Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, vendredi 22 août, une résolution ferme exigeant le retrait immédiat des rebelles du M23 des zones qu’ils occupent dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que la cessation des hostilités qui ensanglantent la région.
Une décision saluée comme un signal fort
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« Cette résolution répond aux attentes de la communauté internationale et des pays de la région en faveur d’un arrêt des violences. Le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités, c’est pourquoi nous avons voté en faveur de ce texte », a déclaré le représentant de la Chine à l’ONU, mettant en avant la gravité de la situation.
De son côté, le représentant du Royaume-Uni a dénoncé des violations « absolument inacceptables » perpétrées ces dernières semaines par le M23 dans l’Est de la RDC. Il a insisté sur le caractère contraignant et symbolique du texte adopté, en rappelant l’exigence d’un cessez-le-feu immédiat, du retrait du M23 de Goma et de Bukavu, ainsi que du respect du droit international humanitaire et du mandat de la MONUSCO.
Souveraineté congolaise au cœur des débats
Le diplomate britannique a également mis en garde contre toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, rappelant les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies. Dans son intervention, il a soutenu l’appel lancé au retrait des forces rwandaises du territoire congolais, avertissant que le Conseil de sécurité « devra envisager d’autres actions » si la résolution n’est pas respectée.
Une région en crise
Cette décision intervient dans un contexte de forte tension dans l’Est de la RDC, où le mouvement rebelle du M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda, multiplie les affrontements et provoque des déplacements massifs de populations civiles.
Kinshasa, tout comme plusieurs capitales africaines, espère désormais que ce texte de l’ONU contribuera à mettre fin aux violences et à ouvrir la voie vers un règlement politique durable de la crise.
La Rédaction





