Sortie gouvernement Suminwa : le minotaure de la Gourmandise dévore l’espoir Congolais

 

Le spectacle affligeant qui se joue sur la scène politique congolaise confine au tragique. Alors que le pays, exsangue, implore un gouvernement pour le sortir du marasme, une poignée d’individus cupides, tapis dans l’ombre, s’accrochent à leurs privilèges comme des naufragés à un radeau. L’Union Sacrée, jadis symbole d’espoir, ressemble désormais à une meute d’affamés se disputant les restes d’un festin macabre.

Si les divergences persistent, jusqu’au point de bloquer le pays, nous pouvons en conclure que les intérêts de la population ne sont pas suffisamment pris en compte.

Une question taraude les esprits, est-ce que les dirigeants politiques sont conscients des défis que présente notre pays dans le contexte actuel ?

Le Président Félix Tshisekedi, dont nul ne peut douter du patriotisme, se retrouve piégé, contraint à d’ignobles marchandages pour asseoir son pouvoir. La Constitution, pourtant claire sur les prérogatives du Chef de l’Etat en matière de formation du gouvernement, est bafouée, transformée en chiffon de papier par ces barons du népotisme et de la prédation.

Le peuple congolais assiste, médusé, à cet indigne spectacle. Des individus sans vergogne exigent portefeuilles ministériels et autres positions stratégiques, n’hésitant pas à proposer leurs propres familles pour occuper les postes vacants. Où est le sens de l’État? Où est le respect dû au peuple congolais ?

Cette paralysie institutionnelle est un poison lent qui ronge le pays. L’économie est exsangue, l’insécurité endémique, le peuple livré à lui-même. Et pendant ce temps, le Minotaure de la gourmandise continue de dévorer l’espoir d’un Congo nouveau.

Le Président Tshisekedi, face à l’intransigeance de ces « rapaces », sera-t-il contraint de choisir la voie d’une fermeté autoritaire ?

Longtemps pointé du doigt comme source de blocage, l’Assemblée nationale s’est déchargé de la responsabilité du frein de la nomination, de la publication et de l’installation du gouvernement. Le bureau dirigé par Vital Kamerhe a, pour ce faire, classé « l’installation du gouvernement » parmi ses priorités des priorités.

Le Congo, à la croisée des chemins, oscille entre l’espoir d’une renaissance et le spectre d’un nouveau cycle de chaos. Le temps presse, le peuple attend. Il est temps que les véritables patriotes de ce pays sortent de leur silence et fassent barrage à la boulimie de ces fossoyeurs de la République.

NGK

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