Urgent: malaise à la faculté de droit à l’Unikin, une réunion des chefs des départements convoquée ce samedi

faculté de droit, Unikin

Suite à une forte tension qui règne à la faculté de droit entre le doyen, le professeur Jean Louis Essambo et certains chefs de département dont celui du droit public, Ivon Mingashang qui demandent sa démission, une réunion urgente est convoquée le samedi 26 février, renseigne une source de la même faculté.

Il est reproché à l’actuel doyen de cette faculté, Jean Louis Essambo, plusieurs griefs comme on peut le lire dans la lettre lui adressée par le chef de département du droit public, le professeur Ivan Mingashang:

1.vous êtes coupable, depuis votre prise de fonction de doyen à la tête de notre faculté, des comportements caractérisés par la complaisance, le règlement de comptes, le tribalisme à outrance, le clientélisme et le favoritisme dans le traitement de dossiers de recrutement et de promotion, le tripatouillage des jurys des mémoires de 3 ème cycle et de thèses de doctorat, complicité tacite ou manifeste avec le système de monnayage de cotes, d’accommodement avec la pratique décriée de « jury stratégique » en deuxième licence, etc. Et tout cela en revenant même arbitrairement et subrepticement sur des décisions coulées en force de chose jugée, sans manquer, lorsque l’objectif le requiert, de procéder purement et simplement à l’altération de la substance des procès-verbaux des départements qui vous gênent dans votre irrémédiable élan destructeur de tout ce qui représente l’ordre, la beauté et la vertu. Autrement dit, à cause de votre incapacité à faire preuve de détachement quelconque vis-à-vis de tout ce qui sonne et trébuche les âmes vulnérables spirituellement parlant, vos actions et décisions sont particulièrement teintées d’intérêt au sens propre comme au sens figuré de ce terme ;

2.     vous n’êtes pas capable de raisonner et de réfléchir autrement qu’en puisant des ressources disponibles dans votre registre sémantique primaire et originel, à tel enseigne que l’arrière-fond de votre management à la faculté est fondé sur une approche outrancièrement intéressée par ce réflexe de survie tissé principalement sur fond de fibres affectives. En d’autres termes, votre logiciel de gouvernance de la faculté est conçu et configuré en fonction des repères éthiques très discutables au regard des objectifs de neutralité axiologique, de la transparence dans la gestion et surtout par rapport à l’impératif constitutionnel d’égalité des citoyens devant la loi et d’accès de tous à de services publics et d’intérêt général ;

3.     vous manquez indiscutablement de vision propre et de projet de visibilité de la faculté. L’intérêt excessif que vous accordez au maniement d’entrée et sortie des espèces numéraires a réduit la fonction de doyen à un simple agent d’intendance en charge de la supervision de nettoyage des murs et d’organisation des servicestraiteurs à l’occasion des manifestations dépourvues de tout quelconque intérêt scientifique que vous planifiez en marge de toute opportunité vraie ou supposée ;

4.     votre incapacité à concevoir et proposer ne fût-ce qu’un ordre du jour susceptible de favoriser un débat de fond sur les enjeux relatifs à l’avenir de la faculté, lors des réunions du conseil et du bureau facultaires ou des rencontres informelles avec les membres du corps scientifique et administratif illustre davantage le degré de votre impréparation à assumer la fonction de doyen de cette faculté. L’opportunisme de votre ambition à le devenir coûte que coûte sans jamais avoir assumé une fonction académique à un échelon quelconque au préalable échoue ainsi souvent dans un excès angoissant de bavardage ridicule là où l’on attend de vous argumentation logique et cohérente face aux défis qui se posent dans ce contexte spécifique de notre société ;

5.     et d’ailleurs à ce sujet, toutes les activités scientifiques et culturelles qui sont susceptibles de contribuer au rayonnement de la faculté, ou qui répondent carrément à sa mission de recherche et d’enseignement, ne vous préoccupent guère. Quand vous ne réussissez pas à les neutraliser, vous les bafouez carrément et simplement sans autre forme de procès. Il en va ainsi même lorsque c’est le Recteur de l’Université en personne qui fait le déplacement en ville ou à la faculté pour encourager ou inaugurer des cérémonies du genre ;

6.     en témoigne, notamment, votre absence remarquable.

Interrogé à ce sujet, un professeur de la même faculté qui a préféré garder l’anonymat a dit que cela n’engage que le chef de département de droit public, le professeur Mingashanga qui est en guerre ouverte avec l’actuel doyen :

 » Si l’on ne gère pas bien cette guerre tribale entre luba et tetela qui veulent garder l’Imperium de cette faculté, qu’ils ont toujours eu, d’ailleurs, depuis des lustres, il y a péril dans la demeure. On ne peut pas comprendre que cette gangrène ethno-tribale observée dans le milieu politique puisse gagner le milieu scientifique ».

Sam Nzita

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