Tshopo: « vraiment Fatshi nous ignore? »(réactions)

Dans la série des nouvelles nominations au sein des entreprises publiques de l’état, la plus vaste province du pays n’a vu un seul de ses fils ou une seule de ses filles être désigné(e) même comme membre du conseil d’administration.

Cette manière d’agir du chef de l’état n’a pas laissé indifférents les originaires de cette partie de la République dont la population a souvent servi de marche pied lors des élections de part ses nombreux électeurs.

Parmi les réactions enregistrées dans un forum dénommé  » Boyoma Avenir », l’on peut retenir celle de cette jeune dame qui exprime son désarroi : » vraiment, Fatshi nous ignore? »

Ceci montre à suffisance combien la population est déçue par cette série d’ordonnances des nominations à sens unique, ces nominations qui divisent au lieu d’unir les populations.

Plusieurs fois, ces populations, surtout de l’est, ont dénoncé cette injustice établie par les autorités de Kinshasa.

Cette manière d’agir est parmi les causes endogènes qui ont encouragé certains jeunes frustrés par leur quotidien et l’incertitude de leur avenir à rejoindre les groupes armés comme Codeco en Ituri, les Mai Mai dans les Nord et Sud Kivu.

Plusieurs messages véhiculés dans les réseaux sociaux après ces nominations dans les entreprises publiques de l’état montrent à suffisance qu’il y a un mécontentement général dans le chef de la population voire au sein du parti du président de la République où l’on constate des échauffourées depuis le jeudi dernier . Des voix se lèvent pour dénoncer le partage des postes par les responsables de Union sacrée qui préfèrent nommer leurs enfants et proches.

Ce que Fatshi ignore

Toujours dans la série des mécontentements de la part des Tshopolais en rapport avec les nouvelles nominations où ne figure un seul originaire de cette jeune province de la Tshopo, l’on peut aussi lire:

« Cela n’est nullement l’affaire des élus, mais du signataire des ordonnances. Cela relève du pouvoir discrétionnaire du chef. Si le chef ne tient qu’à nommer les siens et ne tient pas compte de la représentativité des provinces, où est le problème des élus ? Nous connaissons tous que l’actuel président a des provinces qu’il privilégie aux dépens des autres, cela ne peut pas nous étonner. Lors de l’élection prochaine, il viendra demander vos suffrages et vous allez les lui donner et vous allez l’accueillir comme un dieu qui a résolu tous vos problèmes alors que rien n’a été fait. Nous avons vu Augustin Kabuya être accueilli comme un dieu ».

Devant ce tableau, l’on peut déduire que l’actuel chef de l’état qui mise un second mandat ne voit pas le danger qu’il court en perdant la confiance de toute la partie Est du pays où la dernière descente de son allié Vital Kamerhe a prouvé qu’il est vomi par une grande majorité. Au lieu de se rattraper en essayant de regagner la confiance de la population de cette partie très stratégique sur le plan électoral où se trouve la majorité des électeurs, Tshisekedi fils a préféré laisser libre court à ses sentiments qu’à la raison.

Et un autre internaute de réagir : » terminons d’abord avec le M23 et nous allons nous régler des comptes à l’interne d’ici là« .

Jean de Rotrou, poète tragique français, dira ce qui suit: » l’injustice est muette, la justice crie« !

Sam Nzita

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