Union sacrée de la Nation: Bernard Kasusula salue le pragmatisme de Félix Tshisekedi



La date du 24 octobre 2020 restera à jamais gravée dans la mémoire des congolais. C’est, en effet, ce jour que l’actuel président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi Tshilombo, a annoncé la création de l’union sacrée de la nation, USN, en sigle.

Ce grand avènement n’a pas laissé indifférent plus d’un esprit averti et aiguisé comme c’est  le cas du vice-premier ministre honoraire de l’intérieur et affaires coutumières sous Mobutu, Bernard Kasusula, qui salue ce grand tournant politique et historique tout en félicitant pour le Chef d l’état pour le pragmatisme dont il fait montre. Ce membre du Conseil économique et sociale n’a pas mâché les mots devant la rapidité avec laquelle cette vision du Chef de l’état prend forme: la désignation d’un informateur en la personne du Sénateur Bahati Lukwebo qui a permis au Chef de l’Etat de dégager une majorité au niveau de l’Assemblée nationale ; l’élection de Christophe Mboso, son ancien collègue dans le gouvernement Birindwa et donc de sa génération, comme président; l’élection des membres du bureau définitif  du Sénat attendue le mardi 02 mars prochain et, enfin, la désignation du nouveau premier ministre, Sama Lukonde, qui est en pleine consultation des partis politiques, regroupements politiques, organisations de la société civile et personnalités politiques pour ma composition du prochain gouvernement issu de l’Union sacrée de la nation.  En bon analyste et soucieux de voir un Congo plus beau qu’avant pour les futures générations, ce notable de l’ancienne province orientale, n’a pas caché son admiration de voir un jeune de 43 ans occuper le poste de Premier Ministre:

« Je me réjouis de voir la finesse avec laquelle le Chef de l’état nomme ses collaborateurs. A l’assemblée nationale c’est quelqu’un de mon âge, de ma génération, et au gouvernement , il nomme un jeune plein des talents, plein de dynamisme, intelligent avec beaucoup d’expériences déjà comme on dit aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des jours. Je le félicite « .


Bernard Kasusula reste optimiste quant à la suite de la mise en œuvre de la vision du Chef de l’état car le nouveau gouvernement issu de l’union sacrée de la nation devra proposer son programme au niveau de l’assemblée nationale. Il se réjouit également que quelques points fondamentaux de ce programme soient déjà connus comme annoncés par le Chef de l’état et son premier ministre à savoir la sécurité du territoire comme cheval de bataille

Bon usage du Conseil économique et social

Le doyen Bernard Kasusula, a formulé un souhait particulier de voir les autres institutions d’appui à la démocratie comme le Conseil économique et social, Ces; le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, Csac et autres bénéficier d’un bon traitement. Il a, par ailleurs, comme membre effectif du Conseil économique et social que cette institution ne devrait pas figurer parmi les institutions dites d’appui à la démocratie et devrait jouir d’une gestion autonome comme c’est le cas dans certains pays de l’Europe dont la France. Il demande, ainsi, au Chef de l’état et son gouvernement de penser à cet aspect aussi important, afin de doter cette institution des moyens conséquents de sa politique. Il faut, pour lui, comme dans d’autres cieux, parler du Conseil économique, social et environnemental car le pays doit faire face aux questions environnementales.

Bernard Kasusula et Tito Ndombi (Président du Csac)



Deux grands défis à relever

L’ancien ministre de l’enseignement primaire et secondaire sous Mobutu et membre à part entière du Conseil économique et social, Bernard Kasusula, n’a pas dérogé à la règle de tirer une sonnette d’alarme sur deux grands défis à relever dans le pays de Lumumba. Le premier défi à relever, selon cet observateur averti de la situation politique, économique, sociale, sécuritaire et environnemental de la République Démocratique du Congo, est là déliquescence des forces négatives à l’Est du pays qui présentent une entorse à la vision du Chef de l’état et de son gouvernement. Et par pure coïncidence, alors que l’on mettait sous presse cette réflexion, une très mauvaise nouvelle gagna le monde entier et renforça la thèse de Bernard Kasusula: l’assassinat de l’ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo, Luca Atannasia, à Goma. Ce dernier soutient tout haut que le nombre des milices à l’Est du pays reflète la déliquescence de l’état:

« Les milices occupent des portions du territoire national. Ce sont des espaces qu’aucun état sérieux ne peut accepter .C’est avec beaucoup d’espoir que le Chef de l’état a pris à bras le corps la sécurité de l’état comme cheval de bataille« .

