Le chef coutumier du village Molokai, Papa Wemba de son vrai nom Shungu Wembadio dit » M’zee, fut , non seulement, un ambassadeur de la musique congolaise moderne, mais également, de la musique traditionnelle de sa chère tribu Tetela. Ce dernier a su valoriser les chansons de son terroir.
C’est le cas de la chanson » M’Fonu Yami » ( Mes tracas, mes contrariétés).
Ce tube lui a été écrit par un de ses paroliers nommé Paulin(Sic), qui habitait Matete et d’origine Tetela.
L’essentiel de la thématique est axé sur les contrariétés de l’amour maternel et grand-parental qui tiraille le cœur du chanteur entre son amour filial ou complexe d’Œdipe pour et vis-à-vis de sa propre mère et son désir de paternité qui risque de lui vider les avantages du complexe de jocaste de sa mère adorée..
Ce morceau enregistré alors que le Nkuru avait le vent en poupe sur la scène internationale fit danser mêmes les japonais bien qu’ils ne savaient interpréter la langue Tetela. Envoûtés par le rythme saccadé comme savaient le faire les artistes de talent que seul Jules Wembadio savait sélectionner surtout du côté rythmique, c’est tout le monde qui se laissait aller sans savoir ce que voulait dire » Mfumu Yani ». On s’imagine tout simplement que les mots « Mfumu (Dieu) Yani (soleil) » peuvent signifier » créateur « .
Deb’s Bukaka





