Tanganyika : en hausse, une mesurette de maïs passe de 15 000 à 30 000 CDF à Moba

Tanganyika : en hausse, une mesurette de maïs passe de 15 000 à 30 000 CDF à Moba

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Une mesurette (bassin) de farine de maïs qui coûtait précédemment 15 000 à 18 000 Francs congolais en territoire de Moba, dans la province du Tanganyika, se vend actuellement à 30 000 CDF soit 15 dollars américains, renseignent des sources locales.

Cette hausse du prix du maïs vient encore compliquer la vie dans plusieurs ménages qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

« La mesurette (Bassin) de maïs qui coûtait 15 000 à 18000 Francs congolais est actuellement vendue à 30 000 CDF. Nous ne savons pas comment nourrir nos enfants. J’ai une profonde douleur dans mon cœur. J’ai 5 enfants qui sont tous à l’école mais là, je ne sais pas comment les nourrir tous », se plaint un habitant de la ville de Moba.

Pour Jules Moya, Président provincial de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), l’insécurité qui bat son plein sur les axes routiers justifierait cette instabilité de prix de maïs sur le marché.

Comme il y a de plus en plus de coupeurs de routes, cela ne permet pas aux agriculteurs de faire correctement leur travail, explique-t-il.

Ce dernier évoque également la question liée aux routes de desserte agricole qui sont dans un état de délabrement très avancé et ne favorisent pas la mobilité des véhicules.

« Il y a aussi l’insécurité sur les axes routiers. Il y a de temps en temps des coupeurs de routes. Beaucoup de paysans, exploitants agricoles sont souvent victimes de ces criminels. Il y a aussi un problème des axes qui mènent vers les villages où l’on cultive beaucoup de maïs car ils ne sont très carrossables en cette période de l’année. », a-t-il fait savoir.

Pour limiter les impacts de cette rareté qui est à la base de la hausse de prix de maïs, un des produits de grande consommation dans les ménages, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a proposé que le maïs de Moba ne puisse plus quitter ce territoire pour être acheminé vers la province du Sud-Kivu.

Il sied de noter que la problématique liée aux routes de desserte agricole est un des problèmes qui empêchent l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres pour leur commercialisation.

Par manque de routes, les agriculteurs ne savent pas bien vendre leurs produits et en tirer réellement profit.

Mitterrand MASAMUNA/Zoom-Eco

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