Les journaux kinois parus ce matin braquent leurs projecteurs sur deux fronts brûlants : d’une part, les consultations budgétaires lancées par le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, et de l’autre, les pétitions qui menacent la stabilité des bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, à quelques jours de l’ouverture de la session budgétaire.
La méthode Muzito : transparence et concertation
Lire aussi
La Référence Plus ouvre le bal avec ce titre : « Adolphe Muzito consulte tous les ministères pour affiner les prévisions ». Le quotidien souligne que le patron du Budget a entamé depuis le 2 septembre un cycle inédit de concertations avec les ministres sectoriels, afin d’aligner leurs priorités avant l’arbitrage de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Pour ce journal, il s’agit d’une démarche « innovante » qui vise à rendre le processus plus participatif.
Dans le même sillage, Infos 27 estime que cette méthode tranche avec les pratiques anciennes « trop souvent marquées par l’opacité et l’arbitraire des chiffres ». Pour ce tabloïd, la démarche Muzito apparaît comme « une respiration démocratique dans la fabrique des finances publiques », avec un objectif clair : bâtir un budget 2026 réaliste, discipliné et orienté vers des résultats tangibles.
Pétitions à l’horizon : Kamerhe et Lukonde sous pression
Mais pendant que le Budget se prépare, le climat politique se tend. Le Phare révèle que les présidiums des deux chambres du Parlement sont menacés par des pétitions. À l’Assemblée nationale, le président Vital Kamerhe serait visé, tandis qu’au Sénat, c’est Jean-Michel Sama Lukonde qui pourrait être fragilisé. Le quotidien alerte sur le risque de voir ce bras de fer politique compromettre le vote du budget 2026 et ébranler la stabilité institutionnelle.
Forum des As va plus loin : selon ses informations, une centaine de députés nationaux auraient déjà signé une pétition contre le bureau de l’Assemblée nationale. Et Vital Kamerhe ne serait pas seul en ligne de mire. Jacques Djoli, Chimène Polipoli Lunda et Grâce Neema Paininye, respectivement rapporteur, questeur et questeur adjointe, seraient également dans le collimateur des pétitionnaires.
Des élus dénoncent un « acharnement »
Enfin, Le Potentiel offre une autre lecture. Pour ce quotidien, ces offensives contre les présidents des chambres parlementaires relèveraient d’un « acharnement », car le budget de fonctionnement de l’Assemblée nationale aurait déjà subi une coupe sévère de près de 40 %, affectant jusqu’à l’achat de fournitures de base.
La Rédaction





