Ce samedi 12 juillet dans la matinée, l’aéroport international de Bangboka s’est transformé en scène de chaos. Des tirs nourris ont éclaté à l’intérieur même du périmètre sécurisé, semant la panique parmi les passagers, le personnel et les agents de différents services.
Tout est parti d’un grave incident entre soldats de la Garde républicaine, chargés pourtant d’assurer la sécurité du site. Un militaire, visiblement à bout de nerfs, a tiré sur deux de ses compagnons d’armes. Pour le maîtriser, ses collègues ont ouvert le feu à leur tour, sans retenue, provoquant la confusion totale.
Dans les bureaux de la RVA, de la DGM et dans les couloirs de l’aéroport, beaucoup ont cru à une attaque rebelle . Certains se sont cachés, d’autres ont fui dans toutes les directions. Le cœur de Kisangani a battu la peur au ventre.
Mais cette fois, ce n’était ni les obligés du M23, encore moins les RCD-CNDP–RDF-UPDF-AFC, ni un tout autre groupe armé venu de l’extérieur. C’était l’ennemi venu de l’intérieur : la fatigue, l’indiscipline, le stress d’une armée laissée à elle-même.
Derrière ce fait divers dramatique se cache une réalité plus profonde. L’absence de relève, le manque d’encadrement psychologique, l’absence d’un véritable commandement humain et structuré rendent certaines unités explosives, instables. Et pendant ce temps, à Kinshasa, certains généraux multiplient les scandales, plus occupés à gérer leurs histoires sentimentales qu’à commander leurs troupes.
L’incident de Bangboka n’est pas une simple bavure. C’est un signal. Une sonnette d’alarme sur l’état réel de nos forces armées.
À l’heure actuelle, la RDC mérite une armée disciplinée, formée, respectée. Pas une force qui fait peur à ses propres citoyens.
La Rédaction




















































