Deux faits dominent l’actualité congolaise de ce mardi : l’inauguration par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la nouvelle Université officielle de Mbuji-Mayi, et la vive réaction de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) après la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila par la Haute Cour militaire.
Tshisekedi inaugure le nouveau campus de l’Université officielle de Mbuji-Mayi
Actu30.cd rapporte que le président Félix Tshisekedi a inauguré ce lundi le nouveau campus de l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM), dans la commune de Muya, au Kasaï Oriental.
D’après Ouragan, les anciens bâtiments vétustes ont laissé place à des infrastructures modernes : 16 auditoires de 200 places, deux amphithéâtres de 400 places, une salle d’informatique de 60 postes, une bibliothèque de 44 tables et un home étudiant de 154 chambres.
Créée il y a 32 ans, rappelle l’Agence congolaise de presse, cette université bénéficie d’un investissement du gouvernement central, symbole d’une “renaissance académique” pour la province. Le recteur de l’établissement a salué “le passage du bricolage à la dignité”, soulignant la volonté du Chef de l’État de moderniser l’enseignement supérieur en RDC.
La CENCO dénonce une “atteinte au droit à la vie”
Dans un tout autre registre, Ouragan rapporte l’épiscopat congolais s’est dit “horrifié” par le verdict rendu contre Joseph Kabila, qualifiant la décision de la Haute Cour militaire de procès expéditif et contraire à la foi chrétienne.
Les évêques rappellent que “la peine de mort n’est pas compatible avec l’Évangile”, et qu’elle “ne favorise pas la cohésion nationale”, rapporte le tri-hebdomadaire.
Pour Actualite.cd, la CENCO a rappelé que la Constitution congolaise protège la sacralité de la vie humaine, un droit fondamental “auquel il ne peut être porté atteinte en aucun cas”.
Dans sa déclaration officielle, citée par Africa News, la CENCO dit être “choquée par cette décision”, qu’elle juge en “contradiction avec les valeurs de l’Évangile et de la dignité humaine”. Les prélats appellent à un dialogue national inclusif, impliquant Joseph Kabila et les acteurs politiques, pour sortir le pays de ses tensions actuelles.
Une position qui contraste avec la ligne dure de l’Union sacrée de la Nation, note Le Potentiel, alors que la CENCO se positionne en contrepoids moral face à ce qu’elle perçoit comme une volonté d’exclusion politique.
L’Agence congolaise de presse (ACP) indique que les évêques ont également exhorté les dirigeants congolais à privilégier la paix et la réconciliation, tout en réaffirmant leur engagement à promouvoir des solutions politiques durables aux crises qui minent le pays.
Mediacongo.net souligne enfin que l’Église catholique appelle à la fin des conflits armés et à la protection des populations civiles, en insistant sur la “nécessité urgente de ramener la sécurité dans les zones sinistrées”.
NGK




















































