C’est une guerre masquée sous l’étiquette d’une rébellion locale, l’ONU a révèlé que Kigali tire les ficelles de l’offensive contre Goma. À l’heure où le vernis s’effrite, et que le Rwanda nie toute implication dans le conflit à l’Est de la République démocratique du Congo, un rapport explosif des Nations Unies lève le voile sur une opération militaire orchestrée, commandée et exécutée depuis Kigali. Ce que beaucoup soupçonnaient devient aujourd’hui une certitude : le M23 n’est pas une rébellion autonome, mais l’avant-garde d’une offensive rwandaise.
Au cœur de la machine : des généraux rwandais en ligne directe avec les rebelles
Fred Ngenzi Kagorora et le général de brigade Patrick Karuretwa, hauts cadres de l’appareil sécuritaire rwandais, étaient en contact permanent avec les chefs du M23, notamment Sultani Makenga, Bertrand Bisimwa et Imani Nzenze. Ensemble, ils ont coordonné les opérations militaires ayant mené à la prise de Goma. Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg.
Des troupes RDF infiltrées, des uniformes FARDC usurpés
Le sergent John Muhire, conseiller militaire des Forces de défense rwandaises (RDF), a été déployé à Goma dès janvier 2025. Il ne s’agissait pas de soutien logistique, mais bien de direction tactique sur le terrain.
Le 22 janvier, les troupes RDF ont lancé l’assaut depuis la péninsule de Bulenga, ciblant les forces congolaises (FARDC), les troupes de la SADC (SAMIDRC), et la MONUSCO à Sake et Mubambiro.
Des renforts RDF ont convergé depuis Kitshanga, Kibumba, et même Gisenyi, conduisant à l’encerclement de Goma.
Un plan militaire validé au sommet de l’État rwandais
Une semaine avant la prise de Goma, des responsables rwandais ont informé les enquêteurs de l’ONU que le président Paul Kagame lui-même avait ordonné l’opération visant Goma et Bukavu. Les généraux Ruki Karusisi, Mubarakh Mugunga, Eugène Nkubito et le très influent James Kabarebe ont piloté les opérations militaires à partir d’un quartier général avancé à Gisenyi.
Une guerre maquillée : uniformes congolais et guerre électronique
Les soldats RDF ont porté des uniformes FARDC pour brouiller les pistes, infiltrer les lignes et contrôler aéroports et frontières.
Des technologies de guerre électronique, incluant brouillage et détournement de signaux, ont été détectées depuis des zones sous contrôle RDF en RDC et au Rwanda.
Un acte d’agression, pas un conflit interne
La conclusion du rapport est sans appel, « Ce n’est pas une rébellion congolaise. C’est une guerre d’agression planifiée par le Rwanda, maquillée en conflit local. »
Derrière le drapeau du M23 se cache une stratégie géopolitique de prédation, visant à s’emparer de territoires congolais et à piller leurs ressources naturelles. Une invasion déguisée, aux conséquences humaines et diplomatiques alarmantes.
La Rédaction




















