Le deuxième défi, et pas le moindre, selon cet analyste, est la politique politicienne observée dans l’environnement politique congolais qui semble avoir une peau dure et qui ne veut pas disparaître malgré l’évolution faite depuis 1960. Bernard Kasusula souligne, en effet, que ce phénomène touche particulièrement les jeunes qui veulent s’émanciper en politique, des jeunes qui veulent apporter leur savoir, leur contribution au développement du Congo mais qui se font attaquer injustement par des bobards comme c’est le cas avec le jeune Jean Pierre Lihau alors que tout le monde sait le combat qu’il a mené pour la réussite de l’Union sacrée de la nation au sein du Parlement. Dès qu’il a foncé, les réseaux sociaux se sont déchaînés sur lui:

 » Moi, j’ai connu son père, le professeur Marcel Lihau, un monsieur très respectueux et responsable. Les choses qui sont écrites dans les réseaux sociaux sont inacceptables et je peux pas les accepter ».


Un témoignage poignant sur Jean Pierre Lihau 


Le notable de l’Espace Grande Orientale, Bernard Kasusula, témoigne que du côté de sa mère, originaire de l’actuelle province de la Tshopo et plus particulièrement dans la chefferie de Yalikoka-Mboso, d’où le grand père de Jean Pierre Lihau était le Chef coutumier, cette attitude paraît inadmissible surtout quand on sait que le feu Professeur Marcel Lihau avait réglé tout ce qu’il lui avait été demandé comme dot pour épouser la fille du Chef coutumier, une princesse, la mère du jeune turc de l’union sacrée de la nation :


«  J’étais jeune, j’ai fait une tournée avec mon père qui était administrateur du territoire d’Isangi dans la province orientale aujourd’hui Tshopo, jusqu’à la chefferie de Yalikoka-Mboso dont le grand-père de l’honorable Jean Pierre Lihau était le Chef, un homme très respectueux aussi. Et d’ailleurs quand vous voyez le phénotype présenté par Jean Pierre Lihau c’est exactement son grand père: grand de taille, clair et on ne peut pas dire quoi que ce soit sur cela. Autre chose, sa mère fut la fille d’un grand chef, une princesse. Et c’est d’une manière régulière que le professeur Marcel Lihau est venu à Kisangani jusqu’à Yalikoka-Mboso la mère de Lihau. Ce n’est pas n’importe quel nom Lihau. Et très tôt, la papa, après les déboires qu’il a connu avec la dictature de triste mémoire est allé chercher ses enfants qui étaient restés à Kisangani et il les a élevé. Il a pris soin de ses enfants. C’est ainsi que Jean Pierre Lihau est devenu ce qu’il est. Donc, je souhaite que ces bobards, ces canulars puissent prendre fin pour le bien, la promotion de la jeunesse montante« .

Son souhait ardent est que ces jeunes aux valeurs sûres comme Jean Pierre Lihau puissent valablement  remplacer leurs aînés en politique et qu’ils soient bien formés pour les représenter sur l’échiquier  national et international dans les jours à venir.

De la province de la Tshopo
Bernard Kasusula,  » Bwa Bernard » comme préfère l’appeler les Boyomais,  a émis le vœu de voir sa chère province de la Tshopo qui a beaucoup contribué dans la lutte pour l’indépendance à travers Patrice Emery Lumumba émerger, cette province qui a élu Lumumba:


«  C’est à Kisangani et pas ailleurs que Lumumba a été élu comme premier Premier Ministre. C’est là où il a eu beaucoup des voix grâce à nous. Mais depuis longtemps, cet espace est entré en hibernation, aucun investissement digne de ce nom. L’ex province orientale est une province essentiellement agricole. Et pour que l’agriculture marche, il faut des infrastructures,  des routes mais allez voir  aujourd’hui il n’y a aucune route, pas de chemin de fer et c’est parce que depuis 1960, nous n’avons jamais connu un véritable investissement pour redresser l’économie de notre province ».

In fine, Bernard Kasusula dit faire confiance à l’union sacrée de la nation, USN, au Chef de l’état et au premier ministre, chef du gouvernement et leur demande de veiller sur la révolution ou la revanche du sol sur le sous-sol. S’ils font la revanche du sol sur le sous-sol, ça sous entend la relance de l’agriculture:
 » Je souhaite que l’agriculture soit lancée pour le plus grand bien de ma province« .
Jacques Kalokola 

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