Revue du mercredi 10 juillet.

 

Aux sujets épars traités par la presse kinoise de ce mercredi, nous focalisons notre attention sur la participation du président de l’Assemblée nationale de la RDC, Vital Kamerhe à la 49ème session de l’Assemblée parlementaire francophone.

À la tête d’une délégation composée de huit députés nationaux et de quelques membres de son cabinet, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, prend part, depuis le 5 juillet à Montréal, au Canada, à la 49ème session plénière de l’Assemblée de la francophonie, rapporte Forum des As.

Le président de l’Assemblée nationale de la RDC, a prononcé son discours ce mardi 9 juillet devant les délégations présentes à ces assises, mettant un accent particulier sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, exacerbée par les rebelles du M23, ouvertement soutenus par le Rwanda.

Dans son speech, le président de la chambre basse du parlement a interpellé l’organisation internationale de la francophonie de la situation sécuritaire dramatique qui secoue la RDC, de loin plus grave que ce qui se passe en Ukraine et au Moyen-Orient, sur laquelle se penche autant la communauté internationale, ajoute le journal.

S’agissant de la sous-région des Grands Lacs africains, note Mediacongo.net, Vital Kamerhe a fait part aux parlementaires francophones de la situation dramatique qui prévaut dans son pays depuis plus de trois décennies. « Cette situation est marquée par la guerre d’agression dont la République démocratique du Congo est victime dans sa partie orientale, plus précisément dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri », a fait savoir Vital Kamerhe, avant d’indexer le Rwanda et l’Ouganda comme agresseurs de la RDC.

Face à cette situation, fait remarquer l’Agence congolaise de presse, le silence de la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie sur l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda à l’ouverture lundi de l’Assemblée parlementaire des pays membres à Montréal, a été dénoncé mardi 9 juillet par la délégation congolaise.

Fustigeant ce silence coupable de la Rwandaise Louise Mushikiwabo, ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda, le président de la Chambre basse de la RDC, Vital Kamerhe a dû croire, comme pour la tourner au ridicule, qu’il s’agissait d’« un simple oubli et non une façon subtile d’éluder la présence des troupes rwandaise et ougandaise sur le territoire congolais ».

« Parlant de la guerre depuis le canada, pour Kamerhe : le retrait des troupes rwandaises et ougandaises est la solution la moins coûteuse », titre Congo Nouveau. Vital Kamerhe demande à l’APF « de sortir de la diplomatie contemplative et de s’engager résolument dans une approche agissante, afin d’exiger du Rwanda et de l’Ouganda à retirer leurs troupes du territoire congolais », explique le tabloïd.

Le lobbying que mène le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, en marge de la 49ème Session de l’Assemblée parlementaire francophone produit déjà des fruits, selon Africa News. En effet, la RDC vient de décrocher une résolution soutenue par 34 pays, condamnant l’agression rwandaise en RD-Congo, écrit le tri hebdomadaire.

Cette même résolution condamne aussi la mort des civils innocents et les violences de tout genre perpétrées par leM23 soutenu par le Rwanda, complète La Référence Plus.

Pendant ce temps, écrit la Tempête des Tropiques, devant les membres du Conseil de sécurité, la Cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo, Bintou Keïta, a, alerté concernant « l’expansion rapide » du groupe armé Mouvement du 23 mars dans la province du Nord-Kivu et ses débordements dans la province du Sud-Kivu.

Cette situation est observée malgré les nombreuses opérations menées par les forces armées de la RDC, régulièrement appuyées par la MONUSCO et la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en RDC ajoute le journal.

A propos de cette instabilité dans la partie orientale de la RDC, La Prospérité titre : « Chaînes d’approvisionnement, exploitation et taxation illicites Minerais de sang : les Etats-Unis enfoncent le Rwanda et l’Ouganda ! ».

Dans de nombreux cas, explique le quotidien, ces minerais profitent directement ou indirectement à des groupes armés et quittent le pays en passant par le Rwanda et l’Ouganda avant d’être acheminés vers les principaux pays de raffinage et de transformation.

Voilà pourquoi, le gouvernement américain encourage la réforme des initiatives de traçabilité déficientes menées par l’industrie dans la région, conclut le tabloïd.

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