À Kinshasa, la scène politique et économique congolaise vibre ce vendredi au rythme de deux grands dossiers : la bataille pour la présidence du bureau de l’Assemblée nationale et la réunion de conjoncture économique présidée par le Chef de l’État.
La succession de Vital Kamerhe s’ouvre : les candidatures affluent
C’est une journée décisive pour les membres de l’Union sacrée de la Nation (USN). À la suite du communiqué publié jeudi 23 octobre par le secrétariat permanent de la plateforme présidentielle, les candidats au poste de président de l’Assemblée nationale avaient jusqu’à ce vendredi pour déposer leurs dossiers.
Selon Actu30.cd, les postulants doivent fournir une lettre de motivation et un curriculum vitae. Les documents seront transmis au président Félix Tshisekedi, désigné comme « haute autorité politique de l’Union sacrée », rapporte Actualite.cd.
Cette étape marque le véritable coup d’envoi de la course à la succession de Vital Kamerhe. Pour Ouragan, l’Union sacrée cherche ainsi à « remettre de l’ordre » au sein de la chambre basse du Parlement, à l’approche d’un tournant institutionnel majeur.
Premier à franchir le pas, Aimé Boji Sangara, député de Walungu et ancien ministre de l’Industrie, a déposé son dossier tout en se disant confiant dans les choix du chef de l’État. Info27 y voit un geste de loyauté politique et de discipline organisationnelle, soulignant que Boji « s’aligne pleinement sur les orientations de Félix Tshisekedi ».
Mais la compétition ne s’arrête pas là. Mediacongo.net révèle que Christophe Mboso, actuel vice-président de l’Assemblée nationale, a lui aussi soumis sa candidature. Il estime que la chambre basse a besoin d’un « leadership intègre et engagé ». À ces deux figures s’ajoute Beaudouin Mayo, un autre membre influent de la majorité présidentielle, note Congo Nouveau, avant de conclure que « Félix Tshisekedi sera le dernier arbitre ».
Dans le même élan, 7sur7.cd rapporte que pour le poste de rapporteur adjoint, deux députés ont déjà déclaré leur candidature : Christelle Vuanga et Gratien Iracan. Le bureau de l’Assemblée nationale s’apprête désormais à ouvrir une série de consultations entre majorité et opposition pour organiser ces élections internes.
Conjoncture économique : le franc congolais sous la loupe du Président
Sur un autre front, le président Félix-Antoine Tshisekedi a présidé jeudi une réunion de conjoncture économique consacrée à la récente appréciation du franc congolais face aux devises étrangères, rapporte Le Quotidien. L’objectif étant d’évaluer les répercussions de cette tendance sur le pouvoir d’achat des ménages.
Ouragan rappelle que depuis plusieurs semaines, le Chef de l’État multiplie les signaux en faveur de la stabilité monétaire et de la baisse des prix sur le marché. Pour ce faire, il a réuni autour de lui les membres du gouvernement, les experts du secteur financier et le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).
Forum des As indique que le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, tiendra ce vendredi une nouvelle réunion pour « examiner les mécanismes de répercussion de la hausse du franc congolais sur les prix des produits de première nécessité ».
Entre stabilité politique et redressement économique
Alors que la majorité présidentielle s’organise pour désigner un nouveau président de l’Assemblée nationale, le pouvoir exécutif, lui, tente de consolider les avancées économiques face à la volatilité du marché.
Deux fronts, deux urgences, mais un seul centre de gravité : la présidence de la République, où Félix Tshisekedi joue à la fois l’arbitre politique et le gardien de la stabilité économique.
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