Transco : De bus abandonnés par de conducteurs à la Gare centrale

Une surchauffe à la Gare centrale de la Gombe, entre les clients et les agents de la société Transco.
Tout est parti de la présence de quelques bus sans conducteurs. Au moins six bus étaient en stationnement au parking depuis la fin du premier service au début de l’après-midi.
Jusqu’à 17h, trois bus seulement ont quitté le parking avec des clients pour l’Upn, alors qu’il en avait plusieurs. Mais quatre autres se sont ajouté. Malgré cela, une file d’environ 100 m des passagers était restée débout pendant tout ce temps dans l’espoir d’avoir une place à bord de l’un des bus restés stationnés au parking. Les uns ont passé 2 heures d’attente, et d’autres trois heures et demi débout alors que le bus étaient là.
Beaucoup ont exprimé leur ras-le-bol avec de paroles aussi choquantes. Quelques jeunes parmi les passagers au bout de leur patience voulaient prendre une initiative allant dans le sens de l’incivisme. Mais les vielles personnes présentes sur le lieu ont pris les choses en mains pour éviter les casses.

Refus de circuler

Le problème est un peu bizarre comme raconte l’un des régulateurs au terminus de la Gare centrale. Il soutient qu’ii y a des bus mais il manque de conducteurs.

« Nous avons de bus, mais il manque de chauffeurs. Ceux qui ont travaillé au premier service ont terminé et il a fallu que leurs collègues de l’après-midi prennent relève. Mais, la plupart d’entre eux ne sont pas venus, ils déclarent qu’ils ont faim, ils réclament leurs salaires. C’est pourquoi, il y à de bus en stationnement. Les chauffeurs ont séché le travail », nous explique-t-il.

Les passagers qui, au départ étaient évalués à environ 200, ne cessaient d’allonger le rang et d’attiser leur colère, en crachant sur le personnel de Transco.
 » Vous étiez au chômage, il y a plusieurs mois, mais aujourd’hui, Dieu vous a fait grâce et l’État congolais vous remet sur la sellette et dans moins d’une semaine vous commencez à nous maltraiter », dit un passager qui était là depuis 15h.

Un autre crie son ras-le-bol en ciblant un conducteur qui s’improvisait de jouer le rôle de changer les lignes sur l’espace lumineux du bus où défile le nom des lignes initialement prévues en bande passante.
« Il y a autant de chauffeurs dans la ville de Kinshasa qui cherchent du travail, mais toi tu veux saboter le travail pour te faire un petit roi. Nous allons saisir votre employeur », a déclaré cet homme d’une trentaine révolue.
Gel Boumbe

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