Face à la grogne persistante des habitants de Kinshasa, la Société Nationale d’Électricité (SNEL S.A) a tenu à clarifier l’opinion publique sur les difficultés actuelles de desserte en énergie électrique. Dans une mise au point détaillée, l’entreprise publique met en avant des contraintes essentiellement techniques, aggravées par une croissance démographique fulgurante que les infrastructures existantes peinent à suivre.
Selon la SNEL, la capacité de production électrique de la capitale remonte à 1982, époque où la ville ne comptait qu’environ 4 millions d’habitants pour une puissance estimée à 580 mégawatts. Quatre décennies plus tard, alors que la population kinoise dépasse désormais les 20 millions, cette capacité est restée quasiment inchangée. Un décalage structurel qui explique en grande partie les délestages récurrents observés dans plusieurs communes.
Sous la direction actuelle du Directeur général, Teddy Lwamba Muba, la SNEL affirme gérer au mieux cette pénurie énergétique en organisant des coupures tournantes, tout en tentant de maintenir un minimum de stabilité sur son réseau. L’entreprise insiste sur le fait que plusieurs pannes et perturbations échappent à son contrôle, notamment celles liées à des facteurs techniques ou naturels.
Dans le même élan, la société souligne que les équipements de grande capacité nécessaires à la maintenance et à l’extension du réseau ne sont pas toujours disponibles localement. Leur acquisition à l’étranger implique des délais souvent longs entre la commande et la livraison. Par ailleurs, un vaste programme de renouvellement des installations jugées vétustes est en cours, alors que les stocks de pièces essentielles étaient jusque-là inexistants.
Malgré ces contraintes, la SNEL se veut rassurante. Elle promet une amélioration progressive de la desserte électrique, tant à Kinshasa que sur l’ensemble du territoire national. Une dynamique qui s’inscrit dans les orientations fixées par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, en faveur d’un meilleur accès des ménages congolais à l’énergie.
Dans cette perspective, une annonce jugée encourageante a été faite : l’acquisition, attendue d’ici mai 2026, d’un nouveau transformateur d’une capacité de 100 MVA destiné à renforcer l’alimentation électrique de la capitale. Un investissement qui devrait, selon la SNEL, contribuer à réduire sensiblement les délestages.
À travers cette sortie médiatique, la SNEL entend également lutter contre la désinformation et les critiques qu’elle juge infondées. Elle appelle à une meilleure compréhension des réalités techniques du secteur, tout en réaffirmant son engagement à améliorer durablement la qualité de ses services.
Sphynxrdc.com





