Revue du vendredi 29 décembre.

Le rapport de la MOE CENCO-ECC sur le vote du 20 décembre, la publication des résultats partiels de ces scrutins par la CENI font la Une des journaux parus ce vendredi 29 décembre à Kinshasa.

Un document dit  » Déclaration Préliminaire  » publié hier jeudi par la Mission d’observation électorale de la Conférence épiscopale nationale du Congo – Eglise du Christ au Congo, (MOE CENCO-ECC) conclut que le décompte des voix effectué par cette mission dans le cadre de l’élection présidentielle du 20 décembre 2023 est le même que celui annoncé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), rapporte La Tempête des Tropiques.

Dans ce document cosigné par le Révérend Eric Nsenga et Mgr Donatien Nshole, respectivement pour l’ECC et la CENCO, la MOE CENCOECC salue les efforts fournis par la CENI et le Gouvernement congolais ainsi que toutes les autres parties prenantes au processus électoral pour la tenue des scrutins combinés du 20 décembre 2023. Il précise qu’après l’observation de différentes opérations électorales, la MOE note la détermination des électeurs qui se sont mobilisés pour accomplir leur devoir civique, en dépit de différents incidents observés dans les Centres et Bureaux de vote, ajoute le quotidien.

Ainsi donc, pour La Prospérité, selon ces conclusions de la MOE CENCO-ECC, « Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est sérieusement démarqué de tous les autres candidats, y compris de Moïse Katumbi Chapwe qui aura, sans nul doute, été son principal Challenger, dans cette quête effrénée pour la Présidentielle du 20 décembre 2023, avec plus de la moitié de suffrages ».

Mais, quant à l’acceptabilité des résultats des élections 2023, la CENCO et l’ECC placent la CENI, la Cour Constitutionnelle et les Cours et Tribunaux devant leurs responsabilités, ajoutent ce tabloïd.

Revenant sur les irrégularités constatées lors de ces scrutins, Congo Nouveau fait savoir que le Président de la Commission électorale nationale indépendante a tenu, jeudi 28 décembre, une plénière pour examiner le rapport de la commission d’irrégularités qu’il a mise en place en rapport avec les dénonciations faites ou observées lors des scrutins des élections générales.

Cette plénière poursuivrait trois objectifs, selon des sources internes de ce trihebdomadaire, à savoir : faire un constat formel de ces irrégularités, établir les responsabilités et prendre éventuellement des sanctions. Celles-ci pourraient aller probablement jusqu’à l’annulation du vote dans certains bureaux ou circonscriptions. Ces sanctions pourraient aussi cibler des parties au processus électoral.

Cependant, commente Congo Nouveau, « Les observateurs avertis ne se font aucune illusion sur le caractère cosmétique d’une telle démarche qui, à tous points de vue, n’a pour objectif que de créer la diversion face à l’ampleur des dénonciations et à la gravité des tricheries ».

Le tabloïd ajoute que selon un cadre de la Synergie des missions d’observation électorale (SYMOCEL), l’objectif de cette réunion d’évaluation est d’atténuer, voire banaliser l’impact de ces irrégularités, particulièrement pour la présidentielle. Il s’agit également, poursuit cet analyste, de blanchir le processus électoral et préparer l’opinion à assimiler les résultats provisoires qui doivent être publiés le 31 décembre selon le calendrier électoral.

Entre temps, l’Agence congolaise de presse (ACP) annonce que lors de la sixième journée de publication, jeudi, des résultats partiels des scrutins de décembre 2023 organisés en RDC, le candidat président Félix Tshisekedi (76,04 %) est en tête de liste suivi de Katumbi (16,57%) et Fayulu (4,46%), sur 12.544.581 de suffrages exprimés.

Le score enregistré par le candidat N°20 dans la quasi-totalité des circonscriptions électorales est, selon un activiste de la société civile approché par l’ACP, la conséquence de « son discours électoral ».

En effet, « les électeurs de toutes les entités ont trouvé en lui, l’unique candidat capable de répondre à leurs préoccupations », a-t-il expliqué.

Il a cité, à titre d’exemple, le programme de développement des 145 territoires, à travers lequel des entités jadis abandonnées ont vu surgir de leur sol des écoles, des bâtiments administratifs et des centres de santé modernes et équipés.

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