’organisation dit constater une hausse inquiétante des cas de violences sexuelles. Depuis 2019, près de 16 445 survivantes ont été prises en charge, malgré les efforts déjà entrepris au niveau national.
Sur un tout autre registre, Le Quotidien se penche sur l’économie et note une baisse des prix des produits de base à Kinshasa, conséquence du raffermissement du franc congolais face au dollar. Au rond-point Ngaba, un sac de 50 kg de maïs en provenance du Kongo Central se vend désormais 170 000 FC, contre 230 000 FC il y a quelques jours. Le sucre, le ciment, le haricot, la boîte de tomates, le lait ou encore le manioc connaissent également une tendance baissière, offrant un bol d’air aux ménages kinois.
Glad NGANGA


