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Revue du vendredi 27 octobre.

Plusieurs journaux parus ce vendredi reviennent sur les Etats Unis d’Amérique qui brandissent à nouveau des sanctions contre la RDC.

Le président américain, Joe Biden a prolongé d’une année l’état d’urgence nationale liée à la RDC, note Congo Nouveau. Dans un communiqué publié par la Maison Blanche, indique cet hebdomadaire, le premier citoyen américain a déclaré que « La situation liée à la RDC continue de constituer une menace inhabituelle et extraordinaire pour la politique étrangère des États-Unis. Pour cette raison, l’état d’urgence nationale déclaré dans le décret présidentiel 13413 du 27 octobre 2006, modifié par le décret présidentiel 13671 du 8 juillet 2014, doit rester en vigueur au-delà du 27 octobre 2023 ». Selon ce tabloïd, l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) autorise Joe Biden à déclarer l’existence d’une « menace inhabituelle et extraordinaire… pour la sécurité nationale, la politique étrangère ou l’économie des États-Unis » qui provient « en totalité ou en grande partie en dehors des États-Unis ». Cette loi, rapporte ce portail, autorise ensuite le président américain, après une telle déclaration, à bloquer des transactions et à geler des actifs pour faire face à cette menace. En cas d’attaque réelle contre les États-Unis, signale ce journal, le président peut également confisquer les biens liés à un pays, un groupe ou une personne qui aurait contribué à l’attaque.

Le Potentiel rappelle que depuis 2006, par décret n°13413, Washington a déclaré une urgence nationale en vertu de la loi internationale sur les pouvoirs économiques d’urgence. Selon ce quotidien, ceci pour faire face à la menace « inhabituelle et extraordinaire » pour la politique étrangère des États-Unis que constitue la situation en RDC, laquelle est marquée par des violences généralisées et des atrocités qui continuent de menacer la stabilité régionale. Pour l’administration Biden, rapporte ce tabloïd, c’est pour cette raison, que l’urgence nationale déclarée dans le décret 13413 du 27 octobre 2006, tel que modifié par le décret 13671 du 8 juillet 2014, doit continuer une nouvelle fois de se poursuivre au-delà du 27 octobre 2023. « Par conséquent, conformément à l’article 202(d) de la National Emergencies Act (50 U.S.C. 1622(d)), je continue pen[1]dant un an l’urgence natio[1]nale en ce qui concerne la situation en relation avec la République démocratique du Congo déclarée dans le décret 13413, tel que modifié par le décret 13671 », a précisé le Président américain, Joe Biden, cité dans les colonnes de ce portail.

A moins de deux mois des élections générales, alerte AfricaNews, la RDC préoccupe au plus haut point les États-Unis qui l’ont fait savoir dans une déclaration signée par Joe Biden en personne. Alors Biden et personne d’autre. Dans ce dernier virage vers le scrutin du 20 décembre, fait savoir cet hebdomadaire, c’est clairement un signal fort qu’a lancé Washington par sa plus haute autorité en prolongeant « l’état d’urgence nationale à l’égard de la RDC». A travers cette mesure « exceptionnelle », indique ce tabloïd, Joe Biden dit vouloir « faire face à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la politique étrangère des États-Unis ». Selon ce portail, plus qu’une simple mesure préventive, cette décision de la plus haute autorité américaine est un sérieux avertissement contre les acteurs du processus électoral, plus particulièrement les juges de la Cour constitutionnelle, leur président Dieudonné Kamuleta en tête. Ce journal signale que les menaces américaines interviennent pendant que la Cour constitutionnelle commence, ce vendredi, le traitement des requêtes en invalidation. Parmi les plus emblématiques, souligne AfricaNews, il y a celle initiée par le candidat Seth Kikuni visant le président sortant, Félix Tshisekedi. Puis, celles transmises à la Cour par un certain Tshivuadi Mansanga et le candidat Noël Tshiani contre l’opposant Moïse Katumbi dont ils contestent la nationalité.

Pour EcoNews, Kinshasa se trouve dans le viseur de Washington à la suite du recul démocratique et du processus électoral biaisé. Pour un avertissement, c’en est vraiment un, note cet hebdomadaire. Vu de Washington, écrit ce tabloïd, le processus électoral en cours en RDC est passé à la loupe. Dans le Bureau Oval où siège le puissant président des Etats-Unis, signale ce portail, le moindre geste des dirigeants congolais, particulièrement ceux de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), est passé au scanner. Et décidément, fait savoir ce journal, Washington ne cache pas ses inquiétudes par rapport à la marche de la RDC vers les élections générales du 20 décembre 2023. EcoNews explique que la remarque n’émane pas du Département d’Etat américain, mais du président Joe Biden en personne. A moins de deux mois des élections de décembre prochain, indique cet hebdomadaire, la mise en garde de Joe Biden n’est pas anodine. Selon ce tabloïd, Washington a raison de menacer car a moins de deux mois des joutes électorales, la CENI peine encore à convaincre, accumulant des ratés qui entament de plus en plus la crédibilité du processus électoral en cours. Face à Denis Kadima, il y a deux contraintes qui continuent à se dresser sur son chemin, signale ce journal, citant d’un côté, le défi sécuritaire qui devient plus pressant que jamais avec le regain d’activisme des rebelles du M23, soutenus en armes et munitions par le Rwanda et de l’autre côté, il y a le défi technique ou logistique que la CENI aura du mal à relever sans un appui conséquent de la MONUSCO.

Début du traitement des requêtes en contestation des candidatures à la présidentielle

Sur un autre chapitre, l’Avenir rapporte que la Cour constitutionnelle, siégeant en matière de contentieux de candidature à l’élection présidentielle, débute à Kinshasa le traitement les requêtes en contestation, ce vendredi. Selon ce quotidien, 12 candidats dont Félix Tshisekedi et Moïse-Katumbi sont appelés à comparaître ainsi que la CENI. La Cour constitutionnelle a appelé à son audience publique 9 affaires opposant certains candidats à la CENI, une affaire, opposant Tshivuadi Masanga Junior contre CENI-Moïse Katumbi, une affaire opposant Seth Kikuni contre Tshisekedi Tshilombo Félix-Antoine et enfin, une autre affaire opposant Noël Tshiani contre Moïse Katumbi, indique ce tabloïd. Ainsi donc, poursuit ce journal, quatre candidats et la CENI devront répondre aux préoccupations de la Cour constitutionnelle. Il s’agit de Tshisekedi, Katumbi, Kikuni, Tshiani…

Sur le même chapitre, Forum des As, cite l’ancien ministre de la Justice, Thambwe Mwamba qui qualifie l’affaire du candidat président Katumbi à la Cour constitutionnelle d’un faux débat et demande de laisser l’opposant dans la course présidentielle. Cet ancien président du Sénat intervient pendant que la Cour constitutionnelle doit encore statuer sur les 24 candidatures validées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), rappelle ce quotidien. Alexis Thambwe Mwamba affirme à RFI avoir délivré en 2015 un certificat de nationalité à l’ancien gouverneur de la province du Katanga et qu’il ne l’avait jamais annulé, précise ce portail. Dans le courrier portant la signature du secrétaire général du parti Ensemble et dont la rédaction de Forum des As a obtenu copie, Ensemble pour la République fait allusion de la réponse de la partie italienne qui précise que Moïse Katumbi n’a jamais été sujet italien. Egalment de l’administration zambienne qui précise que l’ancien gouverneur du Katanga n’est pas sujet zambien, contrairement aux affirmations gratuites de M. Tshiani, conclut Forum des As.

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