Le ciel de Nairobi avait ce parfum électrique que seuls les grands rendez-vous savent distiller. Ce jeudi 14 août, dans les heures vespérales, le Moi International Sports Centre Kasarani a été le théâtre d’une deuxième victoire consécutive des Léopards A’ de la République démocratique du Congo, qui ont signé un succès précieux (2-0) face aux Palancas Negras d’Angola, s’offrant ainsi le droit de rêver encore à une qualification pour le quart de finale du CHAN PAMOJA 2024 qui se joue en 2025.
Une première période sous haute tension
Dès les premières minutes, le ton était donné : l’Angola avançait ses pions avec audace. Mais face à cette marée noire, un mur humain se dressait : Brudel Efonge. Sur deux frappes surpuissantes, le portier congolais s’est envolé, bras tendus, doigts crispés, pour repousser le danger. Deux gestes venus d’ailleurs, qui ont glacé les ambitions angolaises. Les tribunes, en majorité acquises aux Léopards, ont explosé à chaque parade.

Basiala Amongo, chef d’orchestre
La rencontre bascule en seconde période. À la 58e minute, un coup franc excentré sur la gauche, pris avec assurance par Âgée Basiala Amongo. Sa frappe longue et flottante vient trouver la tête de Jephté Kitambala, lancé comme une flèche au cœur de la défense angolaise. La balle file au fond : 1-0. Le banc congolais s’embrase, Otis Ngoma lève le poing, le public rugit.

Le coaching gagnant
À la 63e minute, l’entraîneur congolais tente un pari : faire entrer Jonathan Mokonzi Katumbwe. Sept minutes plus tard, Basiala Amongo, encore lui, dépose un corner millimétré dans la surface. Mokonzi s’élève, ferme les yeux un instant, frappe la balle du front… et trompe le gardien. 2-0. L’histoire retiendra que l’homme qui avait manqué une tête décisive contre le Kenya a cette fois trouvé la cible, et offert à son pays un bol d’oxygène.

Brudel Efonge, héritier des légendes
Mais si la RDC a pu dérouler, c’est bien grâce à son dernier rempart. Brudel Efonge, élu homme du match, a écœuré les Angolais. Serein, imperturbable, il a stoppé toutes les tentatives adverses, s’inscrivant dans la lignée des Kidiaba, Paulin Tokala, Tubilandu ou Kazadi. Mieux encore : il devient le troisième gardien élu homme du match dans cette 8e édition du CHAN, après ses homologues malgache et kényan.

Une finale avant l’heure contre le Maroc
Avec cette victoire, les Léopards A’ restent troisièmes de leur poule, derrière le Maroc, tombeur de la Zambie (3-1). Dimanche, ce sera la “finale” du groupe A. RDC contre Maroc, deux nations chacune titrée deux fois dans l’histoire du CHAN. L’enjeu est clair : les hommes d’Otis Ngoma devront impérativement s’imposer pour se hisser en quarts de finale. Tout autre résultat les condamnerait à rentrer au pays.
Dans les couloirs du Kasarani, on sentait déjà l’impatience. Les chants des supporters congolais résonnaient encore dans la nuit kenyane. Dimanche, il faudra non seulement rugir… mais mordre.
Glad NGANGA




