Quand il était président, Charles de Gaulle considérait que l’argent public devait rester sacré.À l’Élysée, il refusait catégoriquement que la moindre dépense personnelle soit prise en charge par l’État.Son épouse, Yvonne de Gaulle, tenait un petit carnet dans lequel elle notait avec précision toutes les dépenses familiales : électricité, nourriture, vêtements, savon… Chaque mois, elle adressait un chèque au Trésor public pour rembourser ces frais privés.Un jour, le comptable de l’Élysée lui fit remarquer que cela n’était pas nécessaire.Elle lui répondit simplement :« Monsieur, tout ce qui n’est pas public est privé, et ce qui est privé, nous le payons nous-mêmes. »Même leurs enfants et petits-enfants n’étaient pas autorisés à utiliser les voitures officielles pour leurs besoins personnels.Le Général rejetait les privilèges liés à sa fonction : il réglait lui-même toutes ses dépenses privées à l’Élysée, jusqu’au prix du savon ou des repas familiaux.Il refusa même son salaire présidentiel, préférant vivre uniquement de sa pension de général.À sa mort, il ne possédait aucune fortune importante, seulement sa maison de Colombey-les-Deux-Églises, acquise avant la guerre.On raconte également qu’il envoyait parfois des chèques au Trésor public lorsqu’il soupçonnait qu’une dépense privée avait pu être réglée par erreur avec de l’argent de l’État.
Page d’histoire: « Heureux le peuple qui chante et qui danse »(Mobutu Sese seko)
Au début des années 1970, le Zaïre entre dans une phase nouvelle de son histoire politique et culturelle. Mobutu Sese...





