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Revue du vendredi 01 décembre.

Plusieurs journaux parus ce jeudi à Kinshasa s’intéressent aux organisations de la société civile qui multiplient des appels pour le processus électoral apaisé à quelques jours des élections générales.

Le Potentiel fait remarquer que la campagne électorale, lancée le 18 novembre courant, se déroule sur fond des injures et attaques ad personam. Chose qui, selon ce quotidien, fait obstruction au débat démocratique et empêche le peuple, souverain primaire, de bien suivre l’offre politique de chaque candidat, ainsi opérer un choix judicieux le 20 décembre aux urnes. Dans une étude publiée ce mardi 28 novembre 2023, rapporte ce tabloïd, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a appelé les candidats à la présidentielle de décembre 2023 à « sortir des caniveaux le débat de la campagne électorale ». En plus des attaques personnelles, souligne ce portail, cette plateforme de la société civile spécialisée dans le contrôle citoyen fustige notamment « la corruption à ciel ouvert des électeurs et des candidats qui désistent au profit d’autres candidats moyennant des substantielles compensations financières ». Pour l’ODEP, indique ce journal, en lieu et place de ces vices, le débat durant la campagne électorale devrait porter notamment sur une nouvelle vision du développement de la RDC, gage de « la transformation positive de la société dont la mise en oeuvre doit être accompagnée de la justice distributive ». Selon le Potentiel, cette étude souligne que les régimes qui se sont succédés à la tête de la RDC depuis 63 ans ont détruit non seulement les infrastructures physiques du pays, mais aussi les mentalités et les valeurs. D’où, souligne-t-elle, la nécessité d’une renaissance du Congo passe par un projet national de développement participatif rationnel qui « met la construction économique au service de la consolidation de l’unité nationale », ajoute ce quotidien.

Sur la même voie, la Prospérité cite l’ONG Forum des intellectuels congolais de l’étranger (FICE) qui lance un vibrant appel à l’éveil patriotique à la veille des élections de décembre 2023. « Il est temps d’agir, Il est temps de mettre fin à l’hémorragie du tribalisme, Il est temps de s’unir pour bâtir un Congo fort, uni et prospère, Il est temps que justice soit faite », martèle cette organisation, repise dans les colonnes de ce quotidien. Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre de l’Intérieur, signale ce tabloïd, Me Aline Kifuam indique que le FICE est plus que déterminé à être non seulement une voix forte en matière de droits de chaque Congolais où qu’il se trouve mais aussi, un chef de file visant à la progression de la lutte contre le tribalisme et toute forme de discrimination et d’impunité. Pour ce portail, le FICE encourage et travaille pour la pleine inclusion de toute personne vivant sur le territoire de la RDC et ce, dans toutes les facettes de la société. Ce journal rappelle qu’il se veut la voix de toutes les femmes congolaises qui sont victimes de violences, d’atrocités et de discriminations de toutes sortes. la Prospérité souligne que le FICE prend acte des condamnations et de tous les messages d’apaisement faits à la suite de ces images horrifiantes de Malemba Nkulu et exige que tous les auteurs (physiques et intellectuels), soient poursuivis, déférés devant les instances judiciaires et condamnés. Une correction exemplaire, pense-t-il, qui doit pousser les autres inciviques qui pensent encore à commettre les mêmes actes à réfléchir deux fois à avoir la crainte de l’autorité de l’Etat.

A l’issue de l’entrevue avec des cadres de la CENI, écrit Forum des As, Damon Wilson, président de la Fondation nationale pour la démocratie (NED) met en avant l’engagement de son organisme, financé par le gouvernement américain, à œuvrer pour des élections paisibles et transparentes en RDC. « NED est là pour soutenir le peuple congolais dans ce processus électoral pour favoriser des élections plus démocratiques et transparentes pour un avenir meilleur. Durant 32 ans, nous nous sommes assignés comme mission de soutenir les démocraties à se consolider. Ces élections qui approchent est une occasion pour nous de donner la preuve de notre engagement notamment aux côtés de la RDC », souligne-t-il dans les colonnes de ce tabloïd. Selon ce portail, le 1 er Vice-Président de la CENI a entretenu le président du NEC sur des avancées du processus, comment la communauté internationale entend accompagner le pays dans cette organisation mais également de la détermination des dirigeants de la CENI à respecter le délai tel qu’établi par la Constitution. Ce journal estime que c’est une tâche immense dans un pays se trouvant dans une situation un peu compliquée avec la logistique à déployer surtout avec les violences dans la partie Orientale du pays. Des cadres de la CENI et ceux du NEC, note Forum des As, ont discuté de la planification à faire dans les trois semaines qui restent et comment tout cela va s’organiser d’ici le 20 décembre 2023. Repris dans les colonnes de ce quotidien, Damon Wilson soutient l’initiative d’avoir beaucoup d’autres organisations notamment les missions d’observation ayant déjà manifesté leur intention à cheminer avec la CENI dans cette démarche pour garantir des élections paisibles.

La Tempête des tropiques indique que les organisations membres du RODHECIC s’engagent à assurer le monitoring de la communication de la CENI, à communiquer régulièrement avec celle-ci mais également à améliorer la sensibilisation électorale, pour un vote responsable dans les jours à venir. Ce quotidien précise que le RODHECIC est appelé à déployer sur terrain rapidement les observateurs long terme, sous label de la mission d’observation « Regard Citoyen ». Mais aussi, ajoute ce tabloïd, le RODHECIC devra développer un plaidoyer pour la vulgarisation des lois sur le numérique, la liberté de la presse ainsi que les directives du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication( CSAC). Ce portail cite le RODHECIC qui invité la CENI à assurer la délivrance des duplicatas de la carte d’électeur aux électeurs dans les lieux, où ils ont reçu leurs cartes d’électeur initiales, afin d’éviter l’arbitraire des lieux difficiles à identifier, mais aussi éviter de trop longues distances à parcourir. Au cours de son forum, écrit la Tempête des tropiques, le RODHECIC pointe du doigt l’intoxication à travers les réseaux sociaux avec la diffusion des rumeurs, notamment sur les incertitudes de la CENI à organiser les scrutins dans les délais, à causes des difficultés logistiques et financières.

Sur un autre chapitre, la Référence Plus rapporte le refus de la famille du feu député Chérubin Okende de prendre la dépouille sans qu’elle ait l’informations autour des circonstances de cet assassinat. Cité par ce quotidien, Me Laurent Onyemba, avocat de cette famille, affirme que « le parquet a affirmé avoir déposé effectivement la réquisition au niveau de l’Hôpital du Cinquantenaire, permettant ainsi à la famille d’accéder au corps et d’organiser les obsèques. La famille, souligne ce quotidien, dans sa pluralité, a échangé et est arrivé à une conclusion que le parquet ne pouvait pas donner le corps sans préalablement se prononcer et appeler la famille pour leur dire les raisons de la mort de l’honorable Chérubin Okende « , déclaré Me Laurent Onyemba. Cet avocat poursuit, dans ce journal, qu’après 4 mois qu’il n’existe aucune raison d’enterrer feu Okende sans connaître les résultats de l’autopsie. De plus, poursuit ce tabloid, Me Onyemba a promis de rencontrer, ensemble avec les autres avocats de la famille, le parquet la semaine prochaine, ce, après avoir été saisi par le responsable de la famille Okende.

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