Revue du mercredi 27 décembre.

Plusieurs journaux parus ce mercredi à Kinshasa s’intéressent à la marche annoncée de l’opposition dans les rues de Kinshasa pour protester contre les irrégularités et dysfonctionnements constatés lors des opérations de vote du 20décembre courant à travers le pays.

EcoNews rapporte que l’opposition politique, regroupée autour des candidats Martin Fayulu, Denis Mukwege, Théodore Ngoy, et deux autres, projette une marche de protestation ce mercredi contre les irrégularités des dernières élections. Cet hebdomadaire signale la décision du Gouvernement d’étouffer cette initiative par la méthode forte. Mardi, devant la presse, rappelle ce tabloïd, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Peter Kazadi, n’a pas fait dans la dentelle, optant pour la fermeté. Ce dernier, note ce portail, est d’avis que « remettre en question les résultats à cette étape du processus ne peut être interprété que comme une transgression de la loi ». Selon ce journal, le gouvernement indique avoir pris toutes les mesures nécessaires pour maintenir l’ordre public. Peter Kazadi, indique EcoNews, a également souligné sa disposition à assumer les éventuelles répercussions de toute action entreprise dans le cadre du contentieux postélectoral.

L’Avenir cite le porte-parole du gouvernement qui note des avancées, en comparant le processus électoral congolais d’il y a cinq ans. Pour Patrick Muyaya, souligne ce quotidien à la même période, il y a cinq ans, il n’y avait pas d’internet. « Ça peut paraître anodin, mais beaucoup de gens pensaient que le gouvernement allait couper l’internet, on aurait donné l’impression qu’il y a de choses à cacher. Et toutes les irrégularités que nous voyons sur les réseaux sociaux, nous les voyons parce que dès le départ, nous avions voulu que ce processus soit à la fois inclusif, transparent, et il est différent. Inclusif parce que beaucoup pensaient que certains candidats ne seraient pas retenus D’autres croyaient un moment que certains n’allaient pas battre campagne mais ils ont battu campagne », fait-il savoir aux médias. Dans les colonnes de ce tabloïd, le porte-parole du gouvernement affirme avoir vu les Congolais aller massivement voter. Ce portail not que Patrick Muyaya appelle ceux qui ne seront pas d’accord avec les résultats des élections générales à utiliser les voies légales qui autorisent la contestation devant les cours et tribunaux.

Pour la Prospérité, après la tenue des élections conformément aux délais prévus par la Constitution de la République, il était visiblement temps, pour le gouvernement de lever l’équivoque sur la suite des évènements, selon l’esprit du calendrier de la CENI, tel que publié, il y a plus d’une année, par le bureau de son président Denis Kadima. En effet, explique ce quotidien, au cours d’un briefing tenu mardi 26 décembre 2023, en direct sur les antennes de la RTNC, Patrick Muyaya et Peter Kazadi Kankonde, ont appelé les Congolais à attendre la publication des résultats provisoires, ce dimanche 31 décembre 2023, au niveau de la Centrale électorale, dans le calme et toute la sérénité possible. Ils ont au nom du Gouvernement de la République, rapporte ce tabloïd, insisté sur la vigilance, posture patriotique à adopter, pour barrer la route à la manipulation sous toutes ses formes. En sa qualité de patron de la sécurité du pays, écrit ce portail, Peter Kazadi a assuré que toutes les dispositions sont prises afin que, durant toute la période post-électorale, les auteurs des actes inciviques puissent subir la rigueur de la loi. Il a également souligné que l’armée et la Police restent en alerte pour faire échec à tout dessein sécessionniste et maintenir un climat de paix sur l’ensemble du pays. Pour lui, souligne ce journal, en tout cas, les Congolais peuvent vaquer librement à leurs occupations et préparer, en toute quiétude, la traversée pour 2024.

Le Potentiel estime qu’il est Il est impératif que toutes les parties prenantes au processus en cours respectent les règles du jeu électoral. Selon ce quotidien, le gouvernement est déterminé à faire respecter ce principe clair, selon lequel les contestations concernant les élections ou les résultats des élections doivent être portées devant les instances compétentes, à savoir la justice, et non résolues de manière chaotique dans la rue. Pour le patron de la territoriale, précise ce tabloïd, la manifestation projetée par Martin Fayulu, Denis Mukwege, Théodore Ngoy et deux autres candidats à la présidentielle, vise à perturber le processus électoral en cours. Selon lui, poursuit ce portail, cette démarche ne repose sur aucune légalité et constitue un acte désespéré. Ce journal cite à nouveau Peter Kazadi qui dénoncé l’incitation aux troubles, attribuée à certains acteurs politiques.

Avec ce choix de descendre dans la rue, la Reference Plus, redoute que l’opposition mette le pays a feu en sang. À mon niveau, rapporte le ministre de l’Intérieur, le mot d’ordre de mise est de sécuriser au maximum la population et ses biens. Dans leur lettre d’information adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa, les organisateurs de cette marche attestent, à suffisance, que le 20 décembre 2023, il s’est agi d’un simulacre d’élections, organisées en violation du droit fondamental du peuple congolais d’être dirigé par un président de la République, des députés et sénateurs régulièrement élus, conformément aux dispositions de l’article 5 de la Constitution.

En définitive, note Congo Nouveau, le camp Katumbi invite Denis Kadima, président de la CENI de rendre le tablier. Bien plus, fait savoir cet hebdomadaire, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga appelle à la mise en accusation du bureau dirigé par Denis Kadima pour « avoir planifié et orchestré la pire fraude électorale que notre pays n’ait jamais connue ». Bien avant le camp Katumbi, rappelle ce tabloïd, la même demande avait été exprimée par cinq autres candidats dont Martin Fayulu, Théodore Ngoy, Anzulubi, Jean-Claude Baende. Ces derniers, rapporte ce portail, accusent la CENI d’avoir organisé des élections entachées des irrégularités qui produiront des résultats préfabriqués. Congo Nouveau constate que le Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, l’ancien président de la République, avait tout simplement pris la décision de ne pas prendre aux scrutins du 20 décembre. Pour ce journal, le camp Kabila avait vu le mal venir avec la mise en place de façon unilatérale du bureau de la CENI, de la Cour constitutionnelle.

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