Revue du mardi 14 février.

La situation sécuritaire en République démocratique du Congo préoccupe plusieurs journaux parus ce mardi 14 février 2023,et surtout sur l’évolution de la mission des forces de l’EAC.

Radio okapi.net signe que la réunion des chefs d’état-major des forces de défense de L’EAC qui s’est tenue à Nairobi le 9 février 2023, a décidé que le retrait du M23 s’échelonnera sur une période de 30 jours, le jour J étant fixé au 28 février 2023.
Cette même réunion a aussi décidé d’un cessez-le-feu immédiat par toutes les parties et le retrait de tous les groupes armés locaux et étrangers.
Dans un document parvenu aux médias ce lundi 13 février, il est indiqué que ce retrait doit s’accompagner d’un dialogue.
Le communiqué publié à cette occasion pour sanctionner les travaux contient entre autres recommandations un cessez-le-feu inconditionnel entre les belligérants.
Une surveillance de l’EAC et de vérification distincte devra être constituée et déployée par le secrétariat EAC d’ici le 28 février 2023 avec des membres des états partenaires.

ACP note que l’évaluation de la mise œuvre de la feuille de route de Luanda pour le retour de la paix en République démocratique du Congo, a été au menu du briefing hebdomadaire du gouvernement animé conjointement, jeudi, par le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula et Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement.

« Le vrai problème est la mise en œuvre de la feuille de route de Luanda soutenue par les pays de la région et la communauté internationale qui recommande la cessation des hostilités, le retrait par le M23 et le Rwanda des zones occupées et le retour des populations déplacées dans leur milieu d’origine », a dit le vice-Premier ministre Lutundula, précisant que « comme dans ses habitudes le Rwanda et le M23 qui ne respectent pas ce processus, considérant qu’ils n’ont rien avoir avec ces accords. D’où le blocage dans sa mise en œuvre ».

Politico.cd indique également que Les contestations contre la Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) déployée dans l’Est de la République démocratique du Congo continuent de s’accentuer. Après les vives protestations des mouvements citoyens congolais, c’est autour de l’ex-Premier ministre rwandais, Faustin Twagiramungu d’exhorter le gouvernement congolais à exiger le départ des éléments de la Force régionale sur le territoire congolais.
L’actuel président du parti politique RDI-Rwanda Rwiza, a estimé que le gouvernement congolais devrait exiger le retrait des militaires de la Force régionale de l’EAC dans la partie Est de son territoire, car cette dernière constitue « un soutien de plus pour les terroristes du M23 », supplétifs de l’armée rwandaise.

De l’autre côté, Actualité.cd rajoute que Denis Mukwege appelle la communauté des États à sanctionner « le Rwanda et l’Ouganda pour leur soutien au M23 qui recrute et utilise les enfants comme soldats en RDC ». Le prix Nobel de la paix cite un rapport des experts des Nations-unies qui appuie son propos.

« Le M23/ARC a utilisé des enfants comme combattants. Les nouvelles recrues avaient le plus souvent été appâtées par de fausses promesses d’emploi », dit le rapport. C’est le « colonel » Kanyamibwa qui dirige des entraînements militaires à Tshanzu et à Runvoni.

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